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Patriotisme économique : un social-libéralisme ?
Delbecque Eric
UPPR
7,50 €
Épuisé
EAN :9782371681057
Patriotisme... Le mot est à peine prononcé que la sentence tombe : nationalisme, protectionnisme, archaïsme... Loin de tomber dans le piège de la caricature, Eric Delbecque propose au contraire de penser ce qui rend ce débat si sensible en France. Pour ce faire, il nous invite à explorer notre inconscient collectif et les perceptions de l'idée nationale que fabriquent certaines élites et le politiquement correct, mettant ainsi en lumière les rapports qu'entretiennent à l'origine le nationalisme et le religieux d'un côté, le patriotisme et la République de l'autre. Sans oublier le contexte de guerre économique, qui conduit assez mécaniquement à reconnaître la légitimité du patriotisme économique sans sombrer dans une quelconque obsession autarcique vindicative. Si bien qu'Eric Delbecque peut mettre très clairement en évidence pourquoi, au-delà des partis-pris idéologiques, la nation demeure simplement le cadre légitime de la démocratie, tout en s'affirmant comme un périmètre nécessaire pour construire une politique économique socialement acceptable. Ôtant donc à ce débat son caractère inutilement passionné, Eric Delbecque met au jour l'âme du patriotisme économique qu'il s'agit de faire prospérer non pas en refusant la réalité de la mondialisation, mais en faisant appel à l'intelligence, à l'innovation et aux ressources des territoires.
Le harcèlement communautariste tue la République. Où se situe donc notre problème ? Dans la propension de notre pays, estime Eric Delbecque, à se culpabiliser à tout propos. La neurasthénie nous empoisonne. Mais cette haine de soi est d'abord encouragée par ceux qui nous gouvernent. Pourquoi ? Parce que, selon lui, elle s'inscrit dans la volonté de nos "élites" d'atteindre leurs objectifs personnels en flattant tous les communautarismes bruyants. Terrorisés par le politiquement correct, nos politiciens, obsédés par la conquête des "places", quelques intellectuels fascinés par l'angélisme exterminateur et une poignée de titans des affaires obnubilés par leur quête sans fin du profit préfèrent donner des gages aux minorités vindicatives. Comment en sortir ? En osant s'opposer aux discours faussement modernes de ces dernières années qui affirment de façon péremptoire que le roman national est un instrument d'oppression et un anachronisme. Pourvu qu'on le comprenne bien et qu'on le modernise, il demeure notre meilleure défense contre la guérilla communautariste, tissé de rapides assauts incessants contre les fondements des sociétés ouvertes.
Les guerres secrètes existent. Mais elles ne ressemblent guère aujourd’hui aux intrigues les plus folles des blockbusters hollywoodiens. Pensons-nous qu’un quelconque savant fou rêve de devenir le maître de l’univers en créant un super-soldat puis en le clonant à des millions d’exemplaires ? Évidemment non. Un cénacle occulte se réunit-il dans des bases ultrasécurisées pour planifier la conquête du monde par des agents infiltrés dans les plus hautes sphères gouvernementales ? Encore non. Existe-t-il à la surface du globe un génie criminel au QI exceptionnel capable d’inventer une arme terrifiante lui permettant de faire chanter tous les États de la planète? Toujours non. Lex Luthor, tout comme le professeur Moriarty, le Docteur No ou l’organisation du Spectre, habitent l’imaginaire des scénaristes mais pas des souterrains sécurisés sous nos cités, ou des châteaux médiévaux fortifiés, au fond de sombres campagnes au climat transylvanien… À mille lieues de l’attirail fantasmatique de toutes les formes de théories du complot, ces guerres « masquées » se révèlent à la fois bien plus prosaïques et plus complexes à explorer. Il faut les chercher sur le terrain de l’influence, des stratégies pour configurer et par conséquent contrôler, de la manière la plus discrète possible, l’espace mental, collectif ou individuel, et le maillage normatif. L’influence, pour reprendre la formule de Walter Lippmann, c’est la « fabrique du consentement ».
