Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Résistante un jour, résistante toujours. Paulette Fouchard-Ayot ou la vie d'une femme de l'ombre, av
Delfau Mireille
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782343068091
Ce récit à deux voix, à mi-chemin entre la biographie et l'autobiographie, retrace la vie de Paulette Fouchard-Ayot, aujourd'hui âgée de 95 ans. Une vie singulière, qui s'étend sur près d'un siècle, et qui s'inscrit dans l'Histoire de notre pays et dans celle de la Résistance. Reconnue par la République, mais inconnue du grand public, elle est pleinement l'une de ces femmes et de ces hommes de l'ombre sans qui notre Histoire se serait écrite autrement. Bien qu'il ait valeur d'exemple, ce récit est d'abord un témoignage personnel, intime : une enfance pauvre, mais heureuse, une carrière professionnelle réussie à la force du poignet, et surtout la passion intacte de transmettre. C'est un échange entre deux femmes pour raconter une vie dans l'Histoire. Et donner un sens actuel, émouvant, au "Ne nous oubliez pas !" de tous ceux qui ont vécu cette sombre période en refusant la soumission à l'Occupant, et l'abaissement de notre Patrie.
Il faut lire Gérard Delfau parce que, en guetteur tenace, il ne renonce pas" écrivait déjà Laurent Fabius en 1997 (Préface de Droit au travail). Ce récit à deux voix, au-delà de la biographie et de l'autobiographie, est une réflexion sur le "métier" politique, sur l'implication personnelle qu'il exige, sur l'impact des choix dans la vie quotidienne d'une commune et dans les grandes décisions nationales. Plus qu'un livre de mémoires, Je crois à la politique est un manifeste, un appel à l'espérance, que les auteurs dédient à tous ceux et celles qui veulent s'inscrire dans l'histoire glorieuse de la France, celle du Siècle des Lumières, de la Révolution française, et de la Séparation des Eglises et de l'Etat. Un message plus actuel que jamais en Europe et dans le monde.
La laïcité s'inscrit résolument dans notre modernité et pourtant, dans le monde, partout, l'intégrisme et le fondamentalisme progressent, la pression des églises, des confessions et des sectes sur la vie des peuples ne se relâche pas. Autant de dérives qui bafouent la dignité de la femme et mettent en danger les libertés chèrement acquises, notamment les droits à la contraception, à l'avortement, voire à la mixité et au divorce... En France, le vote de la loi sur " le voile " et son application dans les établissements scolaires ont déchiré les familles politiques, tandis que resurgissait le problème de l'enseignement privé. Qu'est-ce donc que la laïcité, aujourd'hui menacée ? Essentiellement un principe juridique et politique d'organisation des institutions, le seul qui permette à chaque citoyen le plein exercice de sa liberté de conscience, qu'il soit croyant, athée ou libre penseur. Avancée majeure dans l'histoire de l'humanité. Et encore trop peu partagée. Mais la laïcité, c'est aussi une ouverture d'esprit devant les interrogations de notre temps. En cela, elle s'inscrit dans le droit fil de la Réforme, de Descartes et des Lumières comme dans celui du libre examen et du rationalisme. Par cette dimension, elle entretient un rapport singulier avec la morale quelle veut circonscrite à l'humain, affranchie de tout dogme, de toute parole sacrée. Une morale civique et républicaine qui n'exclut pas mais n'impose pas de références religieuses. Ce livre est à la fois une histoire de la laïcité et de ses enjeux : de la Révolution française au Concordat de 1801, de l'école laïque de Jules Ferry en 1885 à la loi de Séparation de 1905. Mais cette fresque traite aussi des XXe et XXIe siècles : de l'entrée du principe de laïcité dans la Constitution de 1946 à la loi Debré de 1959 ; de la loi sur le port des signes religieux dans les établissements scolaires de 2004 aux grands débats actuels sur éthique et politique. Un ouvrage richement documenté qui n'isole pas la laïcité des autres grands combats de la République et qui démontre, plus que jamais, l'urgence d'un principe porteur d'avenir et garant de la paix civile.
Delfau Gérard ; Gounelle André ; Haab Jacques ; Me
L'invention de la Liberté de conscience est le signe de notre entrée dans la modernité ; elle marque une mutation de notre culture, provoquée par la redécouverte de l'Antiquité gréco-romaine et le choc de la Réforme protestante, prolongée par le Cartésianisme et le Siècle des Lumières, puis, vécue de façon militante par la Franc-Maçonnerie adogmatique et la Libre Pensée. Or, la Liberté de conscience est, depuis toujours, laissée en jachère, abandonnée à l'instrumentalisation de l'Eglise catholique qui l'assimile à la liberté de religion et en pervertit le sens, tandis que, sous la pression de l'islam fondamentaliste ou du judaïsme orthodoxe, un certain nombre d'élus la sacrifient. C'est de ce constat qu'est née l'idée d'un ouvrage collectif, consacré à cette thématique, le premier qui soit rédigé dans une perspective humaniste. Chacun des auteurs est engagé dans l'une des familles de pensée constitutives de cette histoire. Et le projet commun qui les a rassemblés, c'est d'ouvrir un débat public sur la Liberté de conscience, conçue comme la pierre de touche de la laïcité et comme enjeu majeur de la démocratie.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.