Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Histoire des myopathies
Delaporte François ; Pinell Patrice
PAYOT
22,43 €
Épuisé
EAN :9782228890595
La myopathie de Duchenne est aujourd'hui au centre des recherches biomédicales. La récente création de l'Institut de myologie, sous les auspices de l'Association française des myopathies, voir le téléthon, en portent directement témoignage. L'histoire de cette maladie commence vers 1850 avec les travaux de Duchenne de Boulogne. La découverte de la myopathie coïncide avec la naissance des affections musculaires. La constitution de cette entité nouvelle est donc étroitement liée à la question centrale du partage entre maladies du système musculaire et maladies nerveuses. Des travaux pionniers de Duchenne à ceux de l'école de la Salpêtrière, sous l'impulsion de Charcot, c'est le temps qu'il faut pour donner un statut aux maladies du muscle qui s'emboîtent dans une théorie générale des maladies hérédo-dégénératives. La seconde moitié du XIXe siècle voit l'âge des maladies musculaires et neuromusculaires. Succède une période noire : les années 1900-1940 sont marquées par les errements de la pensée scientifique. La myopathie est appréhendée comme un problème nutritionnel du muscle. Elle relève ainsi d'une médecine de laboratoire qui explore trois directions de la recherche : l'endocrinologie, les troubles du système neurovégétatif et les métabolismes du muscle. L'échec des thérapeutiques fondées sur ces différentes approches théoriques et expérimentales conduit à leur abandon vers les années 1940. Le renouveau, peut-être faudrait-il parler d'une révolution médicale, viendra d'un changement de terrain et des rapports sans précédents que tissent la clinique et la génétique mendélienne. Les myopathies deviennent alors des maladies génétiques. L'objectif de ce livre est de rendre sensible et intelligible le cheminement ordonné d'une pensée médicale qui, à travers découvertes, échecs et erreurs, ouvre les voies de la connaissance. Cette recherche médicale n'est pas encore au bout du chemin, mais on peut aujourd'hui mesurer les progrès accomplis depuis cent cinquante ans.
Quoi de commun entre l'histoire des débuts de la transfusion sanguine en Europe dans la seconde moitié du XVIIIe siècle et la découverte de moustiques vecteurs de parasites en Chine à la fin du XIXe siècle ? Entre la reconstitution d'un nez par lambeau cutané à Bologne à la fin du XVIe siècle et l'ouverture d'un kyste sébacé frontal au Guatemala en 1916 ? Ou entre l'examen d'un visage greffé à Amiens en 2005 et celui d'un faciès bouffi en Amérique du Sud dans les années 1930 ? Certainement pas ce que pourraient suggérer les premières analogies thématiques que l'on serait tenté de faire en rapprochant deux à deux les textes de Figures de la médecine, mais c'est précisément du côté de cette critique de l'analogie qu'il faut chercher l'une des clés de l'unité de l'ouvrage. Des symétries, les six textes en ouvrent à profusion, et ils fourmillent d'exemples de ces pollinisations par lesquelles l'importation d'un concept ou d'une croyance dans un domaine étranger aide à y résoudre un problème. Mais appliquées aveuglément sans tenir compte des spécificités des lieux de recherche, les symétries et les analogies finissent toujours par poser plus de problèmes qu'elles n'en résolvent, et c'est avec ces problèmes induits que commence, à chaque histoire, ce qui fait le livre. Pour François Delaporte, chaque problème épistémologique comporte son mode de résolution propre et, s'il fallait trouver une unité à ces problèmes, c'est dans cette spécificité qu'il faudrait la chercher et non dans une méthode de résolution commune qu'ils pourraient abriter. Ce qui veut dire que la richesse des problèmes réside dans celle de leurs objets, mais aussi dans celle de la réalité et du lieu où ils se posent.
