
Les Enfants du jacaranda
Delijani Sahar ; Miller-Fleuret Pauline
LGF
8,10 €
Épuisé
EAN :
9782253194668
Téhéran, 1983. Neda naît dans la prison d'Evin. Elle est arrachée à sa mère quelques semaines plus tard. Alors qu'il a 3 ans, Omid est témoin de l'arrestation de ses parents dissidents. Comme d'autres enfants de prisonniers politiques, Neda et Omid seront élevés par leurs proches, à l'ombre des jacarandas, ces arbres violets flamboyants qui berceront leur enfance. Vingt ans après, leur génération porte toujours le poids du passé, au moment où commence une nouvelle vague de protestations et de luttes politiques... Inspirée par sa propre histoire, Sahar Delijani raconte l'itinéraire de trois générations d'hommes, de femmes et d'enfants, épris de poésie, de justice et de liberté.
Catégories
| Nombre de pages | 357 |
|---|---|
| Date de parution | 08/04/2015 |
| Poids | 192g |
| Largeur | 110mm |
Distributor Debug Info
| SKU: | 9782253194668 |
| wmi_id_distributeur: | 09556601 |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
Plus d'informations
| EAN | 9782253194668 |
|---|---|
| Titre | Les Enfants du jacaranda |
| Auteur | Delijani Sahar ; Miller-Fleuret Pauline |
| Editeur | LGF |
| Largeur | 110 |
| Poids | 192 |
| Date de parution | 20150408 |
| Nombre de pages | 357,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapidité Commandé avant 16h livré demain
Économique et pratique Livraison à domicile dès 5,10 €
Facile et sans frais Retrait gratuit en magasin
Sécurité et tranquillité Paiement 100 % sécurisé
Disponibilité et écoute Contactez-nous sur WhatsApp
Du même auteur
-

Théâtre/Public N° 246 : Face à l'histoire coloniale
Allen-Paisant Jason ; Finburgh Delijani ClareÉPUISÉVOIR PRODUIT16,90 € -
Les jacarandas de Téhéran
Delijani SaharExtrait Azar était assise sur le plancher en tôle d'une camionnette, blottie contre la paroi. La rue sinueuse faisait tanguer le véhicule de gauche à droite, la projetant d'un côté, puis de l'autre. De sa main libre, elle s'accrocha à quelque chose qui semblait être une barre. Son autre main était posée sur son ventre proéminent et dur, qui se contractait sous l'effort. Sa respiration était hachée, irrégulière. Une vague de douleur surgit de sa colonne vertébrale et explosa dans tout son corps. Azar, le souffle coupé, saisit le tchador qui l'enveloppait, et le serra très fort. Chaque virage la jetait contre la paroi. Chaque bosse, chaque nid-de-poule la projetait vers le toit. Elle s'imaginait l'enfant en elle raidi et tétanisé. La transpiration mouillait le bandeau qui recouvrait ses yeux. Elle essuya la sueur. Bien que seule à l'arrière de la camionnette, elle n'osait retirer ce bandeau. Elle savait qu'il y avait une vitre derrière elle. Elle l'avait sentie sous ses doigts lorsqu'elle était montée. À tout moment la Soeur pouvait se retourner et la regarder par cette vitre. Et si la voiture s'arrêtait brusquement, Azar n'aurait jamais le temps de le remettre. Elle ne savait pas ce qui se passerait s'ils découvraient qu'elle avait les yeux ouverts, et elle préférait ne pas le savoir. Par moments, elle essayait de croire que la peur qui s'était infiltrée en elle, poisseuse, n'avait pas lieu d'être. Personne n'avait jamais levé la main sur elle, ni ne l'avait bousculée ou menacée. Elle n'avait aucune raison d'être terrifiée, d'avoir peur de ces Soeurs et de ces Frères, aucune raison tangible. Mais il y avait ces cris qui ébranlaient les murs de la prison. Ces cris qui déchiraient le silence des couloirs vides, réveillant les prisonniers la nuit, interrompant les conversations tandis que les détenus se distribuaient les rations de nourriture, les obligeant à se taire, mâchoires serrées, membres raidis, jusqu'au soir. Personne ne savait d'où ils provenaient. Et personne n'osait demander. Mais c'était bien des hurlements de douleur, ça, ils en étaient sûrs. Car on ne pouvait confondre des hurlements de douleur avec d'autres cris. C'était