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Jean-Paul Deléage, un combat pour la biosphère. Morceaux choisis et hommages
Deléage Estelle ; Lefèvre Mathias
BORD DE L EAU
24,00 €
Épuisé
EAN :9782385191290
Jean-Paul Deléage (1941-2023), physicien de formation, pionnier de l'histoire de l'énergie et de l'écologie, a construit toute sa réflexion théorique et politique en faisant le lien entre l'exploitation, le capitalisme et les problèmes touchant à l'écologie dans sa globalité. En s'appuyant sur certains de ses écrits et sur des textes inédits d'amis et de compagnons de route, l'ouvrage retrace le parcours de cet intellectuel engagé pour la biosphère, à partir d'une lutte permanente pour peser sur les orientations en matière de développement et sur les choix politiques. Son parcours intellectuel a aussi été un combat au sein de l'institution pour transmettre aux générations présentes et futures ce souci de la responsabilité dans l'espoir de juguler la catastrophe écologique. Former et alerter pour créer cette capacité d'indiscipline, cette force qui permet de réfléchir en dehors des chemins tout tracés de la pensée académique, voilà ce qui a structuré le projet du passeur que fut Jean-Paul Deléage. Son activité politique s'est toujours associée au travail d'enseignant-chercheur pour apprendre à être libre à l'égard des cloisonnements disciplinaires afin de théoriser l'écologie comme science de la rencontre entre l'homme et la nature.
Paysans? Agriculteurs? Chefs d'entreprise? C'est en arpentant les campagnes européennes à la rencontre de ces nouveaux paysans qui construisent un autre rapport au temps, à l'espace et aux autres que l'agronome et sociologue Estelle Deléage s'interroge, depuis plus de dix ans, sur le devenir de l'agriculture. Considérés de manière dominante comme une classe objet, selon l'expression de Pierre Bourdieu, les paysans ont en effet constitué et constituent encore aujourd'hui, un peu partout sur la planète, un réservoir de main d'oeuvre pour l'industrie en pleine expansion. C'est donc bien la poursuite du projet d'artificialisation de la nature qui se joue ici avec comme élément central à la réalisation de ce projet, la dépaysannisation de la planète (relégation, pauvreté, suicides des paysans, etc).
Appuyée sur l'observation éthologique, la théorie du psychiatre John Bowlby nous éclaire sur le lien d'attachement qui intervient dans nos stratégies relationnelles et représentationnelles, ainsi que dans notre gestion des émotions lorsque nous nous trouvons en situations de peur. Le lien d'attachement se tisse autour des réponses apportées par les parents aux besoins de protection et de réconfort de leur enfant lors des premières expériences de danger, de menace et de stress, et il évolue tout au long de la vie. Outre sa dimension intégrative (éthologique, biologique, évolutionniste, comportementaliste, cybernétique, etc.), la théorie de l'attachement permet la diffusion d'outils pratiques pour modifier des modalités relationnelles du quotidien perçues comme insatisfaisantes. Cette deuxième édition intègre les dernières avancées sur la théorie de l'attachement. Elle a été remaniée afin d'apporter des nouveaux outils qui facilitent le passage de la théorie à sa pratique clinique. Elle présente de nombreuses situations cliniques où la relation d'attachement est travaillée au cours de la Co-Consultation Attachement Parents-Enfant, dispositif de soin spécifique, d'une consultation spécialisée " sommeil „ et d'une consultation pédopsychiatrique.
Un jour, les femmes n'enfanteront plus. Leurs cellules et celles des hommes seront soigneusement produites, sélectionnées puis traitées en laboratoire en vue de la fabrication industrielle d'êtres humains. Améliorés, sur mesure, sans défauts génétiques. De la science-fiction ? En réalité, cet avenir d'où l'enfantement aurait disparu, ce futur où les enfants ne seraient plus le fruit du hasard biologique mais celui d'un système technologique finement paramétré, est déjà parmi nous, en puissance. Petit à petit, par ses avancées dans le domaine des technologies de la reproduction (de l'insémination artificielle à l'ectogenèse, en passant parla fécondation in vitro et la congélation d'ovaires) et au prétexte fallacieux de libérer les femmes, la technoscience nous y conduit. Après avoir pris le contrôle des sols et celui des corps travailleurs dans le but d'accroître toujours plus son emprise, l'industrialisme, dans la poursuite de son geste totalitaire, s'affaire depuis plusieurs décennies à prendre le contrôle du vivant.
