Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Eric Weil. Ficin et Plotin
Deligne Alain ; Engelmeier M
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782296042421
Dans cet inédit, le jeune Eric Weil (1904-1977) tente de cerner tous les changements qui affectent la période allant du IIIe siècle - Plotin meurt en 270 - au XVe siècle florentin, qui se clôt avec le De vita triplici (1489) du philosophe, prêtre et médecin M. Ficin (1433-1499). De cet impressionnant tableau, où se mêlent érudition et démonstration philosophique, surgit alors l'image d'un monde religieux qui, en passant par maintes figures du néoplatonisme, se sécularise par voie de magie astrale jusqu'au Byzantin Pléthon (1355-1452), et ce à mesure que disparaît la certitude du salut de l'âme. Pour être apprécié à sa juste valeur, ce manuscrit doit être inséré dans ce que l'on connaît déjà : l'œuvre de Weil, d'une part, et d'autre part, le cercle que représentent les savants regroupés à Hambourg autour de la célèbre Bibliothèque d'Aby Warburg, que Weil a fréquentée à la fin des années 20. Bien que son objet de recherche fût lointain, Weil ne pouvait cependant pas ne pas faire le lien entre l'évolution mondaine du néoplatonisme et sa propre époque, en voie de sécularisation avancée. Cette publication ne devrait donc pas seulement intéresser les lecteurs avertis de Weil, mais également les historiens de la philosophie et théologie antique, médiévale et renaissante, les historiens de la médecine, les orientalistes, les comparatistes ou encore les sociologues de la sécularisation.
Du jeune Weil, recommandé par A. Einstein à E. Cassirer, on connaissait son doctorat sur Pomponazzi (1932), son essai sur Plotin et Ficin (1933) et son grand article sur l'intérêt pris à l'histoire (1935). Mais nous ignorions tout d'autres écrits précédents ou contemporains. Grâce au travail d'édition bilingue d'A. Deligne, on a maintenant accès à ses exposés d'étudiant, conférences, articles, interventions radiophoniques ou ses travaux préparatoires pour de futures études. On peut ainsi mieux saisir ce que Weil allait devenir : le fondateur d'un système ouvert de compréhension (Logique de la philosophie, 1950) et rester : un polyvalent. A cette fin, il fallait, sur la base d'archives, restituer ses multiples intérêts en philosophie, sciences, histoire de l'art, germanistique, Renaissance italienne et occultisme. Sa pensée plonge ses racines dans les débats politiques de la République de Weimar pré-hitlérienne. Depuis l'exil parisien de 1933, Weil en affrontera toute la violence.
L'étymologie italienne du nom (caricatura) nous renseigne sur ce qu'est une caricature au sens propre : une charge. L'idée de pesanteur et, avec elle, l'idée de déplacement du centre de gravité que fait subir le caricaturiste à son objet, permet donc de saisir adéquatement ce qui constitue l'acte de charger : donner plus de poids aux caractéristiques retenues. Le livre s'attache à dégager les implications de cette idée première, selon un parcours sélectif allant de la Renaissance italienne à l'esthétique-choc contemporaine. En passant entre autres par les réflexions de Léonard de Vinci, des frères Carrache, de Hogarth, Diderot, D'Alembert, Lessing, Kant, Rosenkranz, Baudelaire, Flaubert, Warburg et Cavanna, cette étude scande quelques moments forts d'une figuration esthétique de la pesanteur en caricature tout en situant celle-ci par rapport à d'autres arts comme la littérature, la peinture, la danse, la sculpture et l'architecture. La question consiste à se demander si, à force d'exagérer, certains caricaturistes ne perdent pas en réflexivité et si l'équation tant recherchée de la caricature ne pourrait pas consister en une charge sans lourdeur. Le livre développe une analyse théorique, mais toujours soucieuse de la confronter à une interprétation d'images (25 au total), ce qui la prémunit contre la spéculation. Disciplines concernées : philosophie, esthétique, rhétorique, histoire de l'art, littérature, comparatistique.
Comment maintenir l'Ecole quand tout semble prêt à s'effondrer ? Comment l'Ecole de la Troisième République a-t-elle reçu les dogmes et les ordres de Vichy ? Comment la France de l'après-guerre, enfin, a-t-elle accompagné la reconstruction des murs de celle des esprits et des corps ? L'histoire des écoles primaires de la France des années noires (1938-1948), c'est celle du personnel et des élèves qui poursuivent leur tâche avec une endurance qui tient autant de la routine que d'une solide capacité d'adaptation. C'est aussi celle des solidarités inédites forgées à la faveur de la sauvegarde des enfants entre des territoires scolaires très diversement frappés par les drames de l'Occupation et de la Libération. C'est enfin l'histoire des visions de réforme et de reconstruction qui s'efforcent d'imaginer, en ces temps d'incertitudes, les destins possibles de l'Education nationale du second XXe siècle à venir. De la Bretagne au Lyonnais, des petites communales des monts d'Auvergne aux classes marseillaises, se fait le récit d'un ordinaire recomposé au rythme du conflit. Il est tissé de rigueurs et de banalités propres à une époque saisissante, à partir de laquelle il est toujours inspirant de réfléchir le présent.
Printemps 2020, littoral normand, un riche américain, metteur en scène et homme d'affaires, voudrait monter un spectacle pour une de ses filles, comédienne. L'actualité et une rencontre inattendue, résurgence d'un passé tumultueux, vont nous mener au fil d'une intrigue aux contours surréalistes. Mystère et humour seront au rendez-vous d'un récit à rebondissements.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.