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Police et manifestants. Maintien de l'ordre et gestion des conflits
Della Porta Donatella ; Fillieule Olivier
SCIENCES PO
24,50 €
Épuisé
EAN :9782724609691
Jamais ce qui se joue dans la rue autour de l'affrontement entre policiers et manifestants n'a été aussi central à la compréhension de l'ordre politique et de son maintien : émeutes urbaines en Europe, durcissement du traitement policier des manifestations de rue, développement des violences lors des sommets du G8, contestation des pouvoirs par le recours à la rue dans les pays non démocratiques. Après s'être interrogé sur la coopération policière internationale en matière d'échange d'information, de répression et de redéfinition des libertés publiques, notamment au niveau européen, l'ouvrage rend compte en trois volets des évolutions les plus récentes de la gestion des conflits sociaux : Le premier, centré sur les démocraties occidentales, souligne le caractère contingent de la relative pacification du maintien de l'ordre et de l'uniformisation des systèmes de gestion de l'ordre public, et met en perspective les ambivalences contemporaines. Le deuxième ouvre la réflexion sur le maintien de l'ordre dans des contextes autoritaires ou de transition démocratique et permet de penser les relations entre Etat et mouvements comme un affrontement permanent de répertoires répressifs et protestataires, et de réinterroger les notions de coût et d'opportunité. Le troisième est consacré aux transformations contemporaines de la police des foules dans le cadre de l'émergence des mobilisations altermondialistes et plus généralement de la contestation transnationale. Ce livre rassemble les meilleurs spécialistes internationaux de la police des foules, engagés dans une collaboration intellectuelle établie sur plus de quinze ans.
Résumé : Lorsque tombe le crépuscule, une femme se hâte. Elle passe la Seine. Sous la brise du vent, une force la guide. Elle a décidé : depuis trop longtemps, sa plainte l'aiguillonne ; elle vient la déposer. Alors commence son tumultueux parcours. De l'autre côté de la rive, dès qu'elle s'étend sur le divan, une voix s'élève. Une voix d'enfant. Celle de la fillette de jadis dont elle traque l'écho. Noir continent relate ce mouvement d'une histoire qui balbutie et se recompose. Dans ce récit polyphonique, l'héroïne, de page en page, impose sa voix. Elle s'affirme jusqu'à ce qu'elle rencontre, au hasard de la vie, des figures mythiques du passé, dont elle devra se libérer.
C'est une tour HLM de banlieue semblable à beaucoup d'autres, d'un immeuble haussmannien typiquement parisien, une zone pavillonnaire aux toits répétitifs... Des façades et des fenêtres, des clôtures et des balcons fleuris qui nous rappellent les nôtres, ceux de nos voisins. C'est là qu'ont vécu Aïna, Bernadette, Violette, Legba, Angha, et des centaines d'autres jeunes femmes qu'on appelle les "esclaves modernes". C'est là, tout près de chez nous, qu'elles ont été enfermées pendant des années, privées de soin, de repos et de nourriture, astreintes à d'interminables corvées domestique sans aucune rémunération, humiliées, parfois battues. Chaque année, le Comité contre l'esclavage moderne (CCEM, www.esclavagemoderne.org), association créée en 1994 pour lutter contre cette forme d'asservissement, reçoit près de 300 signalements. Les histoires, tristement, se ressemblent. Il s'agit de femmes souvent jeunes (30 % sont mineures), qui ont quitté un pays étranger sur la promesse d'un avenir plus clément, d'une formation ou d'un travail. A leur arrivée en France, leurs papiers sont confisqués. Plus question de salaire ni d'école : la plupart travaillent douze à dix-huit heures par jour, terrorisées et maltraitées par ceux qu'elles croyaient être leurs bienfaiteurs.
De Marseille, le regard se tourne vers l'autre rive de la Méditerranée, et plus précisément l'Algérie dont "le conscrit de la S8.2.B" conserve la marque. Le projet de publier ce livre s'est concrétisé au cours d'échanges sur les expériences, individuelles et collectives, qui imprègnent une vie et pèsent sur son orientation. Dans cet effort de mémoire, Michel Dallaporta découvre que "les affrontements, les paysages intérieurs, les intentions fortes survivent et dévoilent du sens". Et dans ces Algériens "déjà en partie chez nous, souvent en difficulté dans nos banlieues", il voit "une passerelle vivante entre nous et l'Algérie". Le temps est bien venu d'oeuvrer pour ce droit historique des peuples à se réconcilier qu'évoque Michel Rocard dans sa préface.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.