les plaintes d'un corps qui ne s'appartenait plus, abandonné, réduit à une masse informe, dont le seul signe de vie restait la force avec laquelle il fracassait le silence à l'intérieur des murs de la prison. Et aucun d'eux ne savait quand viendrait son tour, quand il serait happé lui aussi par le corridor, et qu'il ne resterait de lui que des cris. Alors, ils vivaient, attendaient et obéissaient aux ordres, patientant sous un nuage lourd de menaces dont tous savaient qu'ils ne l'éviteraient pas éternellement. Par une toute petite ouverture quelque part au-dessus de sa tête, le tapage étouffé de la ville qui se réveillait s'infiltra dans l'habitacle. Des volets qu'on ouvrait, des coups de klaxons, des rires d'enfants, le marchandage des vendeurs de rue. Par la fenêtre, elle entendait aussi par moments le bavardage et les rires venant de l'avant de la camionnette, bien que les mots ne soient pas identifiables. Elle ne discernait que les gloussements de la Soeur en réaction à quelque chose que l'un des Frères venait juste de raconter. Azar tenta de chasser les voix de la camionnette en se concentrant sur la rumeur du dehors, celle de Téhéran, sa ville bien-aimée, qu'elle n'avait vue ni entendue depuis des mois. Elle se demandait si, avec l'interminable conflit avec l'Iraq qui entrait dans sa troisième année, la cité avait changé. Les flammes de la guerre atteignaient-elles déjà Téhéran ? Est-ce que les gens quittaient la ville ? On aurait dit, d'après les bruits de la rue, que tout continuait comme avant, dans le même chaos, le même vacarme de la lutte et de la survie. Elle se demanda ce que ses parents pouvaient bien faire en ce moment. Sa mère patientait sans doute dans la queue de la boulangerie. Son père enfourchait sa mobylette pour se rendre au travail. À la pensée de ses parents, elle sentit sa gorge se serrer. Elle leva la tête, ouvrit grand la bouche et tenta d'avaler un peu de l'air qui filtrait par l'ouverture.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,90 €
Du même éditeur
-

Les deux messieurs de Bruxelles
SCHMITT Eric EmmanuelPrésentation de l'éditeur « En amour, on croit être deux alors qu'on est trois. » Cinq nouvelles sur le mystère des sentiments inavoués. Une femme entretenue et gâtée par deux hommes qu’elle ne connaît pas. Un vieil homme qui se tue à la mort de son chien. Un mari qui rappelle constamment sa nouvelle femme au respect de l’époux précédent. Une mère généreuse qui se met à haïr un enfant. Un couple dont le bonheur repose sur un meurtre. Dans la lignée de Concerto à la mémoire d'un ange, de La rêveuse d'Ostende et d’Odette Toulemonde, Eric-Emmanuel Schmitt parle de l'amour sous toutes ses formes : conjugal, clandestin, paternel, filial, mais aussi, amour de l'art ou amour de l'humanité. À travers un suspense subtil et ensorcelant, il dévoile les secrets de plusieurs âmes pour déjouer la complexité du cœur humain.EN STOCKCOMMANDER9,95 € -

Psycho killer
ANONYMEPrésentation de l'éditeur Tout semble paisible à B Movie Hell (« L’Enfer du film de série B »). Jusqu’à ce qu’un tueur mystérieux – sous un masque en forme de crâne surmonté d’une crête rouge – se mette à assassiner très tranquillement certains habitants de la ville. Le FBI confie l’affaire à Milena Fonseca et Jack Munson, dit le Fantôme, deux spécialistes des opérations clandestines. Mais bientôt des liens apparaissent entre cette terrifiante série de meurtres et un projet top secret du Département d’État. Les habitants de B Movie Hell sont bien résolus à mettre fin eux-mêmes et sans l’aide de personne à cette situation cauchemardesque… Un thriller drôle et saignant, bourré de références cinématographiques, hommage aux séries B et films d’horreur, par l’auteur de la tétralogie consacrée au Bourbon Kid (Le Livre sans nom, L’Œil de la lune…). Un cocktail explosif et délirant d’humour et de suspense. Stéphane Loignon, Le Parisien magazine.EN STOCKCOMMANDER10,50 € -
Le bleu de tes yeux
