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Mémoires d'un pitbull
Delhomme Jean-Philippe
DENOEL
10,80 €
Épuisé
EAN :9782207249512
Peut-on jouer dignement son rôle de pitbull quand on déteste mordre, que la névrose vous empêche d'aboyer et qu'on se laisse facilement dominer par un caniche arthritique ? Telle est l'angoissante question existentielle qui se pose à Gun, alias Kevin, chien mascotte d'un gang poussif de grande banlieue. Entre Grand Pubèr, 2Fuck et Notoirement fort, tagueurs dépassés, rapeurs insuffisants et piètres adeptes des arts martiaux, le pitbull accomplira son parcours initiatique : pugilat désastreux avec un limonadier Front national, virée ou musée d'Art moderne - où il n'est toléré que comme chien d'aveugle -, vaines démarches pour obtenir une " aide au tag " auprès des ministères. Quelques anges gardiens tendront leur main secourable : une ex-top model reconvertie dans le caritatif, un écrivain populiste, sentimental et démago... Un voyage offert par les services sociaux conduira le gang dans une campagne moderne où, ou milieu de paysages investis par EDF et parmi des garçons de ferme qui écoutent le Wu Tang Clan en se lançant des " nigga ", le molosse et les siens ressentiront enfin une sorte de pincement métaphysique.
En plus de 70 planches en couleurs légendées, Jean-Philippe Delhomme fait un tour d'horizon satirique du monde de la décoration : ses impostures, ses victimes, ses diktats, ses objets incasables, ses situations toutes plus loufoques les unes que les autres. Tableaux d'intérieurs ou d'extérieurs très "jet set" , salons ou salles de bains où gravitent des couples perplexes face à leur mobilier "tendance" , conversations de snobs et de branchés anxieux : Jean-Philippe Delhomme croque le cauchemard des "fashion victims" avec un humour irrésistible.
De Sarcelles à New York, en passant par Cherbourg, Londres, Tokyo, Los Angeles et bien sûr Paris, voici le périple d?un globbe-trotteur du crayon et du pinceau : Jean-Philippe Delhomme raconte ici les multiples aventures professionnelles qui ont jalonné sa vie. Il fut tour à tour et parfois simultanément illustrateur pour des magazines branchés, peintre, romancier, dessinateur pour la publicité... À lire ses mémoires, on redécouvre une époque, la fin du XXe siècle, avant de rejoindre les temps présents. Anecdotes et portraits savoureux émaillent ces pages largement illustrées par des photos et documents. Delhomme, désormais artiste célèbre représenté par la galerie Perrotin, livre ici son secret : comment il faut avant tout « peindre ce qu?il y a devant soi ».
Un Grand écrivain d'âge mûr tient son journal En une vingtaine de chapitres. il raconte ses multiples conquêtes féminines et son existence sur une île, emmuré par les deux bras d'une rivière. On peut penser à S*** ou à Q***. Pourtant Journal lacustre n'est pas un roman à clé. C'est plutôt une parodie cinglante. Le narrateur dit tout le mal qu'il pense du cinéma, du milieu littéraire parisien et du monde contemporain en général. Un peu à la façon d'un Thomas Bernhard qui aurait vécu entre Montparnasse, Saint-Germain des Prés et la douce campagne française ! Au coeur de ce récit satirique, se trouvent donc une rivière et des poissons qui se laissent prendre comme les jolies femmes ! En creux, en effet, derrière l'ironie, le livre présente une sorte de paradis, une écologie décalée.
Résumé : Célèbre dans le monde entier, la Villa Savoye, construite par Le Corbusier entre 1929 et 1930, est devenue un bâtiment emblématique de l'architecture du XXe siècle. Mais qui sont Pierre et Eugénie Savoye qui ont commandé cette maison de campagne ? Pourquoi ont-ils fait appel à Le Corbusier ? Quelle vie ont-ils menée dans cette demeure qu'ils baptisèrent "Les heures claires" ? Jean-Marc Savoye est le petit fils de Pierre et Eugénie Savoye. En s'appuyant sur des documents et des souvenirs de famille, il s'attache à raconter l'histoire de cette Villa et de ceux qui l'habitèrent. Pour différentes raisons, il n'y a pas d'archives familiales. C'est Jean-Philippe Delhomme, fasciné par cette maison depuis longtemps, qui d'une quinzaine d'illustrations réinvente avec son imaginaire et son talent, la vie dans cette villa. Occupée pendant la guerre, transformée en exploitation agricole, sauvée de la démolition par la mobilisation d'architectes du monde entier et le soutien d'André Malraux, aujourd'hui monument historique visité par 40.000 personnes chaque année, la Villa garde intacte son charme et son pouvoir de fascination.
