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Jean Schlumberger. Essai critique
Delcourt Marie
GALLIMARD
4,90 €
Épuisé
EAN :9782070218455
Les grands littérateurs n'ont jamais fait qu'une seule oeuvre", dit Proust. Il dégage ainsi des divers romans de Stendhal "un certain sentiment de l'altitude se liant à la vie spirituelle : Ie lieu élevé où Julien Sorel est prisonnier, la tour au haut de laquelle est enfermé Fabrice, le clocher où l'abbé Barnès s'occupe d'astrologie et d'où Fabrice jette un si beau coup d'oeil". Mais il est rare que l'élément commun aux ouvrages d'un auteur soit aussi directement sensible : le travail de l'art s'applique souvent à envelopper de mystère les thèmes inspirateurs, et ceux-ci peuvent rester longtemps inconnus de l'écrivain lui-même. Pour quelques secrets qui se révèlent à première vue, il en est beaucoup que peut seule déceler une recherche approfondie. C'est à une étude de ce genre que Marie Delcourt a tenté de soumettre l'oeuvre de Jean Schlumberger. Travail de détection, d'analyse minutieuse ; travail aussi de synthèse, qui vise à définir le paysage mental, singulièrement ordonné, dont Saint-Saturnin, La mort de Sparte et Le Lion devenu vieux ne sont que des aspects variés. La continuité d'une création si multiple a pour indice certain la constance du style qui l'orne et la soutient. En même temps qu'elle découvre des idées et des thèmes, Marie Delcourt dénombre les ressources d'une technique de plus en plus sûre dont les vertus garantes sont la justesse, la solidité, la pudeur.
Le propos de l'auteur a été de montrer comment un tempérament d'homme d'Etat peut informer une politique. Si la politique de Périclès est impérialiste et même dictatoriale, sa personnalité d'ami des philosophes, sa réserve, son style le situent bien loin de l'image que nous avons aujourd'hui d'un dictateur. Il met des dons d'aristocrate au service de ce que nous appellerions une politique des masses. Ou plutôt, il rêve de faire d'Athènes entière une aristocratie. L'auteur a mis en oeuvre, pour tenter cette restitution, moins les dires souvent partiaux ou conventionnels des historiens anciens que les réalités concrètes et connues de la vie hellénique. Périclès apportait à la démocratie athénienne une idée nouvelle : la richesse conçue indépendamment de la propriété foncière et résultant du travail humain ; en conséquence, il rompt avec la thésaurisation à l'orientale et mobilise l'argent. Le résultat est le Parthénon, qui du reste n'entama point le mépris des Grecs pour le travail manuel et salarié. Pour que le système pût durer, il aurait fallu, ou bien vivre en paix avec Sparte, ou bien traiter les cités de la Ligue en alliés et non en peuples soumis. Périclès ne s'y résolut point. Ce philosophe pratiqua un dur impérialisme qui fit haïr Athènes et rendit éphémère leur grandeur politique à tous deux. Sa destinée de fils de grande famille lui imposa le métier seigneurial : le gouvernement et la guerre. Son amitié pour Phidias, pour Anaxagore, pour Protagoras, 'on amour profond, exclusif, pour Aspasie, ont paru au peuple des faiblesses indignes d'un chef. Nous lui reprocherions tout autre chose : de s'être aveuglé volontairement sur la précarité de son oeuvre politique. Fut durable, au contraire, tout ce qu'il fit en suivant son sentiment instinctif des valeurs humaines, par exemple ce Parthénon construit au delà du bien et du mal, avec l'argent que les Alliés, durement contraints, versaient malgré eux pour l'entretien de la flotte. Les philosophes, séduits par l'exceptionnelle beauté de son tempérament, ont tout accepté de Périclès avec admiration, même la folie qu'il commit en s'engageant dans la guerre du Péloponnèse. On a essayé de réagir ici contre ce que Beloch appelle la Pericles-Theologie et de montrer l'homme tel qu'il fut : timide, prudent, habile à se replier, incapable de renoncer, secrètement dépouillé et invulnérable : un humaniste de génie dont le sort fit un général.
Delcourt Marie ; Hélin-Magnette Marie-Claire ; Cur
Enfin rééditée, cette somme du bon sens culinaire, avec une abondante iconographie et trois dessins originaux de Thierry Bosquet, ravira les amateurs de beaux livres et de fourneaux. Des annexes et index pratiques permettent une lecture interactive efficace et complète, afin d'optimiser tout projet culinaire. Sous forme efficace, avec une iconographie fournie, ce livre constitue une source d'inspiration inépuisable pour ceux qui aiment et/ou doivent cuisiner. Biographie de l'auteur Marie Delcourt fut avant tout une Helléniste de première force, traductrice et biographe des grands classiques, éminent professeur à l'Université de liège, elle était une chercheuse de haut niveau hantée par le souci de communiquer son savoir. C'est ainsi qu'excellente cuisinière, elle tint à rédiger ce manuel culinaire à l'usage de ceux qui exerçaient une profession absorbante. Ce contexte fera de son projet un livre exceptionnel.
Pelevic Maja ; Karas-Delcourt Marie ; Jovanov Svet
Résumé : Moderne et percutante, Peau d'orange bouscule et soulève les questions de genre dans notre monde contemporain. Le personnage principal, ELLE, oscille entre la dépression, la révolte et le conformisme. Tour à tour soumise au diktat de l'image du corps imposé par la société patriarcale, prête à tout pour être reconnue ou devenue mère malgré elle, la femme et sa féminité sont remises en question et tiraillées entre libération et asservissement. L'homme et la femme sont-ils partenaires ou étrangers l'un à l'autre ? L'autre n'est-il qu'un moyen pour assouvir ses désirs ou atteindre ses objectifs ? La force du texte tient en la simplicité de l'expression pour décrire toute la complexité d'un système. Maja Pelevic, née à Belgrade en 1981, est dramaturge, metteuse en scène et performeuse. Elle a notamment suivi les cours dispensés par Richard Schechner, avant d'être accueillie au Royal Court Theatre de Londres en 2005. Membre de la rédaction de la revue Scena, conseillère littéraire au Théâtre national de Belgrade, cofondatrice de Nova drama, elle participe à de nombreux projets. Ses productions ont été largement présentées en Europe, notamment à la Volksbühne à Berlin, et ont reçu de nombreux prix, dont celui du BeFem, le festival féministe de Belgrade, en 2019. Créé à l'Atelier 212 à Belgrade en 2006, prix du meilleur spectacle au festival Sterjino Pozorje de Novi Sad en 2010, Peau d'orange a récemment fêté sa trois centième représentation. Préface de Svetislav Jovanov.
Chaque femme est unique tout en étant plusieurs. Ses multiples visages reflètent tour à tour les facettes de son êtes complexe, témoignent de la profondeur de ses sentiments, s'illuminent de la variété de ses émotions, révèlent son âme généreuse... La femme est singulière et plurielle à la fois. Ces dix femmes vont chacune à leur manière, aimer, souffrir, se taire, s'enfuir, rêver, espérer, créer... Vivre ! A la lecture de ces histoires, à vous de trouver la réalité dans la fiction, l'invention dans le concret, de démêler le vrai du faux, de découvrir si la vie est plus cruelle que l'imaginaire.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.