Higgins Clark Mary ; Damour AnneRésumé : Il y a cinq ans, Timmy a été témoin du meurtre de son père. Avant de s'enfuir, l'assassin, aux yeux très bleus, ce dont le garçon se souvient précisément, lui a lancé : "Dis à ta mère qu'elle est la prochaine". Depuis, l'enfant et sa mère, Laurie, vivent sous cette menace. La jeune femme, célèbre productrice télé, démarre une série choc sur les affaires non résolues. Le premier épisode revient sur l'affaire du "Gala des lauréates" : il y a vingt ans, Betsy Powell et son mari organisaient une grande soirée en l'honneur du diplôme de leur fille. La nuit même, Betsy mourait étouffée. Alors qu'on s'apprête à reconstituer la scène du crime dans la splendide demeure des Powell, quelqu'un épie Laurie dans l'ombre, quelqu'un qui a les yeux d'un bleu éclatant. Commence alors un huis clos haletant.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,75 € -
Oeuvres complètes. Tomes 1 et 2
Némirovsky Irène ; Philipponnat Olivier ; EpsteinÉPUISÉVOIR PRODUIT68,30 €
De la même catégorie
-
Le monde selon Garp
Irving JohnJenny Fields ne veut pas d'homme dans sa vie mais elle désire un enfant. Ainsi naît Garp. Il grandit dans un collège où sa mère est infirmière. Puis ils décident tous deux d'écrire, et Jenny devient une icône du féminisme. Garp, heureux mari et père, vit pourtant dans la peur : dans son univers dominé par les femmes, la violence des hommes n'est jamais loin... Un livre culte, à l'imagination débridée, facétieuse satire de notre monde.EN STOCKCOMMANDER11,40 € -
Liberté pour les ours !
Irving JohnRésumé : Siggy et Graff, les deux narrateurs farfelus de ce roman, sont une version moderne de Don Quichotte et Sancho Pança. Seules différences : ils sillonnent la campagne autrichienne sur une énorme moto et se battent pour la libération des animaux du zoo de Vienne. Avec sa richesse, sa vitalité, sa fraîcheur, Liberté pour les ours !, premier roman de John Irving, cache cependant une intrigue plus grave : celle qui explore l'histoire, tour à tour tragique et grotesque, de l'Europe centrale de ces cinq dernières décennies.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,90 € -
A livre ouvert. Les carnets intimes de Logan Mountsuart
Boyd WilliamLa vie de l'écrivain Logan Mountstuart est un perpétuel recommencement. Tour à tour journaliste, indic et critique d'art, il rencontre Hemingway, travaille sous les ordres de Ian Fleming et se lie d'amitié avec Picasso. De l'Angleterre au Nigéria, en passant par New York et Paris, il revêt tous les costumes et devient le témoin privilégié des plus grands événements du XXe siècle...William Boyd est né en 1952, au Ghana. Il a enseigné la littérature à Oxford avant de se consacrer à la l'écriture. Il est l'auteur de nouvelles et d'une dizaine de romans, salués par la critique et disponibles en Points, ainsi que son recueil de nouvelles L'amour fait mal." Est-ce que À livre ouvert est le meilleur roman de William Boyd ? Ne suffit-il pas de savoir qu'il est magistral, ambitieux, terriblement original et émouvant ? "LireTraduit de l'anglais par Christiane BesseÉPUISÉVOIR PRODUIT10,80 € -
Armadillo
Boyd WilliamUn matin d'hiver, Lorimer Black, jeune, beau, sûr de lui - en apparence -, découvre l'homme avec lequel il avait rendez-vous pendu parmi les décombres de son usine. Tout va alors basculer dans la vie de Lorimer. Privé de son emploi, de ses amitiés, de ressources et de sommeil, l'ex-expert en sinistres auprès d'une compagnie d'assurances se retrouve désarmé dans une société cynique et malhonnête. Avec Londres en toile de fond, le septième roman de William Boyd est une anatomie comiquement révélatrice de la nature déconcertante de la vie contemporaine. A la fois ironique et émouvant, Armadillo explore des zones qui nous touchent tous: la quête vaine des certitudes, l'immense besoin de sécurité et la soif éternelle d'aimer quelqu'un d'un amour payé de retour...ÉPUISÉVOIR PRODUIT7,90 €