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.
Résumé : On a sacrifié les femmes au nom d'à peu près tout : morale, religion, politique, amour, maternité... Aujourd'hui encore, malgré les discours d'émancipation, persistent viols, harcèlements, sévices conjugaux, interdits et humiliations. Le destin de la féminité en Occident serait-il sacrificiel ? En témoignent ces grandes héroïnes qui foisonnent dans nos mythes, nos légendes d'amour, nos religions, les textes fondateurs de notre culture, toutes plus fascinantes les unes que les autres. Elles ont pour nom Iphigénie, Hélène, Penthésilée, Médé, Iseut ou Jeanne d'Arc mais elles sont aussi des soeurs, des voisines, des exilées, des femmes croisées tous les jours dans la rue, prises à leur insu dans des vies manquées, blanches... De quel sacrifice ignoré la vie de ces femmes se soutient-elle ? De quelle façon ces figures mythiques circulent-elles dans notre inconscient ? Dans un essai de mythologie quotidienne, Anne Dufourmantelle interroge et retourne les destins spectaculaires de ces héroïnes en les confrontant à ceux, anonymes, parfois tragiques, de ces proches inconnues. D'une écriture subtile, elle approche la secrète texture de nos névroses et déploie la dramaturgie, aussi énigmatique que salvatrice, d'une véritable érotique du sacrifice au féminin.
Résumé : Le récit émouvant de celle qui fut, quinze années durant, la plus proche amie de Piaf. Paris, au sortir de la guerre : une jeune fille de seize ans se balade sur les Champs-Elysées. L'un des Compagnons de la Chanson, qui à l'époque accompagnent Piaf, l'aperçoit et tombe sous le charme de ses yeux verts. Bientôt l'adolescente rencontre la grande chanteuse ? et une belle amitié voit le jour : Edith et Ginou, deux âmes soeurs... Ginou ne sera jamais l'employée, la secrétaire ou la dame de compagnie de Piaf, elle sera tout simplement sa "meilleure amie", comme Edith le lui a écrit au dos d'une photo. Pendant quinze ans, elle vivra son quotidien, ses amis et ses amours, ses douleurs et ses drames. Personne n'a vécu aussi longtemps sous le même toit que Piaf. Personne ne peut mieux la connaître, mieux la comprendre. Tel est le portrait que Ginou brosse pour nous : celui de l'être pur, pudique, qui se cachait derrière la chanteuse mythique. Elle nous raconte son Edith, entre ombre et lumière, celle que personne ne pouvait connaître de façon aussi intime, aussi secrète. Elle nous dévoile la force de vie qui portait Piaf, dans une existence semée de tragédies. On a beaucoup écrit sur "la môme". Ce récit est sans doute le plus vrai et le plus beau.
Résumé : Au plus froid de l'hiver, Vassia adore par-dessus tout écouter, avec ses frères et sa soeur, les contes de Dounia, la vieille servante. Et plus particulièrement celui de Gel, ou Morozko, le démon aux yeux bleus, le roi de l'hiver. Mais, pour Vassia, ces histoires sont bien plus que cela. En effet, elle est la seule de la fratrie à voir les esprits protecteurs de la maison, à entendre l'appel insistant des sombres forces nichées au plus profond de la forêt. Ce qui n'est pas du goût de la nouvelle femme de son père, dévote acharnée, bien décidée à éradiquer de son foyer les superstitions ancestrales. Inspiré de contes russes, L'Ours et le Rossignol a su en garder toute la poésie et la sombre cruauté.