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Les batailles de l'impôt. Consentement et résistances de 1789 à nos jours
Delalande Nicolas
SEUIL
24,30 €
Épuisé
EAN :9782020964487
L?impôt occupe une place fondamentale dans l?histoire de la démocratie française. Le même problème s?est posé à tous les régimes depuis 1789: comment convaincre les citoyens qu?il est utile et légitime de verser à l?Etat une partie de leurs ressources pour financer les dépenses publiques? La réponse inventée par les révolutionnaires, qui confère à la nation le droit de consentir l?impôt, n?a pas fait disparaître les résistances: des révoltes paysannes du XIXe siècle contre le pouvoir central aux stratégies contemporaines de fraude et d?évasion, l?obligation fiscale n?a cessé d?être combattue et contournée au motif de son poids excessif ou de ses inégalités. Mais comment bâtir une société juste et solidaire si la défiance des contribuables l?emporte sur la participation de chaque citoyen aux charges communes? Fondé sur une enquête approfondie dans les archives, ce livre retrace les nombreux débats et conflits qui ont divisé (et continuent de diviser) la société française sur le montant, la justice et la répartition de l?impôt entre pauvres et riches depuis deux siècles. Cette histoire, en même temps qu?elle souligne l?ambiguïté du rapport des Français à leur Etat et à la citoyenneté, montre que notre système fiscal et les controverses qu?il suscite sont le produit des affrontements du passé et des efforts déployés pour les surmonter.
On aurait tort de considérer le xixe siècle comme lointain ou révolu. Sur bien des points, comme l'intense politisation des sociétés européennes, la diversité des pratiques de mobilisation et de contestation, l'inventivité idéologique et culturelle, la réflexion critique sur la modernité et le progrès, cette période est un laboratoire riche d'expériences et d'enseignements. Restituer les grandes dynamiques et tensions politiques qui la traversent permet non seulement de mieux comprendre les formes du changement historique, mais aussi de se repérer dans un présent incertain. En replaçant l'expansion impériale de l'Europe dans le contexte de la mondialisation de l'époque et de ses interactions avec l'Amérique, l'Afrique et l'Asie, Nicolas Delalande et Blaise Truong-Loï proposent une histoire du xixe siècle qui n'est ni homogène, ni autocentrée, mais profondément renouvelée par les apports de la recherche la plus récente en histoire et sciences sociales.
Résumé : Les ouvriers peuvent-ils s'organiser à une échelle internationale pour lutter contre la mondialisation du capital et la concurrence sociale généralisée ? Poser la question pourrait paraître incongru en ce début de XXIe siècle, où les mots d'ouvriers, de solidarité et d'internationalisme s'apparentent, dans le meilleur des cas, aux vestiges d'un passé lointain. L'oubli de cette histoire alimente un débat piégé, dont le schématisme sature et appauvrit l'espace public. Mais ni notre passé, ni notre présent politique ne se résument à une opposition stérile entre libéralisme inégalitaire et repli nationaliste. D'autres voies ont existé, qu'il importe de retrouver pour sortir d'un face-à-face aussi pauvre sur le plan intellectuel que dangereux pour notre avenir collectif. Pendant un siècle, des années 1860 aux années 1970, les mouvements ouvriers, socialistes, anarchistes, communistes, syndicalistes, avec leurs sensibilités propres, furent porteurs d'un projet internationaliste puissant, dont l'objectif n'était pas de fermer les frontières ou de restreindre les échanges, mais de bâtir une mondialisation des solidarités ouvrières, par-delà les différences nationales et linguistiques qui pouvaient les séparer. La défense des classes populaires ne passait pas par le repli, l'autarcie ou le rejet de l'autre, plutôt par la coordination internationale des combats et des revendications. Ce projet ambitieux, auquel bien peu croyaient à ses débuts, fut souvent chaotique, conflictuel et contradictoire. L'empreinte qu'il a laissée sur la fin du XIXe siècle et tout au long du XXe siècle est néanmoins considérable.
Depuis le déclenchement de la crise, l'impôt est revenu au centre du débat public. Il suscite denombreuses controverses, mais sa légitimité n'est plus remise en cause. Pour comprendre commentle geste du paiement de l'impôt s'est imposé comme une évidence, ce livre retrace le développementde la fiscalité depuis la fin du XVIIIe siècle et ses effets sur la société française. Au XIXe siècle, leprocessus d'acculturation des populations urbaines et rurales à l'impôt a accompagné la constructionde l'Etat-nation. Puis le développement de l'Etat social au XXe siècle a conduit les gouvernements àaugmenter le nombre de contribuables et à diversifier les prélèvements. Chacune de ces incursionsde l'Etat s'est accompagnée de résistances, individuelles ou collectives. Cette histoire de l'impôt vued'en bas montre comment la fiscalité s'est progressivement immiscée dans la vie quotidienne desindividus, au point de modifier leurs pratiques et d'engendrer des stratégies de ruse, de négociation et de contournement.
Ce livre est présenté par Patrick Boucheron, professeur d'histoire du Moyen Âge à l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne. Dernières publications: L'histoire du monde au XVe siècle (Fayard, 2009, rééd. 2012, sous sa direction) et L'entretemps. Conversations sur l'histoire (Verdier, 2012).Ce livre a été coordonné par Nicolas Delalande, chargé de recherche au Centre d'histoire de Sciences Po et rédacteur en chef à La Vie des Idées. Dernière publication: Les batailles de l'impôt. Consentement et résistances de 1789 à nos jours (Seuil, 2011).Ont contribué à ce livre Patrick Boucheron, Jane Burbank, Frederick Cooper, Nicolas Delalande, Anne-Julie Etter, Thomas Grillot, Ivan Jablonka, Philippe Minard, Éric Monnet et Jacques Revel.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.