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Esclavage domestique
Dallaporta Raphaël ; Millot Ondine
FILIGRANES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782350460604
C'est une tour HLM de banlieue semblable à beaucoup d'autres, d'un immeuble haussmannien typiquement parisien, une zone pavillonnaire aux toits répétitifs... Des façades et des fenêtres, des clôtures et des balcons fleuris qui nous rappellent les nôtres, ceux de nos voisins. C'est là qu'ont vécu Aïna, Bernadette, Violette, Legba, Angha, et des centaines d'autres jeunes femmes qu'on appelle les "esclaves modernes". C'est là, tout près de chez nous, qu'elles ont été enfermées pendant des années, privées de soin, de repos et de nourriture, astreintes à d'interminables corvées domestique sans aucune rémunération, humiliées, parfois battues. Chaque année, le Comité contre l'esclavage moderne (CCEM, www.esclavagemoderne.org), association créée en 1994 pour lutter contre cette forme d'asservissement, reçoit près de 300 signalements. Les histoires, tristement, se ressemblent. Il s'agit de femmes souvent jeunes (30 % sont mineures), qui ont quitté un pays étranger sur la promesse d'un avenir plus clément, d'une formation ou d'un travail. A leur arrivée en France, leurs papiers sont confisqués. Plus question de salaire ni d'école : la plupart travaillent douze à dix-huit heures par jour, terrorisées et maltraitées par ceux qu'elles croyaient être leurs bienfaiteurs.
Raphaël Dallaporta, photographe documentaire, a très tôt été remarqué pour ses sujets engagés. Repéré par Martin Parr lors des Rencontres d?Arles en 2004 avec sa série « Antipersonnel », il poursuit depuis son travail sur les problématiques relatives à la condition humaine. Grâce à un équilibre pensé entre textes et images, Raphaël Dallaporta rend compte de certaines réalités d?une manière radicale et sensible.
Résumé : Ce roman à caractère historique, dont l?action se déroule essentiellement à Marseille, relate l?aventure d?une famille de migrants rescapés d?un drame meurtrier, qui leur a fait fuir la Libye et accoster dans la cité phocéenne. Elle se noue d?amitié avec un étonnant libraire, très attentif à la détresse autour de lui. Mais tous ne partagent pas cette bienveillance et les intérêts les plus divers se heurtent et s?affrontent. L?énigme nous fait voyager dans le temps et l?espace : au temps de l?Empire romain, à Malte, en Turquie, au conflit de Lépante? La vie et la mort traversent des cultures qui ont un point commun : la Méditerranée. C?est l?histoire d?une reconstruction personnelle et collective sur fond de conflits, de migrants, d?amour et d?entraide. En ligne de fond, le personnage de Paul de Tarse accompagne l?intrigue et y fait résonner sa sagesse de vie.
De Marseille, le regard se tourne vers l'autre rive de la Méditerranée, et plus précisément l'Algérie dont "le conscrit de la S8.2.B" conserve la marque. Le projet de publier ce livre s'est concrétisé au cours d'échanges sur les expériences, individuelles et collectives, qui imprègnent une vie et pèsent sur son orientation. Dans cet effort de mémoire, Michel Dallaporta découvre que "les affrontements, les paysages intérieurs, les intentions fortes survivent et dévoilent du sens". Et dans ces Algériens "déjà en partie chez nous, souvent en difficulté dans nos banlieues", il voit "une passerelle vivante entre nous et l'Algérie". Le temps est bien venu d'oeuvrer pour ce droit historique des peuples à se réconcilier qu'évoque Michel Rocard dans sa préface.
Résumé : Depuis dix ans, Raphaël Dallaporta fonde sa démarche sur une approche scientifique. Il met en place des protocoles de prise de vue dont la rigueur lui permet d'extraire la photographie de son statut purement documentaire et de convoquer une vision symbolique. Confronté au patrimoine de la grotte Chauvet, il a imaginé un protocole photographique sous forme de panoramas elliptiques : abandonner la captation horizontale classique pour des photographies successives selon une rotation oblique incluant tour à tour plafonds, parois et planchers, dans l'ensemble des salles. Cette technique mise au point spécialement pour ce projet permet de valoriser les indices de vie géologique, animale et d'art pariétal dans des compositions en clair-obscur. Le processus de panoramas elliptiques apparaît comme un relevé topographique inhabituel et permet de révéler sur une seule image des strates d'histoire différentes telle une archéologie photographique. Le choix du traitement de ces images en noir et blanc renforce l'aspect graphique des compositions. Ces étonnantes photographies mêlent habilement la science, la technique et le geste créatif.
En ouvrant en juin 1983 un travail d'une année à Saint-Jean-Brévelay et dans les communes environnantes du Morbihan, le photographe Guy Hersant répondait en voisin lorientais d'alors, à une commande de la BPI du Centre Pompidou à Paris. A cette l'époque, la campagne bretonne bruisse sous le vent d'une modernité qui déferle depuis les années soixante en remembrement, en mécanisation, en stabulations libres et en salles de traite, en ensilage de maïs, en bâtiments d'élevages qui s'affranchissent de la vieille architecture des fermes, en décohabitation des jeunes agriculteurs d'avec les anciens, en coopératives, en Politique agricole commune de ce qui était encore la Communauté économique européenne. La mission photographique avait pour but de témoigner de ce grand virage de la Bretagne agricole dont le Groupe d'études en sociologie rurale du CNRS- organisme partenaire du projet avec la BPI - avait déjà observé les amorces dans la commune à partir justement de ces années soixante.
Cet ouvrage est le premier volume d'une monographie qui en contera deux.Il se fait l'écrin d'une rétrospective dédiée au travail de Gilbert Garcin. Cette édition rassemble une sélection de 65 photographies.A noter qu'un texte inédit de Marie Darrieussecq accompagnera ce livre.Les précédents ouvrages étant épuisés ce premier tome sortira en lien avec une grande exposition de Gilbert Garcin aux Rencontres de la photographie d'Arles pendant l'été 2013.