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Athéismes et évangélisation. Textes missionnaires, volume 2
Delbrêl Madeleine
NOUVELLE CITE
21,30 €
Épuisé
EAN :9782853136181
Les idées générales sont souvent le plus trompeur des itinéraires. " C'est dans cet état d'esprit que Madeleine Delbrêl écrivait au début des années 50. Les généralités réduisent et rendent illisible le réel. Elle, elle veut entrer dans la diversité des situations, elle réfléchit en ayant des personnes devant les yeux. Dans une première série de textes, elle considère la misère économique mais aussi ce qu'elle appelle la " misère de l'esprit ". Ensuite, elle poursuit sa recherche avec un regard aigu porté sur les " habitudes chrétiennes " qui masquent de futurs effondrements de la foi. Convertie à l'âge de 19 ans, elle aborde l'évangélisation comme un dynamisme intérieur à la vie chrétienne qui porte vers les autres dans un unique élan apostolique. Fidèle à notre ligne éditoriale, le tome VIII est conçu comme un livre autonome au sein des ?uvres complètes. Il rassemble de façon ordonnée des articles, des conférences et des notes. Madeleine Delbrêl ne donne pas de recette d'évangélisation, elle donne le témoignage de son expérience sur le comportement chrétien en milieu athée.
Biographie de l'auteur Poète, assistante sociale et mystique, Madeleine Delbrêl (1904 - 1964) est considérée par beaucoup comme une des figures spirituelles majeures du 20e siècle. Par ses engagements sociaux à Ivry (banlieue parisienne), son témoignage de vie évangélique et communautaire en milieu défavorisé et déchristianisé, et par l'ampleur de ses écrits aux accents pionniers, elle atteint, petit à petit, un large public sensible à la vérité et à la pureté de sa vie et de sa parole. Sa cause de béatification a été introduite à Rome.
Figure toujours plus connue, citée et appréciée, Madeleine Delbrêl n'a pas fini de nous accompagner sur les routes de notre monde. Son expérience humaine, son intuition profonde d'un Dieu présent au milieu des hommes de toutes conditions, son écriture fine et percutante, font d'elle une source d'inspiration ? et d'action ? pour tous : "Nous autres, gens de la rue, croyons de toutes nos forces, que cette rue, que ce monde où Dieu nous a mis est pour nous le lieu de notre sainteté." Elle est habitée par les immenses bouleversements de société vécus au XXe siècle et qui se prolongent en ce début de troisième millénaire. Elle veut aller plus loin, plus profond dans les complexités de la vie et "l'abîme insondable des mystères de Dieu". Ces textes, puisés dans l'ensemble de ses oeuvres complètes, dans une variété de style littéraire, invitent à la rencontre et à la confiance. Son procès de béatification est en cours.
Résumé : Ce second volume des écrits aux Equipes réunit des textes de la période 1950-1956. Avec une quinzaine de femmes, Madeleine Delbrêl poursuit un unique but : "Réaliser dès cette terre l'amour pour lequel Dieu nous a créés et que le Christ nous a révélé dans son Evangile." Très engagées, sans tomber dans l'activisme ou l'agitation, ces femmes vivent avec Madeleine un discernement au fil des jours, celui d'une fraternité évangélique au coude-à-coude avec les gens de leur ville. Mais Madeleine Delbrêl traverse une période difficile, semée de doutes et d'incertitudes sur l'avenir des Equipes. Des tensions internes l'interpellent sur la notion d'obéissance, elle qui ne veut mettre que la charité comme règle des petites communautés naissantes. Elle prend l'humilité comme base au discernement, en des pages magnifiques. C'est dans cette période qu'elle rencontrera le pape Pie XII, en 1953, ce dont elle fait un récit profond et émouvant. Après des tentatives de rapprochement avec des instituts séculiers qui finalement échoueront, elle procède elle-même, avec difficulté, à l'élaboration d'ébauches de statuts. Les textes spirituels qui les fondent sont d'une profonde beauté : "respect de la vie de chacune", "esprit de pénitence"... et son esprit missionnaire est partout présent "Attendre longtemps, apprendre beaucoup, aimer jusqu'au bout".
Ce nouvel ouvrage met à la disposition du public des textes d'un genre différent : des méditations poétiques, des hommages, des sketchs et chansons, des poèmes de circonstance. Ces textes pleins de fantaisie ont une place majeure dans la vie et l'oeuvre de Madeleine qui y médite souvent le quotidien en vers libres, pleins d'images et d'humour. Le lecteur entre ainsi dans une prière simple et profonde. Les noëls, du même style, témoignent de sa mystique de l'Incarnation. Ce volume est un hommage à l'humour légendaire de cette grande figure.