Résumé : Idéologie sécuritaire, état d'urgence, opération Sentinelle, risque zéro, dit la théorie. Impréparation, outrance, illusion, imprévoyance, dit la pratique. Face à la terreur, les effets d'annonce sont tout, sauf des mesures de réalité. Spécialiste des guerres nouvelles, Eric Delbecque dit ici la vérité sur la politique-spectacle de la rassurance publique. Il dévoile la faiblesse des conceptions et des dispositifs qu'elles signalent. Il révèle les moyens stratégiques et technologiques qu'elles requièrent. Il éclaire la mutation des mentalités qu'elles appellent. Comment penser la vulnérabilité de nos sociétés, plutôt que de promettre un monde idéal dont le conflit, la violence et la mort seraient bannis ? Comment repenser notre modèle de protection, inefficace et obsolète ? Comment substituer, désormais, l'anticipation à la réactivité ? Bilan implacable sur le défi des attentats et le manquement des gouvernants, voici un manuel autant d'existence que de résistance.
Résumé : Inutile d'éluder : ouvrons les yeux, la menace salafiste existe. La France vit une grande illusion. Nous croyons être toujours le pays où l'on débat, où l'on échange des arguments, alors même que nous sombrons chaque jour un peu plus dans un climat intellectuel de guerre civile. Ce constat vaut en particulier pour le débat actuel sur la place de l'Islam dans la société française et sur l'ampleur du péril islamiste. Allons droit au but : l'Islam ne constitue pas une question en soi dans la France de 2020. L'adversaire de la République s'appelle le salafisme. La source du problème ne réside pas dans le Coran mais dans ceux qui le transforment en arme pour affaiblir la démocratie libérale. Dans ce camp, on trouve bien évidemment les jihadistes, mais aussi les salafistes et l'ensemble des acteurs contestataires davantage animés par une fureur décolonialiste que par une authentique ferveur spirituelle. Le centre de gravité de cette galaxie dangereuse est le salafisme. Leur stratégie, et les tactiques afférentes, font des salafistes dits " quiétistes " et " politiques " des Silencieux, ces petits cylindres également qualifiés de modérateurs de son, que l'on visse sur le canon d'une arme pour gagner en discrétion. Ils nous endormissent, démonétisent l'idée que c'est bien une nouvelle forme de totalitarisme qui tente de s'épanouir en France. Au mieux on déplore, puis on passe rapidement à autre chose... En attendant, les Silencieux franchissent les uns après les autres les remparts censés défendre la démocratie, les libertés individuelles et l'héritage républicain.
A première vue, tout le monde croit comprendre ce que signifie "bioéthique". On pense en effet aussitôt à une éthique spécialisée dans les problèmes "bios". Et l'on ne se trompe pas si l'on désigne par là un champ nouveau de l'action humaine. Il a fait son apparition à cause de l'irruption du progrès scientifique et technique dans des pratiques inédites, tant médicales qu'extra-médicales, mais qui concernent tous ce que l'on peut et ce que l'on veut faire de l'homme. Mais est-ce une raison nécessaire et suffisante pour se charger d'un mot nouveau, susceptible de faire double emploi avec celui d' "éthique" ? Car enfin, qu'a fait l'éthique depuis qu'elle existe, sinon se préoccuper de la vie (bios) ? Comme l'a suggéré France Quéré, viserait-on un quelconque effet marketing, dans le but de vendre de l'éthique aux Américains ? Ou bien cherche-t-on à remplacer l'éthique par un dispositif chargé de promouvoir un nouveau projet sur l'homme ? Dans cet essai décisif, Dominique Folscheid examine à la loupe les origines et les fondements problématiques de la bioéthique, en mesure les enjeux, en révèle les ambiguïtés, en dévoile les leurres et met en évidence les collusions qu'elle nourrit entre liberté, utilitarisme, religiosité et fascination pour la Technique.
