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L'analyse des risques. Concepts, outils, gestion, maitrise
Deleuze Gilles ; Ipperti Patrick ; Langlois Jean-P
EMS GEODIF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782847694741
Depuis le XVIIIesiècle, le développement des sociétés industrielles pose la question de la maîtrise des risques. D'abord centrée sur la protection de l'outil de production et des personnes, la maîtrise des risques est devenue aujourd'hui une activité intégrée au pilotage des systèmes complexes, à la fois un objectif et un levier de management. Les risques font partie intégrante de la vie des entreprises et leurs acteurs doivent prendre des décisions et mener des activités à risque, créatrices de valeur. Comment à ce niveau, gérer la contradiction apparente entre une activité nécessairement à risque non nul et un environnement sociétal peu propice à accepter le risque? Cet ouvrage propose des pistes pour appréhender des situations complexes par le moyen de l'analyse des risques, il propose de formaliser un vocabulaire, et donner des points de repères pour aider à comprendre et analyser les risques. Destiné aux personnes désireuses de connaître et traiter l'analyse des risques et ses enjeux, dans le cadre d'une organisation (chefs de projet, chargés d'analyses de risques, préparateurs d'interventions, ingénieurs, technicien, manageurs), il propose des pistes de réflexion à partir d'expériences, modèles ou de concepts mobilisés lors d'analyses d'activités à risques ou d'actions de développement de compétences. Même si l'expérience partagée ici provient d'organisations industrielles, de nombreux éléments sont aisément déclinables à une organisation financière, une société de service, un service public, une collectivité locale, un service de santé.
Résumé : Le mot "signe" est un des mots les plus fréquents de la Recherche, notamment dans la systématisation finale qui constitue Le Temps retrouvé. La Recherche se présente comme l'exploration des différents mondes de signes, qui s'organisent en cercles et se recoupent en certains points. Car les signes sont spécifiques et constituent la matière de tel ou tel monde. On le voit déjà dans les personnages secondaires : Norpois et le chiffre diplomatique, Saint-Loup et les signes stratégiques, Cottard et les symptômes médicaux. Un homme peut être habile à déchiffrer les signes d'un domaine, mais rester idiot dans tout autre cas : ainsi Cottard, grand clinicien. Bien plus, dans un domaine commun, les mondes se cloisonnent : les signes des Verdurin n'ont pas cours chez les Guermantes, inversement le style de Swann ou les hiéroglyphes de Charlus ne passent pas chez les Verdurin. L'unité de tous les mondes est qu'ils forment des systèmes de signes émis par des personnes, des objets, des matières ; on ne découvre aucune vérité, on n'apprend rien, sinon par déchiffrage et interprétation. L'oeuvre de Proust n'est pas un exercice de mémoire, volontaire ou involontaire, mais, au sens le plus fort du terme, une recherche de la vérité qui se construit par l'apprentissage des signes. Il ne s'agit pas de reconstituer le passé mais de comprendre le réel en distinguant le vrai du faux.
«Qu'est-ce que ça veut dire, le tissu de l'âme ?» : ainsi commence ce cours, des années 1986-1987 consacrées à Leibniz. Pour illustrer cette question, Gilles Deleuze prend un exemple très simple, très concret, exprimé dans le Livre II des Nouveaux Essais sur l'Entendement : je travaille, mais j'ai envie d'aller à la taverne. Et, pour faire comprendre ce dilemme de l'acte libre, Deleuze se sert d'une extraordinaire théorie de G W Leibniz sur la damnation. Ici, les surprises philosophiques se suivent et s'enchaînent. A la manière d'une étoffe qu'on déploierait pli à pli.