Ce numéro est consacré aux symboles de la foi, ce que l'on désigne sous le nom plus familier de "Credo" . Avec cette appellation, on voit tout de suite de quoi il s'agit. On sait en effet que le "Credo" fait partie intégrante de la messe et que ce texte exprime l'essentiel de la foi de l'Eglise. Dans notre liturgie il en existe deux versions : le symbole de Nicée-Constantinople et le symbole des Apôtres. Mais il y en eut bien d'autres. Tous remontent au temps des Pères. Ces symboles de foi étaient utilisés essentiellement lors de la préparation au baptême des candidats qui, à cette époque, étaient pour la plupart adultes. On retrouve cela aujourd'hui : les catéchumènes adultes reçoivent le symbole de la foi lors d'une célébration préparatoire au baptême. Cet exemple montre l'enracinement liturgique des symboles. La liturgie en effet a toujours été le coeur de la vie des chrétiens : lectures, hymnes, prières, prédications, catéchèses, paroles et gestes des célébrations ont façonné la vie et la pensée des communautés chrétiennes au long des siècles. Ainsi la liturgie a été un lieu essentiel de création et de composition à toutes les époques en fonction des événements. C'est dans ce creuset que s'est forgée la théologie. C'est dans ce trésor que, tels les scribes avisés dont parle l'Evangile, les Pères ont tiré de l'ancien et du nouveau. C'est des textes qu'ils entendaient ou chantaient, qu'ils puisèrent les formules des premières confessions de foi, qui servirent notamment lors des célébrations baptismales. J. FANTINO, o. p.
Le Christianisme a commencé en Terre Sainte, et on sait qu'il s'est répandu très rapidement. Mais, sait-on qu'il fut très tôt présent dans le monde syro-palestinien qui recouvre les pays qui vont d'Israël et de la Jordanie jusqu'à la Turquie et à l'Iran actuels. Ainsi une Communauté chrétienne existe à Damas dès les années 35-36 : c'est elle qui accueille Paul lors de sa conversion. Il y a aussi Antioche où les croyants reçoivent pour la première fois le nom de chrétiens (Ac 11, 26). Le monde syro-palestinien a donc été très tôt gagné par la foi au Christ. Mais il possède également une autre caractéristique très importante. En effet, dans ces contrées les gens sont en général de langue araméenne. C'est une langue de cette famille que parlaient Jésus et ses disciples. L'araméen est davantage un ensemble de dialectes plutôt qu'une langue unique et uniforme. Toujours est-il que c'est dans cette culture araméenne, et donc sémite, que se fait dès les débuts du christianisme l'évangélisation des contrées du Proche-Orient. Ainsi dès le début il y eut des Eglises de culture araméenne qui parlent cette langue et célèbrent leur foi avec elle. Ephrem est un Père du IVe siècle appartenant à l'une de ces Eglises. C'est par lui que nous avons choisi de vous présenter les Eglises de langue araméenne. Peut-être le connaissez-vous déjà ou avez-vous entendu parler de lui. Ce numéro lui est consacré et commence par une introduction à la culture araméenne, avant de présenter Ephrem et son oeuvre.
Nous voici arrivés au terme de l'année civile. C'est aussi le commencement de l'année liturgique avec le temps de l'Avent et de Noël. La liturgie célèbre alors Jésus le Christ qui vient chercher les hommes pour les conduire à Dieu, son Père. Jésus est ainsi le chemin qui conduit au Père. C'est ce que nous vous proposons de méditer avec saint Augustin. Ce numéro est un recueil de textes complémentaires du Numéro 25. Dans ces textes Augustin, en maître spirituel, montre le cheminement de l'homme vers Dieu. C'est pour-quoi ce numéro veut être aussi un accompagnement pour tous ceux qui veulent entrer plus loin dans le mystère du Christ, chemin vers le Père. J. FANTINO, o. p.
VOICI le premier numéro de l'année 1988. Nous ne sommes plus au temps des voeux, mais je voudrais en formuler un. Or, que peut-on souhaiter aux lecteurs d'une revue, sinon d'en être contents ? Notre désir est ainsi de continuer à vous plaire en cheminant avec vous à travers le monde des Pères. D'ailleurs, il existe un moyen pour que ce souhait se réalise pleinement : c'est de nous faire part de vos remarques et de vos demandes. Grâce à elles nous pourrons continuer d'améliorer "Connaissance des Pères" . Ce numéro est intitulé : "Judaïsme et chrétienté" . Il est la continuation du précédent. Mais le changement de titre indique un changement de tonalité. Les relations entre le judaïsme et le christianisme ont connu deux phases. La première correspond à la situation de l'Eglise jusqu'au quatrième siècle. Elle est alors minoritaire dans un monde païen qui, très tôt, lui est hostile : c'est le temps des grandes persécutions. Au quatrième siècle on assiste à un retournement de situation. Le christianisme, toléré officiellement, devient religion d'Etat. Ainsi, aux quatrième et cinquième siècles, l'empire devient un pays de chrétienté. Une telle transformation ne pouvait manquer d'affecter les relations de l'Eglise avec le judaïsme. C'est ce que l'on vérifie effectivement en lisant les Pères contemporains de ce changement. Mais on retrouve, comme à la période précédente, la même variabilité d'attitudes. l'aide de deux des Pères les plus célèbres de l'époque, Jean Chrysostome et Augustin, nous vous proposons de découvrir comment était perçu le judaïsme dans des cultures et des lieux différents. Jean Chrysostome est sans doute le Père qui a été le plus accusé d'antisémitisme. Il n 'est pas facile de répondre. D'une part, Jean est sémite et sa langue maternelle est un dialecte araméen, le syriaque. D'autre part, à Antioche, comme en Syrie à cette époque, l'Eglise connaît une situation paradoxale : des chrétiens continuent de fréquenter régulièrement la synagogue. La réaction virulente de Jean est dans la ligne de Paul : continuer pour un chrétien à suivre les coutumes juives, c'est nier l'oeuvre salvatrice du Christ Jésus (cf Ga 5, 2) : à chacun de lire l'ensemble et de se faire son opinion. J. FANTINO, o. p.