L'agriculture numérique - présentée comme la dernière phase de l'industrialisation de l'agriculture - constitue aujourd'hui, pour un certain nombre d'acteurs, la voie privilégiée pour aborder la transition écologique qui s'impose en particulier dans les sociétés industrialisées. Présentée souvent comme la "â¯solutionâ¯" à tous les problèmes provoqués par l'industrialisation de l'agriculture, elle repose pourtant elle-même sur la logique industrielle qui prévaut depuis un siècle et demi dans les pays industrialisés. Elle présente par elle-même un coût environnemental non négligeable, qui n'est presque jamais interrogé.
Résumé : Pour le bien des animaux, celui de la planète et pour préserver notre santé, il faudrait de toute urgence renoncer à l'alimentation carnée voire à tous les produits animaux et, en clôturant dix mille ans de vie commune avec les vaches et les brebis, librement consentir à une agriculture sans élevage. Après des décennies de silence médiatique et politique sur la violence industrielle contre les animaux, pourquoi cette soudaine prise de conscience ? C'est en reprenant le fil de l'industrialisation de l'élevage depuis le XIXe siècle et ses liens historiques avec la "cause animale" que l'on peut comprendre la situation actuelle et le développement des start-up de la "viande propre", amie des animaux et des milliardaires. La science et l'industrie, aujourd'hui comme hier, concoctent pour nous "un monde meilleur". Sommes-nous bien sûrs qu'il correspond à nos désirs ?
Cet ouvrage propose : 1°) Un état de la recherche en matière de complotisme (surtout du point de vue psychologique - domaine dans lequel de nombreuses recherches ont été menées ces dernières années et dont il n'existe pas de synthèse grand public) ? 2°) Liens entre complotisme , antisémitisme et islamophobie (C'est toujours le Mossad qui est derrière; Eurabia) ? 3°) Repenser le complotisme à l'ère des medias sociaux (les classiques du sujet datent d'avant Facebook) ? 4°) Pourquoi la lutte contre le complotisme est-elle condamnée à l'échec.
Passer de l'immobilité à la plus rapide possible des mobilités : cette obsession humaine est immémoriale. De tous temps les humains ont cherché à se mouvoir le plus vite possible, à quitter le statut d'êtres immobiles, posés là quelque part à la surface du monde, pour conquérir celui d'êtres mouvants, en déplacement — un déplacement autant que faire se peut exceptionnel par sa vitesse. par la distance parcourue en un éclair, par la capacité à faire valoir l'espace contre le temps et le temps contre l'espace. Le dragster, dans cette entreprise anthropologique, est le vecteur par excellence approprié. Qu'il compte deux, trois ou quatre roues, cet engin mécanique né avec le XXe siècle est conçu pour l'accélération et pour elle seule. Le dragster, ce sont des prises de vitesse insensées, un parcours sur piste, en ligne droite, réduit au minimum (quelques centaines de mètres tout au plus) et, pour son pilote, des sensations à la fois brutales et complexes. Brutales, car le corps du dragstériste, lors du "run", peut encaisser en quelques secondes 7 G — sept fois la charge de son propre poids — ou plus encore. Complexes, car la compétition dragstérienne vise cet objectif aussi héroïque qu'absurde, annuler le temps écoulé en ne gardant que l'espace conquis.
Le jardin occidental prolonge l'imaginaire de la maison et de l'intimité mais ne s'y limite pas. Il entoure. Ce faisant, il est un trait d'union entre soi-même et les autres, le lieu d'expérimentations de relations au vivant et d'ordonnancement d'un bout d'univers. Cultiver son jardin. Au coeur de cette activité ordinaire s'entremêlent des problèmes techniques, esthétiques, cosmologiques, économiques, politiques. Ici, rien n'est pur. De l'antiquité grecque à nos jours, l'histoire retracée dans cet ouvrage nous l'enseigne : derrière les haies, se déploient une fantaisie active et une variété de façons d'apréhender "l'usage de la nature". Aujourd'hui, plus que jamais, bousculant l'ordre institué, s'inventent d'autres modes d'intervention humaine. Une métaphysique par les mains pour une éthique renouvelée ?