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De Kant aux postkantiens
Delbos Victor
AUBIER
22,50 €
Épuisé
EAN :9782700733402
Il est incontestable que le développement de la philosophie allemande du commencement du XIXème siècle a été suscité non seulement dans une large mesure, mais encore dans sa signification la plus essentielle, par la doctrine de Kant. La pensée kantienne a immédiatement fructifié en Allemagne avec une puissance et une richesse de production comparable au merveilleux épanouissement de la pensée de Socrate dans la philosophie grecque." Ainsi commencement les leçons que Victor Delbos consacra en 1909 à Fichte, Schelling, Hegel, Schopenhauer, héritiers critiques de Kant. Panorama didactique de l'idéalisme allemand. De Kant aux posthantiens reste un ouvrage sans équivalent en langue français. L'examen approfondi de ce classique auquel se livre ici, en guise d'introduction, Alexis Philonenko, montre que l'histoire de la philosophie peut, quand elle est pratiquée par des maîtres, survivre à sa propre histoire.
Depuis 1802, l'Ecole Spéciale Militaire forme de jeunes officiers destinés à l'encadrement dans les unités de l'Armée de Terre. L'étude de l'histoire de cette formation et l'analyse de ses différents aspects, permettent de discerner et de préciser les questions qui se posent de manière rémanente, mais aussi de manière toujours plus complexe et technique, à la pédagogie militaire. L'histoire de la formation n'est pas tant l'histoire de l'école ou des écoles, que l'histoire de l'enseignement lui-même. Comment est-on fait officier ? Depuis 1802, comment ont évolué les différentes composantes de la formation, ainsi que les objectifs, en fonction de l'environnement historique ? Peut-on en déduire des " facteurs de la formation militaire " ? Telles sont les questions posées par cet ouvrage qui observe la formation militaire sous de nouvelles perspectives.
Victor Delbos [1862-1916] était un philosophe et un historien de la philosophie et des philosophes.Nommé maître de conférence à la Sorbonne en 1902, il y fit toute sa carrière. Son essai sur la formation de la philosophie pratique de Kant reste une référence. Son texte sur Spinoza également. À sa mort, au milieu de la Grande Guerre, il laissait une rédaction complète de dix-sept leçons d'un cours consacré à la philosophie française qu'il souhaitait voit publier au plus tôt. Ce fut sa façon de faire oeuvre de patriotisme. Maurice Blondel, philosophe et ami de l'auteur se chargera de la publication de l'ouvrage qui voit le jour en 1919 chez Plon-Nourrit.Livre qui compte 14 chapitres consacrés aux grands noms de la philosophie française, de Descartes à Saint-Simon et Auguste Comte, sans oublier Voltaire, Montesquieu, Rousseau, Maine de Biran et bien d'autres. Victor Delbos, selon ses propres mots, y compte « renouer notre tradition philosophique de façon plus étroite et rentrer dans la pensée française pour montrer qu"« elle a en elle assez de ressources pour se développer et se renouveler avec ses caractères propres [...] sans se laisser conduire. »Texte clair et limpide, d'une grande pédagogie et acuité La philosophie française était absente des librairies depuis près d'un siècle. Après Descartes et Pascal, les éditions Manucius reprennent dans leur deuxième livraison de la réédition complète de l'ouvrage, les chapitres consacrés Voltaire, Montesquieu, Diderot et Rousseau."
Sur nos écrans de télévision ou de cinéma, sur nos tables de chevet, les polars peuplent notre quotidien d'histoires mystérieuses et/ou sanglantes... Pourquoi une telle prolifération ? A quoi répond-elle ? Chaque époque a vu surgir des genres littéraires en lien avec ses préoccupations profondes. Si le XXème siècle est celui de l'émergence du roman policier comme de la psychanalyse, n'y a-t-il pas lieu de s'interroger sur ce qui, du "malaise dans la civilisation" contemporain, fait écho de l'un à l'autre ? C'est ce que l'auteur nous propose dans cet essai. Avec comme indice le troisième élément : le discours capitaliste...
Biographie de l'auteur Vannina Micheli / Rechtman est psychanalyste, psychiatre de formation et docteur en philosophie. Elle est membre de Espace Analytique et chercheur associée à l'université Paris 7.
L'âge d'or du duel en France. ce n'est pas l'époque des mignons de Henri III. mas le siècle du fer et de la vapeur: après la Révolution française, plus besoin d'être noble pour porter l'épée et provoquer un adversaire aussi bien né que vous. Tout le monde peut se battre, et tout le monde se bat, à l'épée, au sabre, au pistolet; à propos d'un pied écrasé par mégarde, d'un article de journal venimeux, ou d'un adultère trop voyant. A force de se battre, on commence à se tuer moins: le dernier duel meurtrier connu a lieu en 1903. Et puis, après la boucherie de la Grande Guerre, le duel s'étiole, même si quelques combats ont encore lieu jusque dans les années 50 - notamment celui qui opposa Defferre à Ribière, indigné d'avoir été traité d'"abruti". Fourmillant de récits de rencontres légendaires ou méconnues, ce beau livre raconte la saga du duel sous toutes ses formes, sociales, littéraires ou politiques.
Van Orman Quine Willard ; Largeault Jean ; Laugier
Au centre de ce volume se trouve " L'épistémologie naturalisée ", sans doute le texte le plus influent de Quine : référence de la philosophie analytique dans sa version naturaliste, il a été utilisé non seulement comme manifeste philosophique des sciences cognitives, mais aussi comme signal d'un renoncement à l'antipsychologisme des pères fondateurs de la philosophie analytique. Quine y affirme que l'épistémologie devient " un chapitre de psychologie ", puisqu'elle étudie " un phénomène naturel, à savoir un sujet humain physique " et sa production de théorie (output) à partir de données sensorielles (input). Il reverse la question épistémologique à la psychologie, la renvoyant au schème conceptuel de la science dans son ensemble. L'inverse vaut aussi : la science naturelle, par un effet de " mise en abyme ", est finalement contenue dans l'épistémologie. On comprend pourquoi il est important que l'épistémologie soit naturalisée, et non, comme on l'imagine parfois, l'esprit, l'intentionnalité ou le langage. Naturaliser signifie renoncer à toute fondation extérieure à la nature, et certainement pas retrouver de nouvelles certitudes dans la science. Un naturalisme second ne serait plus fondé sur le modèle des sciences de la nature, mais sur notre nature, qui est sociale. Cet ouvrage a ainsi lancé le débat crucial sur les variétés du naturalisme : Sellars, Strawson, Putnam puis McDowell ont travaillé à élaborer ce naturalisme de la seconde nature. Le naturalisme devient alors simplement une position immanente, refusant toute argumentation transcendantale et toute position d'arrogance de la philosophie comme de la science. La réflexion sur le naturalisme, sur ses limites et sa nature, est certainement un élément essentiel de l'héritage philosophique de Quine aujourd'hui, et l'acquis le plus durable de la Relativité de l'ontologie.