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Silence trompeur
Delbecq Marcelline
MANUELLA
15,00 €
Épuisé
EAN :9782917217658
Les 17 textes rassemblés dans ce recueil parlent d'images existantes ou d'images potentielles. Avec une grande puissance évocatrice Marcelline Delbecq fait apparaître sous nos yeux des scènes dont on ne sait plus si elles sont réelles ou imaginaires. En invoquant ainsi des images, essentiellement des photographies, mais aussi des films et des tableaux, elle interroge le jeu qui se crée entre elles et nous, ce jeu où notre regard est actif et leur donne vie. Au point que, comme dans les textes de Jorge Luis Borges, on ne sait plus si nous sommes regardeurs ou regardés, rêveurs ou rêvés ? Sommes-nous en train de lire des textes qui nous racontent des images ou sommes-nous en train de regarder des images que ces mots nous font imaginer ? L'écriture de Marcelline Delbecq se situe au coeur de ce lien intime qui se tisse entre les mots et les images. Ce lieu mystérieux où les images parlent et où les mots font image, sans jamais pouvoir se réduire l'un à l'autre. Que le silence soit celui des mots ou celui des images, c'est bien un silence trompeur.
Résumé : AUDE, un si long silence est l'histoire d'un féminicide. Aude avait trente-quatre ans. Un témoignage des parents de la victime, l'album d'une famille par Thierry Ledoux, photographe professionnel. "Sa mort ne serait qu'un fait divers parmi d'autres, un drame clos, replié sur lui-même, sans écho à ce dans quoi il est inscrit. Un "drame familial" qui ne nous concernerait pas. Or nous savons, hélas, que la mort de Aude ne fait pas exception. Nous avons des chiffres atroces qui nous le disent, et qu'il nous faut regarder bien en face pour tenter d'en sortir : Une femme sur quatre subit des violences dans sa vie. En Belgique, une femme meurt sous les coups de son conjoint ou de son ex-conjoint chaque semaine. En France, environ tous les deux jours. En Inde, toutes les cinq minutes. La violence machiste est la première cause de mortalité des femmes de 16 à 44 ans dans le monde." [Extraits du texte de Céline Delbecq] Les bénéfices de la vente de cet ouvrage seront versés au Collectif #Noustoutes
Hunter Mark Lee ; Delbecq Angèle ; Touraine Jean-L
La femme de Mark Lee Hunter a voulu mourir, avec son aide, avant que la progression inexorable de la maladie de Charcot l'ait achevée. C'est le point de départ d'une enquête sur le droit de mourir, inédite tant par sa forme que par son contenu. A partir du calvaire de Sophie, les auteurs montrent plusieurs milliers de condamnés à une fin effrayante, parfois qualifiés de "petite minorité" . Ils enquêtent sur les aidants, cible étonnante des opposants au droit de mourir. Ils exposent la stratégie de ces derniers, leurs sources américaines de financement et leurs rêves de contrôler la vie de la conception à la mort. Ils racontent les dessous politiques de la réforme manquée de 2021, et dessinent les contours d'une loi applicable. Ce livre, à la fois rigoureux et engagé, révèle les lacunes et les vrais enjeux du débat sur la fin de vie.
L'architecture, c'est l'inverse de la nature. C'est l'art de façonner une nouvelle nature. C'est l'art de rendre naturel ce qui ne l'est pas. La pratique architecturale de Claude Vasconi est intimement liée au dessin. Entre 1965 et 2009, Claude Vasconi a signé plus de soixante réalisations en France, en Allemagne et au Luxembourg. dont la tour ZDF aux Lilas, le 57 Métal à Mulhouse, l'Hôtel du Département à Strasbourg et le quartier du Borsig à Berlin. Tous ces bâtiments, emblématiques d'une conception radicale de l'architecture, ont d'abord été des esquisses tracées au feutre sur de grands papiers calque. Du croquis initial à la finalisation, le dessin rythme chaque étape des projets de Claude Vasconi. Il a ainsi laissé des centaines de dessins qui témoignent d'un processus créatif où le geste de la main est essentiel pour penser et faire advenir la forme. Les 400 dessins rassemblés dans ce livre de plus de 800 pages, classés par ordre chronologique, donnent à voir l'instant de la création, l'instant où se rêve la réalité. Des extraits de ses nombreux carnets, où s'entrelacent réflexions sur l'architecture et notes sur ces projets, émaillent ce corpus unique et inédit. L'ensemble invite à découvrir l'oeuvre d'un architecte-bâtisseur qui a marqué le paysage urbain de la fin du XXe siècle, à travers l'énergie de son trait, son sens de la composition et le mouvement de sa pensée.
Le travail de Guillaume Constantin, né en 1974, se construit à partir d'anachronismes. Se déploient ainsi des oeuvres à la géométrie ambiguë qui ricochent les unes sur les autres en devenant tour à tour un jeu sur le médium, le support, un hommage, un détournement, une réappropriation. Appropriation, recyclage, détournement et autres déplacements, transformations voire déformations habitent l'oeuvre de Guillaume Constantin. Développant un travail essentiellement sculptural et d'installation, il conçoit régulièrement des dispositifs d'exposition ou réalise des interventions sur des dispositifs d'exposition préexistants, notamment muséaux, interrogeant le rapport à l'oeuvre ou à l'objet, sa collection et ses modes de monstration comme de circulation, son histoire, au sein de différents contextes pouvant mettre en tension conservation et disparition, visibilité et absence. L'artiste remet ainsi littéralement en jeu l'exposition en même temps qu'il en propose une réécriture et une relecture, convoquant la mémoire et les traces du passé. (R. Brunel, A. Marchand et A-L. Vicente)
Prego Ignacio ; Rouvière Nicolas ; Durand Jean-Mar
Construire un Palais de Justice à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), quand on est une agence d'architecture parisienne, sans faire un geste souverain d'autorité métropolitaine déconnectée des réalités, est à la fois un défi et une grande responsabilité. Un Palais de Justice est souvent un bâtiment traditionnellement imposant, qui affirme par sa seule apparence la puissance régalienne. C'est précisément à rebours de cette tradition emphatique, présomptueuse et intimidante de l'architecture que le nouveau Palais de Justice de Pointe-à-Pitre a été pensé et construit, faisant le choix de s'ajuster au cadre social, politique, géographique et historique caribéen. Situé dans le centre-ville, près de la mer, dans le coeur le plus vibrant de la cité, le bâtiment frappe par la neutralité de son geste formel. A la tentation de la majesté formaliste, les architectes ont préféré la rigueur discrète qui traduit l'idée que la Justice doit être remise au coeur de la Cité, se rapprocher des citoyens plutôt que de s'en distancier, les rassurer plutôt que les pétrifier. Il se veut incarner ainsi une justice apaisée et rien chez lui ne cherche à intimider le passant ordinaire, qui peut saisir d'emblée que le service public de la justice lui est accessible. Dans un livre lui-même sobre et élégant, le texte de Jean-Marie Durand et les photographies de Laure Vasconi et Luc Boegli témoignent de la réussite de cette réalisation qui parvient à résoudre avec force et humilité les tensions inhérentes à ce genre de programme.
Eugénie Paultre livre ici une réflexion brillante sur les artistes Etel Adnan et Simone Fattal, Ce regard de philosophe, mais aussi de peintre sur ces deux artistes dont elle connaît parfaitement les oeuvres, offre une analyse précise de leur travail et invite à un voyage instructif et poétique dans leurs mondes sensibles.