Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les rats
Delibes Miguel ; Chaulet Rudy
VERDIER
14,70 €
Épuisé
EAN :9782864321163
Les Rats, c'est le destin du paysan de Castille contraint par une nature inclémente à trouver dans son propre dénuement sa dignité, mais c'est aussi la tragédie d'une société dont les fondements vacillent et qui accule les hommes à leur propre destruction. Toute l'ingénuité et le savoir du Nini, l'enfant rebelle, ne parviendront pas à rédempter cette humanité condamnée ; le chasseur de rats affirmera dans la fureur sa liberté... Cet univers où les personnages nous sont donnés dans leur existence élémentaire, manifeste à la fois une profonde complicité avec le monde et une cruauté portée à son expression la plus pure et la plus dépouillée. Miguel Delibes est né en 1920 à Valladolid où il vit à ce jour. Auteur d'une oeuvre très abondante, il a obtenu la plupart des grands prix littéraires espagnols. Roman.
Mario vient de mourir. Près de lui, sa femme veille et entame à son adresse un long monologue au cours duquel elle évoque leur vie commune. Ainsi, à travers le regard négatif de son épouse, petite bourgeoise provinciale conformiste et frustrée, se dessine peu à peu la figure héroïque de cet intellectuel, opposant au régime franquiste, dépourvu d'ambition sociale et soucieux de sa seule intégrité morale. Loin de s'en trouver appauvris, les deux personnages, l'écrivain incompris et la femme abandonnée aux tâches matérielles, acquièrent une dimension que seul l'art accompli du romancier pouvait rendre intemporelle et universelle. Cinq heures avec Mario est l'oeuvre la plus traduite de l'un des plus grands romanciers espagnols vivants.
Dans une taverne où il est entré par hasard, un petit employé de banque rencontre un homme étrange qu'intuitivement il sent lié à son passé. Dès lors cette sensation ne le quitte plus. Tandis que sa vie devient un enfer, son entourage juge ses désordres de plus en plus inquiétants. De surprise en révélation, sa quête effrénée d'une nouvelle rencontre avec le personnage de la taverne l'entraînera jusqu'en France, à Pau, où sa famille a vécu bien des années auparavant. Là, les visages et les lieux reconnus retisseront les liens perdus de la mémoire, le piège se refermera et l'intrigue se dénouera autour de la figure obsédante. A la fois nouvelle policière et chronique intimiste imprégnée de fantastique, Le Fou est le récit, maîtrisé à la perfection, d'une mystérieuse aventure qu'un homme simple raconte, avec ses mots à lui et sur le mode épistolaire de la confidence, à un frère très cher qu'un drame a éloigné. On sait avec quelles couleurs, délicates et violentes, Delibes peint les paysans de Castille. C'est avec la même subtilité qu'il évoque ici toute la richesse du monde intérieur d'un citadin ordinaire.
Résumé : L'Azarias est un de ces êtres rustiques qui sourient au ciel et murmurent continûment ; il sait pourtant, comme les autres, obéir aux maîtres, mais comme nul autre, parler aux oiseaux. Hommage à l'innocence, au pouvoir révélateur de son dénuement. Parmi les petits drames qui jamais n'entament la torpeur de ces terres de Castille, il en est un, cependant, qui la fera basculer. Mystère de l'innocence qui transgresse, sans tache et sans mérite, l'interdit absolu en accomplissant un acte de justice. Ce texte fluide, comme intériorisé, d'un narrateur en parfaite connivence avec le monde et les personnages du récit confère à ceux-ci une densité et une profondeur touchantes. Elles font aussi la qualité de l'adaptation cinématographique, par Mario Camus, de ce roman d'un écrivain contemporain que l'Espagne reconnaît comme un des meilleurs de sa génération.
Bashõ est l'une des figures majeures de la poésie classique japonaise. Par la force de son oeuvre, il a imposé dans sa forme l'art du haiku, mais il en a surtout défini la manière, l'esprit : légèreté, recherche de la simplicité et du détachement vont de pair avec une extrême attention à la nature. Le haiku naît donc au bord du vide, de cette intuition soudaine, qui illumine le poème, c'est l'instant révélé dans sa pureté.La vie de ce fils de samourai, né près de Kyoto en 1644, fut exclusivement vouée à la poésie. Agé de treize ans, il apprend auprès d'un maître du haikai les premiers rudiments de ce genre. Plus tard, après avoir lui-même fondé une école et connu le succès à Edo (l'actuelle Tokyo), il renonce à la vie mondaine, prend l'habit de moine, et s'installe dans son premier ermitage. Devant sa retraite, il plante un bananier, un bashõ, offert par l'un de ses disciples - ce qui lui vaudra son pseudonyme. Sa vie est dès lors faite de pauvreté, d'amitiés littéraires et de voyages. Osaka sera le dernier. Après avoir dicté un ultime haiku à ses disciples éplorés, il cesse de s'alimenter, brûle de l'encens, dicte son testament, demande à ses élèves d'écrire des vers pour lui et de le laisser seul. Il meurt le 28 novembre 1694. Sur sa tombe, on plante un bashõ.
Paul, ou Saül de Tarse, ou saint Paul ; par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du christianisme. A Jérusalem, il fut l'élève du plus grand des maîtres, Rabban Gamliel. Zélateur farouche, persécuteur des nazaréens, il cachait mal une inquiétude grandissante ; la crise éclata sur la route de Damas, ce fut la révélation. Paul avait vingt-cinq ans. De persécuteur, il devint apôtre. Nourri de culture hébraïque, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études néotestamentaires, remonter à la source ; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des points de vue rétrospectifs et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu'à lui sans bagages. Là, nous avons découvert combien la question messianique agite l'histoire occidentale, et gît encore au coeur de tout véritable humanisme.
Vite, des cabanes. Pas pour s'isoler, vivre de peu, ou tourner le dos à notre monde abîmé ; mais pour braver ce monde, l'habiter autrement : l'élargir. Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes élevées sur les ZAD, les places, les rives, cabanes de pratiques, de pensées, de poèmes. Cabanes bâties dans l'écoute renouvelée de la nature - des oiseaux qui tombent ou des eaux qui débordent -, dans l'élargissement résolu du " parlement des vivants ", dans l'imagination d'autres façons de dire nous.
Qu'est-ce qu'un grand peintre, au-delà des hasards du talent personnel ? C'est quelqu'un sans doute dont le trop violent appétit d'élévation sociale s'est fourvoyé dans une pratique qui outrepasse les distinctions sociales, et que dès lors nulle renommée ne pourra combler : telle est l'aventure du peintre qui dans ces pages porte le nom de Goya. Ce peut être aussi un homme qui a cru assouvir par la maîtrise des arts la toute-puissance du désir, à ce divertissement noir a voué son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, ou sa propre conscience, lui dise que l'art est là justement où n'est pas la toute-puissance : j'ai appelé cet homme par commodité Watteau. C'est encore quelqu'un qui tôt ou tard doit faire son deuil des maîtres, de l'art et de son histoire, et apprendre que tout artiste pour sa part est de nouveau seul, face à un commanditaire écrasant et peu définissable, dans ces régions arides où l'art confine à la métaphysique, sa pratique à la prière : et j'ai voulu qu'un obscur disciple de Piero della Francesca soit confronté à cela.