Ce premier Cahier de Francs-Maçons inaugure une collection dans laquelle une Loge du Grand Orient de France, la Loge Roger Leray, propose de s'engager ouvertement dans les débats actuels les plus décisifs en rendant ses travaux accessibles au public. En cette époque où les chiffres remplacent les mots, où l'on confond exactitude et vérité, où le langage de l'image remplace celui de l'écrit et où le savoir lui-même se limite à de gigantesques bases de données, les Data, une telle démarche n'a rien d'anodin ; non seulement par son caractère historiquement singulier, mais aussi par le sentiment d'urgence dont elle porte témoignage. En effet, tandis que nous entrons dans une civilisation immatérielle et une société en réseaux qui bouleversent les notions de territoire et de hiérarchie, d'espace et de temps, l'enjeu n'est rien moins que de repenser le statut de l'Homme et les conditions d'un vivre ensemble réellement respectueux de tous. Dans cet ouvrage, nous découvrons un inventaire et des analyses remarquablement fines des valeurs et des fonctionnements les plus représentatifs de notre époque où la société humaine, enivrée par ses conquêtes techno-scientifiques, est devenue la marionnette de ses propres outils pour finalement perdre son équilibre et la maîtrise de son destin. Passé le diagnostic, c'est une vision inspirante de l'Homme qui nous est proposée en partage, loin de toute nostalgie stérile : car s'il faut penser objectivement le monde actuel, les solutions les plus efficaces ne peuvent trouver leurs racines qu'aujourd'hui également. Ainsi sont donc notamment convoquées et confrontées, à l'occasion de réflexions particulièrement affutées, la démocratie, la laïcité, le progrès, l'Humanisme et la modernité. Avec la hauteur de vue et l'humilité d'une intelligence collective pénétrante, ce livre témoigne de la vocation que la Franc-Maçonnerie s'est donnée et de sa capacité à ouvrir des débats de société de grande ampleur. Saurons-nous, individuellement et collectivement, nous hausser à hauteur d'Homme ? C'est tout l'enjeu de cet ouvrage mais aussi celui de notre avenir commun.
L'islam paraît avoir un rapport contradictoire avec la démocratie. D'un côté, l'appel à la volonté populaire s'exprime avec insistance dans les pays musulmans. Simultanément le pluralisme démocratique peine à y prendre racine. Au-delà des vicissitudes de l'histoire, un rapport au monde marqué par la fascination pour l'unité et la certitude, alimente ce double rapport à la démocratie. Déjà présent dans le Coran, on le retrouve dans la philosophie islamique et la conception du pouvoir qui la marque. Comment l'islam, en dépassant les réductions des discours juridiques et sans trahir son expérience intérieure, peut-il prendre part à la culture occidentale, dans l'esprit des Lumières ? L'auteur nous convie ici à partager, soutenue par une prose claire et dense, une réflexion et des analyses décisives sur ce thème dont les enjeux sont déterminants pour l'avenir de notre civilisation.
Ni démocratie, ni association supranationale, ni ceci, ni cela. L'Europe cherche toujours sa définition et il semble plus aisé de la définir par l'énumération de ce qu'elle n'est pas que par ce qui, positivement, la caractérise. Qu'est donc, en réalité, l'Europe ? Comment interroger le "fait européen" aujourd'hui ? Quelles problématiques envisager pour interroger ce monstre institutionnel qu'est l'Union européenne ? Dans cet essai, Renaud Zuppinger relève le défi de "faire le point", d'interroger le su et le moins su, le dit et le non-dit, l'émergé, l'immergé et l'émergeant au sein du marécage institutionnel et administratif d'une Europe en pleine mutation. Ainsi met-il en lumière, avec une élégante clarté, les dynamismes cachés d'une nouvelle donne qui instaure, comme allant de soi et à notre insu, des distorsions qui font que nous passons de nation à nationalisme, d'Etat à fief, de peuple à populisme, et de famille gouvernante à tribu. Serions-nous donc en train de retrouver le côté sombre de la diversité ? C'est avec force et finesse que Renaud Zuppinger nous fait découvrir pourquoi la période que nous traversons nous intime de faire le point et de reconsidérer nos systèmes de référence, nos repères et nos modes de fonctionnements?