« Durée, mémoire, élan vital marquent les grandes étapes de la philosophie bergsonienne. L'objet de ce livre est la détermination du rapport entre ces trois notions et du progrès qu'elles impliquent. L'intuition est la méthode du bergsonisme (...) et l'intuition telle qu'il l'entend méthodiquement suppose la durée. »Analysant le travail philosophique de Bergson, Gilles Deleuze s'interroge sur la possibilité d'établir une méthode philosophique rigoureuse et précise, fondée sur l'intuition et sur la manière dont Bergson en a élaboré les règles pour construire sa philosophie. Il s'attache à étudier les relations établies tout au long de l'oeuvre, entre les trois concepts majeurs de la philosophie bergsonienne: la durée comme donnée immédiate, la mémoire comme existence virtuelle et l'élan vital comme mouvement de la différenciation.
Résumé : Avec Hume, l'empirisme ne se définit plus essentiellement par l'origine sensible des idées. Il développe trois problèmes, les relations, les cas, les illusions. D'une part, les relations sont toujours extérieures à leurs termes, et dépendent de principes d'association qui en déterminent l'établissement et l'exercice (croyance). D'autre part, ces principes d'association n'agissent qu'en fonction des passions, pour indiquer des "cas" dans un monde de la culture ou du droit : c'est tout l'associationnisme qui est au service d'une pratique du droit, de la politique et de l'économie (suffit-il, pour devenir propriétaire d'une cité abandonnée, de lancer un javelot sur la porte, ou faut-il toucher la porte du doigt ?). Enfin, de telles règles de légitimité des relations peuvent-elles être séparées des fictions, des croyances illégitimes qui les accompagnent ou les doublent ? Si bien que la philosophie est moins critique des erreurs que dénonciation des illusions inévitables. Dans tous ces domaines, l'empirisme opère la substitution de la croyance pratique au savoir, dans une entreprise athée qui consiste à naturaliser la croyance.
Un collectif de voix invite à composer, et non à appliquer, notre propre méthode de recherche qualitative. Etre en recherche c'est vouloir comprendre, apprendre et penser et c'est en même temps lutter contre nos propres résistances, impatiences et préconceptions - et c'est pour tout cela que nous avons besoin de méthode. Apprenons à composer notre méthode de façon à ce qu'elle nous pousse à nous exposer d'une façon sincère et plurielle, à nous ouvrir à la rencontre et à l'inattendu, avant de vouloir prendre de la distance. Qu'elle nous amène à cheminer, à nous laisser emporter vers ce que nous ne savons pas encore, prêts à faire bouger le tenu pour acquis et non à seulement nous caler dans les théories établies. Qu'elle nous impose de réfléchir au contexte de notre recherche, à ses effets sur le monde étudié et sur notre communauté, à notre position, à notre façon d'enquêter, de penser et d'écrire. En effet, sans un contact profond, sensible, à l'écoute et réflexif, que pouvons-nous comprendre ? Si la recherche ne nous a pas dérangés, défiés, mis en mouvement, alors qu'avons-nous appris ? Et si nous n'avons pas tenté de penser cette expérience de recherche par nous-mêmes et avec toutes les ressources de la théorie, quelle est notre contribution ? Cet ouvrage s'adresse aux chercheurs, confirmés ou débutants, en théorie des organisations et de la communication, et plus largement en sciences sociales. Il présente d'abord un ensemble de méthodes génériques qui agencent des façons originales de s'exposer, de cheminer et d'exercer sa réflexivité. Ensuite il indique une quinzaine de problématiques qui régulièrement se posent lors de la composition de sa méthode et la façon selon laquelle un chercheur expérimenté y a fait face. Tâchant de ne pas être normatif et d'appeler tant à la créativité qu'à la réflexivité, de mêler questionnement épistémologique et enjeux éthiques et politiques, il invite- au-delà de faire de la recherche -à "être en recherche" : avec engagements et doutes, sens et sensibilité, rigueur et style.
