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L'opéra de brousse
Delarue Claude
DENOEL
9,46 €
Épuisé
EAN :9782207222843
Ingénieur du son auprès d'un organisme national, Lazare voit sa vie bouleversée lorsqu'il découvre la profonde "musicalité du monde" . Il se met alors en tête de composer sur bande magnétique une symphonie dans laquelle s'inscrirait la quintessence de cette musicalité. De fonctionnaire tranquille, le voici créateur malgré lui, autrement dit marginal. Considéré conne un désaxé, il s'embarque sur un paquebot à destination de M. , ville exotique envahie par la forêt vierge, mais où subsiste le bâtiment d'un opéra somptueux : idéal inacessible de ce bizarre musicien. Et la longue et lente traversé commence, semée d'incidents tragico-grotesques symboliques et peuplée de personnages énigmatiques mais significatifs grâce à quoi Lazare pressent le sens de sa quête en même temps que sa dérision. Il apprend le doute, le vertige, la tentation de la révolte et du sabotage. Mais l'expérience sera féconde. Un roman-métaphore à méditer longuement.
Sur quatre temps - an 387 de notre ère, 1939, 1945, 1966 - la valse éternelle de la barbarie. Qui est l'archéologue allemand Thomas Bald? Quel mobile secret et dangereux le pousse à sonder la vie de Publius, obscur poète du IVe siècle, assassiné en Etrurie, là où s'étend maintenant la zone industrielle de Florence? Pourquoi Thomas Bald veut-il à tout prix mettre au jour la mosaïque qui ornait le péristyle de la villa de Publius? Pièces eux-mêmes d'une mosaïque humaine, la belle pianiste Fiora, sa fille Luella à demi folle depuis le suicide de son père (toutes deux ses maîtresses), le psychiatre Bembo, Dada Sottabecca dite la Vénus des garages et bien d'autres s'acharneront à découvrir le passé de Thomas Bald. A seize siècles de distance, que ce soit la nature, la guerre ou le goût du profit, la folle danse de la destruction se perpétue. Après quoi l'on recommence à bâtir sur le chaos.
Résumé : EN ATTENDANT LA GUERRE Jadis comédienne de renom, aujourd'hui clouée sur une chaise roulante par un accident qui tua son époux architecte, Olga Grekova vit dans une forteresse de montagne transformée en gigantesque abri anti-atomique. Coupée du monde, l'infirme attend une guerre nucléaire qui ne vient pas. Trop seule, elle décide un jour d'engager un secrétaire. Entre la paralytique et cet homme animé d'un mystérieux charisme naît une passion à la fois harmonieuse et violente, à l'image des montagnes qui dominent ces deux êtres exceptionnels. Car il ne s'agit pas, ici de la guerre que se livrent les nations, mais, celle que perpétuent, quotidiennement, malgré eux, les créatures vulnérables et inconstantes que nous sommes.
Résumé : On a sacrifié les femmes au nom d'à peu près tout : morale, religion, politique, amour, maternité... Aujourd'hui encore, malgré les discours d'émancipation, persistent viols, harcèlements, sévices conjugaux, interdits et humiliations. Le destin de la féminité en Occident serait-il sacrificiel ? En témoignent ces grandes héroïnes qui foisonnent dans nos mythes, nos légendes d'amour, nos religions, les textes fondateurs de notre culture, toutes plus fascinantes les unes que les autres. Elles ont pour nom Iphigénie, Hélène, Penthésilée, Médé, Iseut ou Jeanne d'Arc mais elles sont aussi des soeurs, des voisines, des exilées, des femmes croisées tous les jours dans la rue, prises à leur insu dans des vies manquées, blanches... De quel sacrifice ignoré la vie de ces femmes se soutient-elle ? De quelle façon ces figures mythiques circulent-elles dans notre inconscient ? Dans un essai de mythologie quotidienne, Anne Dufourmantelle interroge et retourne les destins spectaculaires de ces héroïnes en les confrontant à ceux, anonymes, parfois tragiques, de ces proches inconnues. D'une écriture subtile, elle approche la secrète texture de nos névroses et déploie la dramaturgie, aussi énigmatique que salvatrice, d'une véritable érotique du sacrifice au féminin.
Résumé : Dans sa bourgade du Kentucky, où il vit une enfance difficile entre un père inexistant et une mère brutale, Harry Monroe rêve d'Hollywood. Depuis qu'il a vu le Nosferatu de Murnau, il n'a plus qu'une idée : travailler dans le cinéma. Il débarque à Los Angeles en 1929 dans l'espoir de devenir scénariste. La chance finit par lui sourire. Il est engagé à la MGM comme troisième assistant sur le tournage du prochain film du grand réalisateur Tod Browning : Freaks - La Monstrueuse Parade. Il comprend vite à quoi il doit cette opportunité : les postulants habituels, rebutés par la présence d'authentiques phénomènes de foire, ont tous refusé le job. Entre les caprices des Freaks, les humeurs d'Olga Baclanova, la star féminine, soumise à l'influence de Frank, son imprésario louche, les manoeuvres douteuses de Jack, le premier assistant, et les extravagances alcoolisées de Tod Browning, l'atmosphère du studio devient vite irrespirable. Ce film maudit semble rendre fous ses acteurs et ses créateurs. Sans parler du "spectre" qui hante le plateau, dont Harry s'imagine qu'il pourrait être celui de sa mère haïe. En charge des Freaks, il contient tant bien que mal les débordements de ses protégés. Certains, comme les soeurs siamoises, les pinheads Pip & Zip, Prince Randian l'homme-tronc, le cul-de-jatte Johnny Heck, les nains Harry et Daisy, lui témoignent une véritable affection. Il est vrai qu'avec sa main gauche atrophiée, il est un peu l'un des leurs...
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.
Résumé : J'ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins..., et c'est devenu ces Monologues... Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. Depuis sa parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin a déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière.