Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Du principe de laïcité. Un combat pour la République
Delfau Gérard ; Agulhon Maurice
PARIS
23,00 €
Épuisé
EAN :9782846210720
La laïcité s'inscrit résolument dans notre modernité et pourtant, dans le monde, partout, l'intégrisme et le fondamentalisme progressent, la pression des églises, des confessions et des sectes sur la vie des peuples ne se relâche pas. Autant de dérives qui bafouent la dignité de la femme et mettent en danger les libertés chèrement acquises, notamment les droits à la contraception, à l'avortement, voire à la mixité et au divorce... En France, le vote de la loi sur " le voile " et son application dans les établissements scolaires ont déchiré les familles politiques, tandis que resurgissait le problème de l'enseignement privé. Qu'est-ce donc que la laïcité, aujourd'hui menacée ? Essentiellement un principe juridique et politique d'organisation des institutions, le seul qui permette à chaque citoyen le plein exercice de sa liberté de conscience, qu'il soit croyant, athée ou libre penseur. Avancée majeure dans l'histoire de l'humanité. Et encore trop peu partagée. Mais la laïcité, c'est aussi une ouverture d'esprit devant les interrogations de notre temps. En cela, elle s'inscrit dans le droit fil de la Réforme, de Descartes et des Lumières comme dans celui du libre examen et du rationalisme. Par cette dimension, elle entretient un rapport singulier avec la morale quelle veut circonscrite à l'humain, affranchie de tout dogme, de toute parole sacrée. Une morale civique et républicaine qui n'exclut pas mais n'impose pas de références religieuses. Ce livre est à la fois une histoire de la laïcité et de ses enjeux : de la Révolution française au Concordat de 1801, de l'école laïque de Jules Ferry en 1885 à la loi de Séparation de 1905. Mais cette fresque traite aussi des XXe et XXIe siècles : de l'entrée du principe de laïcité dans la Constitution de 1946 à la loi Debré de 1959 ; de la loi sur le port des signes religieux dans les établissements scolaires de 2004 aux grands débats actuels sur éthique et politique. Un ouvrage richement documenté qui n'isole pas la laïcité des autres grands combats de la République et qui démontre, plus que jamais, l'urgence d'un principe porteur d'avenir et garant de la paix civile.
En Alsace et en Moselle, l'école publique ne sera vraiment laïque que lorsqu'elle ne comportera plus l'enseignement religieux obligatoire qui est une survivance de la loi Falloux de 1850 et de l'Annexion allemande". Ces premières lignes de l'avant-propos donnent le ton et le sens de cet ouvrage. Dans ces trois départements de l'est de l'Hexagone, le mot "laïcité" n'a pas la même signification que dans les autres départements français. Du reste, bien qu'elle accueille tous les élèves, désormais sans distinction d'appartenance religieuse, l'école publique ne peut pas y être considérée comme vraiment laïque, puisqu'elle est interconfessionnelle, par nature et par dénomination statutaire. Depuis 1918, elle n'a cessé d'être le lieu où s'affrontent ceux qui défendent âprement un statut scolaire local, censé garantir leurs libertés religieuses, et ceux qui s'évertuent à vouloir le modifier pour que soient préservées la liberté de conscience et la liberté de choisir sa propre voie, alors que l'enseignement de la religion est toujours obligatoire dans les établissements scolaires du premier et du second degré, et que persiste une procédure dérogatoire pour pouvoir en être dispensé. A la lecture de ces pages écrites par un auteur à la fois témoin, acteur des combats laques et historien de leur passé, le lecteur pourra comprendre pourquoi la laïcité à l'école dans les trois départements encore concordataires reste un enjeu, un objectif dont la réalisation permettra enfin l'égalité, sur le plan des croyances et des convictions, entre tous les élèves sur tout le territoire national, conformément à la Constitution.
Les mots concordat, concordataire, reviennent dans le débat public. Mais qu’est-ce que le Concordat ? Pourquoi dit-on de certains territoires qu’ils sont concordataires ? Quelle est la réalité concordataire de l’Alsace et de la Moselle ? Pourrait-on étendre le Concordat à tout le territoire national ? Quel rapport entre le Concordat et le droit local d’Alsace et de Moselle ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage souhaite apporter des réponses claires, aux références juridiques incontestables.