Adla Ludivine ; Gallego-Roquelaure Virginie ; Save
L'innovation est un concept protéiforme dont les facettes paraissent obscures aux yeux de certains dirigeants de PME en quête de compétitivité. Au regard du contexte mouvant et incertain auquel ils sont confrontés, l'innovation semble pourtant constituer l'une des voies à privilégier. Quelle que soit sa forme, l'innovation est soumise aux spécificités des PME, au rôle du dirigeant et à un ensemble de facteurs contextuels et relationnels parfois difficilement saisissables. Parmi ceux-ci, la gestion des ressources humaines occupe une place de choix. Ainsi, cet ouvrage vise à répondre aux interrogations des dirigeants concernant la relation entre l'innovation et la gestion des ressources humaines en PME : Quelles sont les spécificités de l'innovation en PME ? Quels sont les leviers à actionner et les obstacles à contourner ? Quel est le rôle de la gestion des ressources humaines ? Comment articuler l'innovation et la gestion des ressources humaines ? Pour répondre à ces interrogations, les auteurs proposent un modèle actionnable qui intéressera les dirigeants de PME, les responsables RH, les cadres d'entreprises, les responsables publics, les consultants-experts en management, les enseignants-chercheurs en sciences de gestion et les étudiants portant un intérêt au devenir des entreprises à taille humaine.
Dans un environnement économique et social en mouvement permanent, marqué de changements plus ou moins subis ou brutaux, suivant des tendances lourdes, parfois aussi soumis à des modes éphémères, il peut être salutaire de s'inscrire dans un temps long. C'est ce que propose Maurice Thévenet en revenant sur 17 ans de chroniques mensuelles publiées entre les années 2000 et 2017 dans RH Info, portail des ressources humaines. Au travers de plus de 200 de ces récits, il s'est ainsi posé comme observateur attentif et passionné de l'évolution du management. Des courts textes, organisés autour des 40 valeurs identifiées par l'auteur, sont présentés dans cet ouvrage. Ces valeurs sont regroupées autour de trois principes fondamentaux qui aident le manager à se représenter sa mission : le manager n'est pas Lucky Luke ; le problème du manager, c'est les autres ; le manager est un acteur. Ce panorama des questions liées aux organisations et au management s'adresse autant au monde académique, à celui de la formation et de l'accompagnement, qu'aux managers et acteurs de l'entreprise, qui trouveront matière à réflexion.
Le management interculturel recouvre la gestion des équipes lors des rapprochements d'entreprise, la négociation de contrats, les transferts internationaux des outils de gestion, les aspects intergénérationnels, la performance d'équipes multiculturelles de travail, les actions de formation comme l'expérience subjective d'intégration de futurs expatriés et de leurs familles en terres étrangères. Gestion de la diversité, mobilité des expatriés, communication à distance, performance des équipes multiculturelles, organisations apprenantes... autant de thèmes de profonde actualité qui sont explorés dans cet ouvrage original. Autant d'occasions aussi de déconstruire certaines idées reçues sur la reconnaissance des différences. Ce livre vise à faire un état des lieux des recherches interculturelles les plus influentes en France et dans les champs francophones du travail sur les quarante dernières années. Dans un pays qui est véritablement lui-même que s'il attire à lui et valorise les idées et intelligences venues d'ailleurs, ce livre propose d'abriter ces productions au sein de trois courants principaux de recherche et d'action. S'appuyant à la fois sur des apports sociologiques, des enseignements anthropologiques et des considérations actuelles propres à la discipline de la gestion, cet ouvrage cherche à revenir sur les présupposés conceptuels qui irriguent les recherches de ce champ très composite nommé "interculturel" dans la sphère du travail et à cerner des perspectives nouvelles de développement disciplinaire pour le concept de culture. Si jusqu'à présent les explications en termes de cultures nationales ont été favorisées, le management interculturel entre dans un âge de raison et se doit aussi d'intégrer à son questionnement le lien nécessaire entre cultures et identités, entre force des ancrages collectifs et singularités des trajectoires individuelles.