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Les mobilités monastiques en Orient et en Occident de l'Antiquité tardive au Moyen Age (IVe-XVe sièc
Delouis Olivier ; Mossakowska-Gaubert Maria ; Pete
ECOLE ROME
49,00 €
Épuisé
EAN :9782728313884
Le présent volume propose d'étudier un trait paradoxal de la vie monastique, celui de la mobilité des moines pourtant astreints par diverses règles et contraintes, depuis les origines, à la clôture et à la stabilitas loci. Durant un long Moyen Age, allant du IVe au XVe siècle, les mouvements de circulation, d'échanges et d'influences monastiques forment en effet une réalité bien concrète, qui répond à des besoins essentiels de la vie des moines, économiques, administratifs, intellectuels ou religieux. Le phénomène étant pluriel, il convenait ici de le contextualiser et de l'historiciser, pour mieux saisir, dans chaque cas examiné, la tension pouvant naître de la notion même de voyage pour celui qui, par sa vocation, renonce a priori à tout dépaysement hors celui que lui offre son cloître. L'examen de différentes circulations pose alors en creux la question de la mobilité - condamnée, tolérée ou encouragée - comme facteur non pas secondaire mais essentiel dans la définition et la construction du fait monastique en Orient comme en Occident. Ce volume contient 23 contributions présentées lors de deux rencontres scientifiques tenues à l'Ecole française de Rome en 2014 et à l'université de Vienne en 2016, dans le cadre d'un programme intitulé Les moines autour de la Méditerranée. Contacts, échanges, influences entre Orient et Occident, de l'Antiquité tardive au Moyen Age (IVe-XVe siècles).
Le mouvement monastique est né en Egypte vers la fin du IIIe siècle, et ce phénomène, sous les formes de l?anachorèse et du cénobitisme, s?est propagé rapidement dans toute la Méditerranée et au-delà. Devenir moine impliquait non seulement un choix spirituel, mais aussi l?acceptation d?un mode de vie conforme aux exigences formulées par le milieu monastique de manière plus ou moins formelle. Vingt articles sont rassemblés autour de la question de l?état des sources qui peuvent servir à étudier divers aspects de la vie quotidienne de moines. L?ouvrage croise témoignages archéologiques, normatifs, documentaires et littéraires, répartis en six zones géographiques : Egypte et Nubie ; Palestine, Syrie et Mésopotamie du Nord ; Monde byzantin ; Afrique du Nord et Espagne Wisigothe ; Gaule et Italie du Nord, Irlande ; Monde anglo-saxon et germanique. Cet ouvrage est issu du colloque qui s?est tenu à Athènes en 2009, organisé dans le cadre du programme collectif sur la Vie quotidienne des moines en Orient et en Occident (IVe-Xe siècle), réalisé en 2008-2011 en partenariat entre l?Institut français d?archéologie orientale, l?Ecole française d?Athènes et le Centre d?histoire et civilisation de Byzance (CNRS/ UMR 8167 Orient et Méditerranée, Monde byzantin, Paris).
Ne cherchez pas de contrée du nom de "Retourtour" sur une carte : vous n'y découvrirez qu'un lieu-dit muet et muré ; nos récits sont des promenades dans un borderland médiéval, un pays né d'une rêverie de conteur... Voici des mythes retrouvés nourris de forteresses et de pierres taillées comme de réalités jalonnées de légendes et certitudes ; les villages d'ici révèlent autant de flèches meurtrières que de sourires moqueurs... Les démons étalonnent ces rêves de frayeurs et les hissent en terreurs entre fous-rires et fous-pleurs ; ainsi ces "récits", "contes" et "varias" ouvrent-ils un accès sur des vérités aussi humaines qu'irremplaçables... En quarante interventions, laissez venir à vous le "Retourtour" et ses brumes de mémoire, le "Haut-Pas" et ses leçons de vie, autant que les paroles cueillies d'une mythologie secrète du "Vivarais"... Attachez-vous aux fables, réjouissez-vous des contes, et découvrez la lecture d'un passé peut-être incertain, mais coulant comme le sang de soleil dans les veines de la vie...