Delfau Gérard ; Gounelle André ; Haab Jacques ; Me
L'invention de la Liberté de conscience est le signe de notre entrée dans la modernité ; elle marque une mutation de notre culture, provoquée par la redécouverte de l'Antiquité gréco-romaine et le choc de la Réforme protestante, prolongée par le Cartésianisme et le Siècle des Lumières, puis, vécue de façon militante par la Franc-Maçonnerie adogmatique et la Libre Pensée. Or, la Liberté de conscience est, depuis toujours, laissée en jachère, abandonnée à l'instrumentalisation de l'Eglise catholique qui l'assimile à la liberté de religion et en pervertit le sens, tandis que, sous la pression de l'islam fondamentaliste ou du judaïsme orthodoxe, un certain nombre d'élus la sacrifient. C'est de ce constat qu'est née l'idée d'un ouvrage collectif, consacré à cette thématique, le premier qui soit rédigé dans une perspective humaniste. Chacun des auteurs est engagé dans l'une des familles de pensée constitutives de cette histoire. Et le projet commun qui les a rassemblés, c'est d'ouvrir un débat public sur la Liberté de conscience, conçue comme la pierre de touche de la laïcité et comme enjeu majeur de la démocratie.
Biographie de l'auteur Professeur à l'université de Versailles-Saint-Quentin, BERNARD COTTRET occupe la chaire d'histoire des îles Britanniques et de l'Amérique coloniale à l'Institut universitaire de France. Il est, entre autres, l'auteur de La2000), d'un Calvin, biographie (Payot) traduit en cinq langues et d'une toute récente Histoire de la révolution américaine (Perrin, 2003).
Savoir flâner à Paris est un art de vivre. Et plus encore quand on est parisien. Car alors, plus on va vers sa ville et plus elle vient vers vous, et plus elle vous donne. A vous Paris qui bouge, qui vibre, qui chante et enchante, qui élucubre, qui inquiète, intrigue ou surprend ! C'est Paris souvenir, Paris l'anecdote ou Paris l'épate qui vous guette au coin de la rue. C'est ce Paris-là que Pierre Merle, en toute subjectivité, évoque dans ce livre.
Biographie de l'auteur Né en 1775 à la Martinique où son père, riche négociant armateur, possédait de nombreuses propriétés, Joseph Elysée Peyre-Ferry s'installe à Marseille avec sa famille en 1783. A 17 ans, il s'engage dans le bataillon des volontaires de Marseille, participe ou siège de Toulon, puis combat en Espagne, en Italie et dans l'Ouest avant de s'embarquer en 1801 pour Saint-Domingue. Après son retour, il servira au Portugal et en Espagne où il sera gravement blessé. Admis à la retraite en 1809, il se retire à Toulon où il sera directeur de la bibliothèque municipale jusqu'à sa mort en 1835. Historien, Jacques Dussart a réalisé plusieurs courts-métrages pour la télévision et le cinéma et a été co-scénariste de deux longs métrages : The clan d'Hervé Renal (1998), Gaspard de Besse de Christian Philibert (2001). Il a également publié plusieurs ouvrages.
Lorsqu'on se lamente sur l'état de l'école aujourd'hui, sur l'existence d'élèves illettrés, démotivés, violents, de professeurs malmenés et déboussolés, se pose-t-on suffisamment la question de la formation de ceux sur qui, précisément, repose l'ensemble du système, "les enseignants"?Comment prépare-t-on aujourd'hui les jeunes professeurs à ce métier difficile? Loin du regard des médias et des parents, des institutions, mal connues du grand public, en sont chargées: les IUFM, Instituts universitaires de formation des maîtres.François Vermorel a été l'un de ces jeunes maîtres. Il avait choisi d'enseigner les Lettres, avec enthousiasme mais sans illusions: il savait le métier ardu et l'année de formation éprouvante. Mais ce qui l'attendait dans cet IUFM du Nord en ce mois de septembre plu vieux dépassait tout ce que la rumeur et les récits de ses prédécesseurs lui avaient laissé redouter. Sur un mode ironique et précis, son livre est un témoignage. Il nous entraîne dans un monde qui décourage même les plus motivés. Un monde ubuesque où, à l'issue d'un concours sélectif, on lui fait dessiner des arbres ou colorier des blasons. Où les mots: professeur, élèves, exercices, devoirs, discipline sont frappés d'interdits étonnants. Où on déconseille Le Cid au motif que Corneille y ferait l'apologie du racisme. Où on inculque que toutes les formes de communication se valent, de l'insulte au rap, dès l'instant qu'on peut leur accoler les étiquettes de "citoyenneté" et "d'autonomie". Que la syntaxe et l'orthographe sont la "science des imbéciles" et qu'il ferait à ses élèves une violence inadmissible en leur "imposant" sa "culture bourgeoise". Une institution rompue au lavage de cerveaux où il faut feindre la soumission à des "formateurs" au mieux incompétents, au pire malveillants...Un voyage étonnant qui ne peut manquer d'interpeller: devenue un gigantesque laminoir pour nos enfants, l'Education nationale le serait-elle, en amont, pour ses professeurs? Un livre décapant qui vient à point au moment où l'on s'interroge sur les responsabilités de ceux qui ont conduit à la faillite de l'enseignement et au développement de l'illettrisme.