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Quel patriotisme économique ?
Delbecque Eric
PUF
13,50 €
Épuisé
EAN :9782130565574
Le patriotisme économique fait débat. Contrairement aux idées reçues, il ne se confond en rien avec un quelconque protectionnisme. Il entend promouvoir la synergie public/privé au profit de la compétitivité et de l'emploi. Il vise également à favoriser le travail en réseaux et l'innovation, à la manière de l'esprit des pôles de compétitivité. Il est l'occasion d'une réforme profonde de la politique industrielle marquant la fin du modèle de l'État producteur. Son message est simple: construire l'État stratège et partenaire au service du développement et de la sécurité économique. Biographie de l'auteur Secrétaire général de l'IERSE (Institut d'études et de recherche pour la sécurité des entreprises), Eric Delbecque est expert en intelligence économique et intervient par ailleurs à l'ENA, l'Ecole des Mines de Paris, la Sorbonne, l'Université d'Assas et l'Ecole de Guerre Economique. Il est notamment l'auteur de L'intelligence économique (PUF, 2006).
Patriotisme... Le mot est à peine prononcé que la sentence tombe : nationalisme, protectionnisme, archaïsme... Loin de tomber dans le piège de la caricature, Eric Delbecque propose au contraire de penser ce qui rend ce débat si sensible en France. Pour ce faire, il nous invite à explorer notre inconscient collectif et les perceptions de l'idée nationale que fabriquent certaines élites et le politiquement correct, mettant ainsi en lumière les rapports qu'entretiennent à l'origine le nationalisme et le religieux d'un côté, le patriotisme et la République de l'autre. Sans oublier le contexte de guerre économique, qui conduit assez mécaniquement à reconnaître la légitimité du patriotisme économique sans sombrer dans une quelconque obsession autarcique vindicative. Si bien qu'Eric Delbecque peut mettre très clairement en évidence pourquoi, au-delà des partis-pris idéologiques, la nation demeure simplement le cadre légitime de la démocratie, tout en s'affirmant comme un périmètre nécessaire pour construire une politique économique socialement acceptable. Ôtant donc à ce débat son caractère inutilement passionné, Eric Delbecque met au jour l'âme du patriotisme économique qu'il s'agit de faire prospérer non pas en refusant la réalité de la mondialisation, mais en faisant appel à l'intelligence, à l'innovation et aux ressources des territoires.
En France, l'idéologie sécuritaire et la société de surveillance sont deux thèmes classiques du storytelling du XXIe siècle, alimentés aussi bien par les analyses d'intellectuels et de journalistes que par les discours politiques. La surveillance, qui s'exercerait sur chaque citoyen, ne cesserait de progresser dans des collectivités obsédées par le principe de précaution et par les « nouveaux » risques (terrorisme, cybercriminalité, etc.). L'État menacerait donc les libertés individuelles tandis qu'une idéologie sécuritaire, prônant la mise en place de dispositifs liberticides, contaminerait lentement mais sûrement les esprits, nous rapprochant insensiblement d'un régime fascisant… Certes, la société de surveillance progresse. Cependant, nul apprenti dictateur n'entend consciemment nous l'imposer ; chacun d'entre nous l'appelle de ses vœux face aux menaces de l'insécurité et de la société de défiance. Parallèlement, la société du spectacle, la peur de l'autre et la méconnaissance du monde fabriquent une idéologie sécuritaire qui ne résulte d'aucun projet gouvernemental, quelle que soit la majorité au pouvoir. Cette tentation de la société de surveillance et de l'idéologie sécuritaire sonne le glas du culte du progrès et démontre la nécessité de repenser notre modèle démocratique.
Résumé : "La violence est-elle inscrite dans l'ADN de "l'ultragauche" ? L'année 2018, avec les affrontements musclés de Notre-Dame-des-Landes, ceux de la manifestation du 1er Mai ou encore les gilets jaunes, peut le laisser penser. Ces formes d'action révèlent une montée en puissance de la violence politique dans les sociétés occidentales. Mais qui sont ces Ingouvernables au fond si méconnus, qui refusent l'autorité de l'Etat et se déclarent les ennemis du capitalisme ? Je les ai baptisés Hipunk- combinaison de l'utopie romantique hippie et de la radicalité punk, du mythe orphique de la Nature et du nihilisme existentiel propre à la société de consommation. Les Hipunk ont renoncé à la Révolution marxiste par le haut - la dictature du prolétariat - mais adopté une nouvelle tactique offensive : saper l'autorité publique par le bas, en investissant et multipliant les "territoires perdus de la République". Chez ces ingouvernables, la ZAD (non plus Zone d'Autonomie à Défendre, mais Zone d'Autonomie Définitive) est l'objectif à atteindre, la technique s'appelle black bloc et la philosophie se nomme l'antispécisme. Si les groupuscules idéologiques sont nombreux et souvent rivaux au sein de "l'ultragauche", ils se rejoignent dans un rejet viscéral de l'idée de Progrès et un athéisme politique radical : à leurs yeux le clivage droite/gauche n'existe plus. Ce qui nous menace, avec les Hipunk, ce n'est pas la grande insurrection révolutionnaire, c'est la montée progressive d'une France trouée, d'une "France léopard" où la République ne sera plus partout chez elle mais se retrouvera condamnée à composer avec différents communautarismes", Eric Delbecque.
Depuis la fin de la guerre froide, les rapports de force entre les puissances s'articulent autour d'enjeux économiques. Les gouvernements de la planète, dans leur grande majorité, ne cherchent plus aujourd'hui à conquérir des terres ou à établir leur domination sur de nouvelles populations, mais à construire un potentiel industriel et une force de frappe commerciale capable d'apporter devises et emplois sur leur territoire. En parallèle, l'essor de la mondialisation a transformé la libre-concurrence « aimable », limitée et encadrée, en une « hypercompétition » généralisée.Quelles sont les raisons qui ont amené le monde vers cette guerre économique? Sous quelles formes se manifeste-t-elle? Quels acteurs fait-elle s'affronter? Quelles conséquences peuvent en découler pour les nations, les collectivités, les organisations et les individus au XXIe siècle? Et enfin, est-il possible d'inventer la « paix économique »?Illustré par de nombreux exemples concrets de batailles économiques récentes, cet ouvrage propose une synthèse sur un concept né dans les années 1990 aux États-Unis, celui de « guerre économique ». Il propose une analyse des stratégies géoéconomiques actuelles.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).