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GOYA IMAGE DE SON TEMPS
DELRUE ELISABETH
INDIGO
16,80 €
Épuisé
EAN :9782914378918
Ce livre reprend les travaux présentés pendant la journée d'études organisée à l'université d'Amiens, le 25 novembre 2005 autour de deux questions, d'une part, celle de civilisation, inscrite au programme de l'agrégation externe d'espagnol 2006 "Des Lumières au Libéralisme en Espagne (1746-1833)" et interne "L'Espagne entre absolutisme et libéralisme (1808-1833)", d'autre part, celle inscrite au programme du Capes externe d'espagnol de la même année "Goya en Burdeos (1999) de Carlos Saura". Cette double orientation induit son articulation. Il est enrichi, par ailleurs, des contributions écrites que certains spécialistes invités (Jacques Soubeyroux, Jacques Terrasa, Pascale Thibaudeau) ne pouvant être parmi nous le 25 novembre ont eu la gentillesse de nous envoyer. Nous les en remercions vivement. Un grand merci, enfin, à tous les collègues qui ont accepté de se plier aux contraintes de calendrier imposées par la publication rapide des actes, mais aussi au Conseil Scientifique de l'Université de Picardie, au Département des Etudes Ibériques et Ibéro-Américaines, au CEHA et à Carmen Vasquez.
Mais Paris est un véritable océan. Jetez-y la sonde, vous n'en connaîtrez jamais la profondeur. Parcourez-le, décrivez-le : quelque soin que vous mettiez à le parcourir, à la décrire ; quelques nombreux et intéressés que soient les explorateurs de cette mer, il s'y rencontrera toujours un lieu vierge, un antre inconnu, des fleurs, des perles, des monstres, quelque chose d'inouï, oublié par les plongeurs littéraires. Cet extrait du "Père Goriot" de Balzac résume à lui seul l'ouvrage. Paris reste un mystère. Grâce à ce guide, prenez le temps d'arpenter ses rues et ses légendes.
A travers dix circuits pédestres, accessibles à tous, l'auteur vous fait découvrir le Premier arrondissement de Paris : églises, ponts, musées, commerces, immeubles... Sont analysés des édifices célèbres comme le musée du Louvre, le jardin des Tuileries, le Palais-Royal, la place Vendôme, la rue Saint-Honoré, et d'autres peut-être moins connus tels le restaurant Au Chien qui fume, la rue Pirouette, la fontaine de la Croix-du-Trahoir.
Cet ouvrage est une synthèse claire, vigoureuse et pertinente sur les voyages d'écrivains espagnols en Europe, au tournant du XIXe siècle". L'analyse porte sur quinze récits de voyage, sélectionnés selon trois critères, l'inscription dans la période (1890-1910), la destination européenne des déplacements et l'identité sociologique de leurs auteurs : écrivains plus ou moins reconnus, envoyés spéciaux comme Emilia Pardo Bazán ou exilés comme Vicente Blasco Ibánez.
Entre 1880 et 1920, le genre romanesque en Espagne connaît une igrave crise que tentent de dépasser certains auteurs. Si le courant réaliste s'impose dans le pays de 1875 à 1895, c'est en 1880 que le naturalisme y fait son apparition en provoquant une polémique qui alimente colonnes de journaux et revues. En 1920, Galdós, le maître du roman réaliste meurt. Dans ces années 20, marxisme et freudisme remettent en question les principes explicatifs des comportements tels qu'ils se sont développés depuis le Siècle des Lumières. Le rationalisme du XIXe siècle et le positivisme empirique n'ont plus d'ancrage. La crise du roman est présente à deux niveaux, celui des règles d'écriture et celui de la réception. Parallèlement, le chemin vers les avant-gardes se creuse : en 1923 est fondée la Revista del Occidente, puis La gaceta literaria en 1927, en 1925, Guillermo de Torre publie ses Literaturas europeas de vanguardia et Ortega y Gasset La deshumanización del arte et Ideas sobre la novela. Les participants au colloque, espagnols et français, spécialistes éminents, pour la plupart, de la période considérée (Jean-François Botrel, Joan Oleza et Luis Fernández Cifuentes) ou d'un romancier particulier (Galdós pour Sadi Lakhdari et Isabel Román, Armando Palacio Valdés pour José Manuel González Herrán et Emilia Pardo Bazán pour Dolores Thion, Ramón Gómez de la Sema, dans une moindre mesure, pour Emmanuel Le Vagueresse ou Baroja pour Elisabeth Delrue) ont accepté d'interroger cette production délaissée par la critique française actuelle sous trois angles : identité et écriture, autoréférence et référence, contexte de production et nouveaux questionnements théoriques. Leurs contributions ont permis de dresser un état des lieux destiné à insuffler un nouvel élan aux recherches futures.
Deux journées d'études ont été organisées le 15 et 16 octobre 2006 pour commémorer le 500e anniversaire de la mort de Christophe Colomb et étudier la période des grandes découvertes. Cette occasion a permis à des chercheurs venus d'Europe et d'Amérique d'exposer leurs travaux et d'échanger leurs points de vue sur de nombreux sujets.
Tant pis si mon livre n'est pas compris ou s'il l'est trop bien, se dit Carmen. Tant pis pour la pauvre Blanca, se dit-elle encore, mais il faut que le monde sache. Oui, je l'écrirai cette histoire. Il faut dire que, derrière le mal, il y a encore le mal. Un autre mal, absolu celui-là. Il faut dire que derrière les bourreaux, les violeurs, il y a d'autres hommes. Des hommes qui gardent les mains propres et le sourire, un grand sourire, un étrange sourire.
Beaucoup des observations de géographie humaine d'Elisée Reclus constituent de véritables approches ethnologiques. Il avait établi un triangle de base pour expliquer la réalité d'une nation : la relation étroite entre l'histoire, la sociologie et l'anthropologie. L'intérêt qu'il manifeste pour autrui n'est pas très loin de celui de l'anarchiste pour son compagnon et sa situation : il faut bien comprendre la complexité du problème avant d'agir.
Cette année, le sujet hispano-américain pour le concours de l'Agrégation a pour intitulé : La Mémoire des Dictatures. Les textes choisis par le jury sont ceux de Roberto Bolano et de Juan Gelman. Dans Nocturno de Chile le romancier chilien, avec son style tout particulier, évoque l'univers des intellectuels et des artistes pendant quelques dizaines d'années, avant et après le coup d'état du Général Pinochet. Dans Interrupciones 2 Juan Gelman évoque ses expériences en Argentine et ailleurs, dans un recueil de poèmes qui est le reflet de sa voie, elle aussi particulière. Il s'agit donc de deux ?uvres qui expriment des réalités proches dans des circonstances également proches. Deux ?uvres, l'une romanesque, l'autre poétique, avec des regards différents mais avec une intention similaire, celle de la dénonciation d'un régime d'horreur, celle des conséquences qu'il engendre : la douleur et la solitude. Point de pamphlet, car ici tout est littérature. (...)