L'Ardèche est une mosaïque de paysages, sites et monuments remarquable, bordée par le Rhône et un long balcon courant du Pilat aux Cévennes par les Monts du Velay, c'est un puzzle de terroirs où chacun est producteur du meilleur de lui-même. Héritière du Vivarais, cette province épiscopale historique du bien-vivre, l'Ardèche contemporaine offre au cuisinier la multitude de ses laits et ses miels, sa profusion de fruits, de viandes, de poissons et d'aromates. Ces préparations d'aujourd'hui et d'hier ont été collectées et testées, comme le sont les contes et les belles histoires, et elles portent ici souvent le nom de leur terroir de transmission. On ne sera pas surpris par les "bouches d'anges de Borée", les "caillettes de sanglier des cabanes d'Arcens" ou le "miromando de Maître Jacques". Ce Petit Magistère de Cuisine Ardéchoise présente la quintessence d'une cuisine de province au sens le plus positif ; les produits sont faciles à trouver, c'est souvent simple à faire, c'est délicieux et on s'y réjouit de soleil et de poésie gastronomique. Cela vaut la peine de s'y mettre ! A vos cuisines...
Le programme collectif sur la Vie quotidienne des moines en Orient et en Occident (IVe-Xe siècle) trouve avec le présent ouvrage son achèvement. Un premier volume avait exposé, par régions géographiques, la variété des sources permettant d'étudier le quotidien des moines des premiers siècles. Dans un second colloque tenu à Paris en 2011, une perspective comparatiste fut appliquée à six thèmes transversaux : le paysage monastique, le corps du moine, la prière, les sociologies monastiques, l'économie productive, la fixation et la diffusion de la norme. Vingt-deux articles interrogent ici ces réalités communes aux moines égyptiens, nubiens, syro-palestiniens, byzantins, nord-africains, wisigothiques, italiens, francs et germaniques, anglo-saxons ou irlandais. Si la démarche a su varier les angles d'approche, l'ambition d'embrasser toutes les formes de la vie monastique a été maintenue. Elle a permis de saisir le monachisme comme un phénomène non pas unique, mais façonné au contact de son environnement. Aussi le quotidien des moines, aux traits souvent répétitifs et peu saillants, peut illustrer, comme en miroir, l'histoire des sociétés où ceux-ci ont su s'inscrire dans le temps.
Ce n'est pas seulement pour rendre témoignage à un moment particulière-ment fécond de l'histoire de la ville que ce livre est rendu a nouveau disponible. Avec des outils nouveaux, de nouveaux concepts (fonctions urbaines, réseaux, etc.), il a jeté un regard renouvelé sur la ville de Rome, 1'llrbs, qui n'est plus une collection monumentale mais un "espace urbain". Par la collaboration entre spécialistes de l'architecture et de l'urbanisme (Pierre Gros) et historiens des institutions et des idées politiques (Claude Aicolet) ce livre a contribué à ouvrir des perspectives nouvelles, après les nombreux chantiers archéologiques postérieurs, il en inspire toujours. Le cadre de la ville de Rome n'est pas un décor dont il s'agirait de préciser les contours afin de comprendre la vie des hommes, mais l'expression d'une géographie urbaine, d'un urbanisme, considérés dans leur dynamisme politique, économique et religieux.
L'ambition de ce livre a été de faire entrer dans le territoire de l'historien cette terra incognita qu'a longtemps constitué la sainteté médiévale. L'auteur a étudié le processus qui a conduit l'Eglise romaine, entre la fin du XIIe et le début du XVe siècle, à promouvoir des modèles de perfection à travers les procès de canonisation qui sont apparus et se sont développés à cette époque. L'enjeu était de taille, car la sainteté était la valeur suprême dans la chrétienté médiévale et les pouvoirs attribués aux saints étaient considérables. Ce livre, qui a suscité depuis sa publication de nombreuses recherches, met en lumière les efforts déployés par la papauté médiévale pour étendre le contrôle de l'Eglise à tous les aspects de la vie religieuse des fidèles, y compris le choix de leurs protecteurs célestes.
L'établissement de la domination romaine sur le monde grec ne relève pas seulement de l'histoire politique et militaire, mais aussi d'une histoire culturelle qui conduira à la mise en place d'un véritable empire bilingue. Centré sur la période allant de 200 à 85 av J-C, cet ouvrage aborde les thèmes suivants : la liberté des Grecs dans la propagande romaine et l'écho qu'il rencontra ; la réflexion sur la conquête et l'empire de Rome menée par les historiens et les philosophes grecs ; le contenu des messages que les Grecs adressèrent tant aux Romains qu'à leurs compatriotes ; la signification politique et proprement culturelle du philhellénisme de certains aristocrates romains.