Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'itinéraire philosophique du jeune Eric Weil. Hambourg - Berlin - Paris
Deligne Alain ; Kirscher Gilbert
PU SEPTENTRION
38,00 €
Épuisé
EAN :9782757436462
Du jeune Weil, recommandé par A. Einstein à E. Cassirer, on connaissait son doctorat sur Pomponazzi (1932), son essai sur Plotin et Ficin (1933) et son grand article sur l'intérêt pris à l'histoire (1935). Mais nous ignorions tout d'autres écrits précédents ou contemporains. Grâce au travail d'édition bilingue d'A. Deligne, on a maintenant accès à ses exposés d'étudiant, conférences, articles, interventions radiophoniques ou ses travaux préparatoires pour de futures études. On peut ainsi mieux saisir ce que Weil allait devenir : le fondateur d'un système ouvert de compréhension (Logique de la philosophie, 1950) et rester : un polyvalent. A cette fin, il fallait, sur la base d'archives, restituer ses multiples intérêts en philosophie, sciences, histoire de l'art, germanistique, Renaissance italienne et occultisme. Sa pensée plonge ses racines dans les débats politiques de la République de Weimar pré-hitlérienne. Depuis l'exil parisien de 1933, Weil en affrontera toute la violence.
J'étais vendu, archi-vendu à l'autre camp, au camp des casseurs de vitres et des voleurs de poules. Aux réunions du conseil d'administration, j'étais coincé entre un procureur de la République et un inspecteur de l'Assistance publique, espion pâle et tenace camouflé en ambassadeur (consultatif) de ces crapules d'enfants... "qu'il ne faut plus appeler délinquants, pour le redressement moral desquels tout doit être mis en heûvre... ". "Moi, je demandais un ballon de football. Nous ne l'avons jamais eu. Je pourrais raconter comment nous l'avons volé mais il n'y a pas encore prescription." "Educateurs qui êtes-vous ? Formés, comme on dit, dans des stages ou dans des cours nationaux ou internationaux, instruits sans aucun souci préalable de savoir si vous avez dans le ventre un minimum d'intuition, d'imagination créatrice et de sympathie envers l'homme, abreuvés de vocabulaire médico-psychologique et de techniques esquissées, on vous lâche, pour la plupart enfants issus de bourgeois, encore tout encoquillés dans vous-mêmes, en pleine misère humaine."
Résumé : "Approchez, approchez, lecteurs et lectrices, n'ayez pas peur : venez découvrir le Panopticum d'Andreï Sobol ! Idéaliste, Andreï Sobol (1888-1926) n'a de cesse de chercher une cause juste, dans laquelle s'engager corps et âme. Une cause qui puisse l'arrimer dans cette Russie qui lui est chère. Mais de désillusion en désillusion, il n'y trouvera jamais sa place... Le Panopticum, écrit peu de temps avant que Sobol ne commence à sombrer, porte assurément l'empreinte de sa vie tumultueuse, charriant pêle-mêle, au travers de curieux personnages, les élans, les tourments et les espoirs brisés qui l'ont habité". F. D. Les panopticum russes du début du XXe siècle sont les héritiers des cabinets de curiosités, riches de tout ce qui fait la diversité vivante et fossile. L'un d'entre eux, perdu dans un village russe en proie à la guerre civile, sert de théâtre à ce court roman. Ses membres du personnel, dont une femme avec le coeur à droite, un homme avec la peau sur les os, un lilliputien et une femme de deux cents kilos, font face à l'arrivée fracassante d'une communauté d'anarchistes-égocentristes en fuite... Traduit du russe par Fanchon Deligne
Dans cet inédit, le jeune Eric Weil (1904-1977) tente de cerner tous les changements qui affectent la période allant du IIIe siècle - Plotin meurt en 270 - au XVe siècle florentin, qui se clôt avec le De vita triplici (1489) du philosophe, prêtre et médecin M. Ficin (1433-1499). De cet impressionnant tableau, où se mêlent érudition et démonstration philosophique, surgit alors l'image d'un monde religieux qui, en passant par maintes figures du néoplatonisme, se sécularise par voie de magie astrale jusqu'au Byzantin Pléthon (1355-1452), et ce à mesure que disparaît la certitude du salut de l'âme. Pour être apprécié à sa juste valeur, ce manuscrit doit être inséré dans ce que l'on connaît déjà : l'œuvre de Weil, d'une part, et d'autre part, le cercle que représentent les savants regroupés à Hambourg autour de la célèbre Bibliothèque d'Aby Warburg, que Weil a fréquentée à la fin des années 20. Bien que son objet de recherche fût lointain, Weil ne pouvait cependant pas ne pas faire le lien entre l'évolution mondaine du néoplatonisme et sa propre époque, en voie de sécularisation avancée. Cette publication ne devrait donc pas seulement intéresser les lecteurs avertis de Weil, mais également les historiens de la philosophie et théologie antique, médiévale et renaissante, les historiens de la médecine, les orientalistes, les comparatistes ou encore les sociologues de la sécularisation.
Cela fait vingt ans que les machines se sont arrêtées. Vingt ans que les essieux du monde ne sont plus graissés, que les bidons ne sont plus remplis et que les routes ne sont plus empruntées ; que les radios ne grésillent plus ou que les téléphones ne vibrent plus. Vingt ans que les maîtres ont plié le genou ; que le murmure du monde s'est tu... Le monde humain... L'autre monde, lui, celui des autres, ne s'est pas arrêté. Ses racines ont continué de pousser, ses rivières de couler et sa peau de rider... L'air a continué de souffler et le chardonneret de couver ; les vagues de se cracher ou les sommets de contempler... Le monde a continué de danser...
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.
Benoist Stéphane ; Gautier Alban ; Hoët-van Cauwen
Voici vingt-cinq façons de rendre compte des mémoires des empereurs romains Trajan et Hadrien (98-117 et 117-138 de notre ère). Elles nous offrent de multiples variations et angles d'approche pluridisciplinaires, et se placent sous le patronage illustre de l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951). Elles participent de surcroît à la commémoration des mille neuf-cents ans de la mort du vainqueur des Daces et des Parthes et de l'arrivée au pouvoir de son fils "adoptif", prince philhellène que la romancière avait élu, afin d'aborder les rapports entre mémoires humaines et Histoire. La littérature des périodes ancienne, médiévale, moderne et contemporaine est convoquée par les études ici rassemblées, tout autant que les arts et les nombreuses formes de représentations et illustrations des aventures humaines de ces deux princes placés naguère en tête de cet âge d'or de l'histoire romaine, le fameux siècle des Antonins, revisité depuis à toutes les époques qui se sont succédé.
Résumé : Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutent le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée. Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences. Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.