Lecourt Dominique ; Delaporte François ; Pinell Pa
Quatrième de couverture - Retraçant la très riche histoire des concepts, des pratiques et des institutions de la médecine, ce Dictionnaire vise à réinsérer la pensée médicale dans la culture générale. Cet ouvrage, sans équivalent, s'adresse, au-delà du monde de la santé, à tous ceux que les prouesses de l'art médical fascinent, enthousiasment ou inquiètent. - Près de deux cents auteurs français et étrangers, médecins, biologistes, chirurgiens, pédiatres, nutritionnistes, vétérinaires, psychologues, psychanalystes, sociologues, anthropologues, philosophes, historiens, juristes ou économistes se sont réunis dans un même effort de réflexion. - C'est le champ de la médecine dans toute son extension qui est couvert. D'où des index de plus de 1200 noms et de quelque 2000 notions. Les entrées portent aussi bien sur le raisonnement médical que sur l'allaitement et le statut de l'embryon ; on y traite du dopage, de l'anorexie, de l'obésité ou encore de la chirurgie esthétique. Les médecines non-occidentales ne sont pas oubliées. Les enjeux économiques et sociopolitiques de la médecine font l'objet d'analyses approfondies : assurance maladie, bioterrorisme, brevets sur le vivant, clonage, euthanasie, lutte contre le cancer, urgences, vieillissement...
Résumé : Pourquoi ouvrir ? et avec des yeux de philosophe comme ceux de François Delaporte ? une anatomie des passions ? Les passions, c'est l'affaire de tous. Chacun de nous n'est-il pas le mieux placé pour savoir à quoi s'en tenir à leur sujet ? Ne les ressentons-nous pas suffisamment dans nos chairs ? Et déjà, peut-on parler d'anatomie à leur égard ? Comment ce qui est de l'essence immatérielle de l'âme pourrait-il être disséqué dans le corps ? Pas de meilleur endroit que l'évident pour cacher les mystères les plus profonds, les problèmes les plus résistants, les secrets les plus intimes, mais aussi les préjugés les plus tenaces. C'est précisément là, sous notre nez, qu'Anatomie des passions va les chercher, et c'est ce qui fait son étrangeté. Dans ce livre, il est question de la constitution par Guillaume Duchenne de Boulogne d'une grammaire musculaire des expressions, d'une orthographe physiologique des passions, mais Duchenne n'est qu'une clé au service d'une problématique inventée dans la fine peau du visage, là où s'entremêlent tous les désirs.
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.
Résumé : Pionnier de l'approche et de la cure psychanalytique des psychoses, Paul Claude Racamier montre, dans cet ouvrage devenu un classique, à quelles complexités de la vie mentale se livre le moi schizophrénique. Jusqu'où le moi peut-il aller trop loin ? Quelle différence existe-t-il entre psychose et folie ? Comment faire pour être en n'étant pas ? Telles sont quelques-unes des énigmes soulevées par Racamier, qui présente pour la première fois des notions nouvelles ou renouvelées comme la séduction narcissique, l'Antoedipe et la paradoxalité. Éclairant les ressorts universels de l'existence humaine, elles n'ont pas fini de faire leur chemin dans la connaissance des groupes et des familles comme des individus.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Résumé : Les hommes sont, plus souvent qu'on ne le reconnaît, hystériques. Ceux-là affectent d'être pervers ou prétendent que le sexe ne les intéressent pas, souffrent d'impuissance, de frigidité du sentiment ou d'éjaculation précoce. Mais que craignent-ils donc de rencontrer chez la femme ? A travers les grands textes fondateurs de notre imaginaire (la Bible, Shakespeare, Cervantès, mais aussi Alfred Jarry ou Albert Cohen), à travers surtout Don Juan, et en s'appuyant sur les analyses de Spinoza, Charcot, Freud et Lacan, le psychanalyste Jean-Pierre Winter dessine les contours d'un homme perpétuellement instable, décevant, toujours ailleurs et toujours dans l'attente.