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Commentaire de Thomas d'Aquin sur le Traité de l'âme d'Aristote
Delaporte Guy-François
L'HARMATTAN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782343228273
Le Commentaire du Traité de l'âme d'Aristote par Thomas d'Aquin est le cinquième des commentaires fondamentaux des oeuvres d'Aristote traduits en langue française. Avec celui des Physiques, de la Métaphysique, de l'Interprétation et des Analytiques, il fonde l'édifice de la philosophie de Thomas d'Aquin et assure les contreforts de sa théologie. Ce traité se présente comme un vaste essai de définition de l'âme et principalement de l'âme humaine, avec en filigrane, une question lancinante : cette âme est-elle immortelle ? Saint Thomas nous alerte : "Il faut considérer comme ils le méritent, le soin et l'ordre admirables qu'Aristote met dans sa démarche", car si ce traité est l'un des plus courts d'Aristote, et selon ses propres termes, encore à l'état d'ébauche, il est construit avec une rigueur méthodologique qui en fait une sorte de modèle pour toute réflexion philosophique. Thomas propose une explication reconnue comme des plus limpides, et introduit à un livre encore loué deux millénaires plus tard, par Hegel, Marx ou Darwin. Comme le reste de l'oeuvre d'Aristote, il connaît aujourd'hui un regain d'intérêt remarquable et le commentaire de Thomas offre un guide très sûr pour son intelligence.
Comme une participation en marge des célébrations solennelles des centenaires de la naissance, de la mort et de la canonisation de Saint Thomas d'Aquin, cette Petite métaphysique thomiste s'attache aux pas de Thomas d'Aquin afin de suivre un chemin aussi simple et assuré que possible vers la découverte de la métaphysique. Certes, les itinéraires thomistes sont déjà nombreux, certains altiers et d'autres tortueux. Nous en croiserons sur notre route, parfois à angle droit et peut-être en sens inverse. Nous essaierons de montrer comment une approche nouvelle et pourtant si traditionnelle de saint Thomas permet de bousculer en profondeur la pensée aujourd'hui dominante sur les questions du sens de l'être, de la création de l'Univers ou des preuves de l'existence de Dieu... et quelques autres encore. Point de vue iconoclaste ? Pavé dans la mare aux thomistes ? Redécouverte d'une tradition perdue ? Au lecteur de porter un jugement. Mais la polémique n'est pas le but poursuivi, seulement un détour hélas obligé. L'intention du livre est de reprendre une à une les problématiques fondamentales de la métaphysique, afin de leur rendre leur respiration mentale que des siècles de scolastique et de contre-scolastique ont parfois asphyxiée. Faire de la métaphysique thomiste un art de vivre selon l'esprit.
Pour la première fois en langue française, la traduction du Commentaire des huit livres des Physiques d'Aristote de Thomas d'Aquin, offre la quintessence de ce qu'on a appelé l"" aristotélo-thomisme ". Encore méconnue des spécialistes d'Aristote, l'?uvre constitue pourtant le sommet qui domine toute la tradition philosophique antique et médiévale. Traversant les aléas critiques du modernisme et du scientisme des trois derniers siècles, ce commentaire brille d'une actualité renouvelée grâce à l'évolution des sciences physiques et humaines les plus récentes, avec lesquelles il est étonnamment en accord. Les Leçons sur la Nature (autre titre du livre) d'Aristote sont le porche d'entrée pour quiconque veut approfondir la philosophie et en vivre. Le métaphysicien reçoit d'elles le modèle méthodologique et l'assise conceptuelle pour sa contemplation; le moraliste en hérite les principes d'une éthique rationnelle et sociale; le théologien y puise les fondements naturels de sa discipline. En détachant le contenu philosophique de son apparat méthodologique, cette traduction met singulièrement l'un et l'autre en relief. La densité de réflexion se voit ainsi libérée des nombreuses coupures techniques, pour permettre une lecture ininterrompue, tandis que l'ordre de progression, dont Thomas d'Aquin avait un tel souci, est exhaussé pour lui-même. L'ensemble se veut donc autant une ?uvre de méditation qu'un instrument de travail."
Le Traité de l'âme d'Aristote joue, dans l'histoire de la philosophie, un rôle crucial. Assumant toute la conception de la vie et de l'homme, depuis l'aube de la réflexion jusqu'au déclin de la Grèce, il est la source des plus riches développements de l'anthropologie musulmane et chrétienne du Moyen Age. Hegel, Marx ou Darwin le connaissent bien et s'y réfèrent aisément. Les scientifiques de notre fin de siècle le redécouvrent avec intérêt. Mais aujourd'hui, de très nombreuses études spécialisées, des monographies et des articles de revue, font de plus en plus rarement la synthèse des problèmes qu'il soulève. L'intention de ce livre est de retrouver la perspective d'ensemble du Traité. Il ne s'est, en effet, plus produit depuis longtemps d'étude globale et systématique de l'ouvrage. C'est ce créneau, abandonné parce que très exposé, que nous voudrions réoccuper.
Pour la première fois en langue française, cette traduction du Commentaire des douze livres de la Métaphysique d'Aristote rédigé par Thomas d'Aquin, veut être la transmission d'un relais, à l'heure où la pratique de la langue latine disparaît, même parmi les intellectuels. Aucune nostalgie dans ces propos ; Thomas d'Aquin méconnaissait, semble-t-il, la langue grecque et dut, lui aussi, faire appel à des traductions pour son propre travail de commentaire. L'heure est simplement venue de traduire ce qui ne l'est pas encore et que l'on juge précieux. Or, ce texte est l'expression achevée de la philosophie du Maître moyenâgeux. Assumant presque un millénaire d'histoire de la pensée païenne, arabe, juive et chrétienne, il commente la forme la plus élevée de l'intelligence grecque. Car la Métaphysique d'Aristote est unanimement reconnue comme la perfection éternelle de la sagesse antique. Mais les lignes de pensée actuelles sont paradoxales. D'un côté, de nombreux thomistes opposent aux commentaires aristotéliciens de leur Docteur, une supposée philosophie sous-jacente à sa théologie, d'inspiration néoplatonicienne. D'un autre, les disciples d'Heidegger manifestent un intérêt croissant pour Aristote, au point de le préférer parfois au penseur de Fribourg. A droite, donc, Thomas d'Aquin sans Aristote, et à gauche, Aristote sans Thomas d'Aquin. Cette traduction contribuera-t-elle au ralliement ? Démontrera-t-elle aux uns que Thomas d'Aquin est bien l'interprète majeur d'Aristote et aux autres que la philosophie d'Aristote est bien le fondement définitif de la pensée de Thomas d'Aquin ? Notre travail n'aspire qu'à offrir au lecteur les moyens du jugement.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.