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La Vérité par l'image. De Nuremberg au procès Milosevic
Delage Christian
DENOEL
24,35 €
Épuisé
EAN :9782207257982
Pour juger les crimes commis par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, les Alliés ont constitué à Nuremberg un tribunal international. Deux expériences inédites ont accompagné cette innovation majeure: présenter des images animées comme preuves à l'audience; filmer les sessions du procès pour le constituer en archive historique. Dès le début des débats, l'Accusation a fait projeter des actualités tournées par les Britanniques et les Américains lors de leur découverte des camps. Pourvues du double statut de preuve et detémoignage, ces images ont permis de prendre la première mesure des "atrocités nazies", dont la trace, ainsi prélevée, devait êtreincontestable. En filmant le procès, les Alliés souhaitaient d'autre part que la mémoire de ce moment unique demeure vive pour lesgénérations futures. L'héritage de Nuremberg conditionnera largement l'organisation du procès Eichmann puis, en France, des procès Barbie, Touvier et Papon, et enfin, à La Haye, du procès Milosevic. Menée à partir d'archives inédites, cette enquête historique explore les conditions et les conséquences de cette utilisation de l'image à des fins de justice et de mémoire.
Résumé : Artiste peintre reconnu, éleveur de pur-sang chanceux, cultivant l'humour, la sagesse et le bien-être conjugal, William Dicken avait tout pour finir sa vie aussi agréablement qu'il l'avait commencée. Quel malin hasard lui fit croiser à son instant critique le chemin d'une cavalière un peu trop émouvante, Léa, et celui d'un cheval de jumping un peu trop ardent, Fou du Roi ? Deux noms qu'il n'est pas près d'oublier... Une rencontre sensible sur fond de prairies et de côtes normandes, rythmée par le stress des compétitions internationales, entraînée dans la spirale des enjeux, des manigances et des vanités, jusqu'à l'extrême déraison.
En 1930, un groupe d?entrepreneurs chinois vivant entre Shanghai, Hong Kong et Pékin, fondent une des plus grandes compagnies cinématographiques de l?époque, la Lianhua. La Chine est alors une nation jeune et vulnérable et leur projet est autant économique que politique. La compagne ambitionne de donner ses lettres de noblesse au cinéma chinois et de concurrencer les Majors américaines. A Shanghai, un immense complexe de production voit alors le jour, sorte de microcosme idéal où l?art et la culture doivent servir le projet de construction nationale. Les acteurs, réalisateurs, techniciens de la Lianhua comptent parmi les plus grands de l?époque. Leurs films attestent de leur exigence artistique, combinant la volonté de s?approprier le cinéma hollywoodien et d?explorer l?art cinématographique à la nécessité de dénoncer les problèmes du pays. Ce projet connut bien des difficultés. La guerre avec le Japon en 1937 marqua un premier coup d?arrêt, brutal. Les dissensions de l?immédiat après-guerre l?achevèrent. Mais même après sa disparition en 1948, son héritage se transmit dans l?espace chinois. Cet ouvrage retrace l?histoire de la Lianhua entre 1930 et 1948, examinant, à travers les heurs et malheurs d?une grande compagnie cinématographique, l?aventure des hommes et de leurs films. C?est à la fois le cinéma d?avant la Chine communiste et le destin d?une communauté culturelle d?exception qui sont révélés.
Résumé : Le récit émouvant de celle qui fut, quinze années durant, la plus proche amie de Piaf. Paris, au sortir de la guerre : une jeune fille de seize ans se balade sur les Champs-Elysées. L'un des Compagnons de la Chanson, qui à l'époque accompagnent Piaf, l'aperçoit et tombe sous le charme de ses yeux verts. Bientôt l'adolescente rencontre la grande chanteuse ? et une belle amitié voit le jour : Edith et Ginou, deux âmes soeurs... Ginou ne sera jamais l'employée, la secrétaire ou la dame de compagnie de Piaf, elle sera tout simplement sa "meilleure amie", comme Edith le lui a écrit au dos d'une photo. Pendant quinze ans, elle vivra son quotidien, ses amis et ses amours, ses douleurs et ses drames. Personne n'a vécu aussi longtemps sous le même toit que Piaf. Personne ne peut mieux la connaître, mieux la comprendre. Tel est le portrait que Ginou brosse pour nous : celui de l'être pur, pudique, qui se cachait derrière la chanteuse mythique. Elle nous raconte son Edith, entre ombre et lumière, celle que personne ne pouvait connaître de façon aussi intime, aussi secrète. Elle nous dévoile la force de vie qui portait Piaf, dans une existence semée de tragédies. On a beaucoup écrit sur "la môme". Ce récit est sans doute le plus vrai et le plus beau.
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.
Résumé : Il y a plus d'un siècle, dans les Endlands, le Diable s'est réveillé. Il a causé des ravages dans la vallée, décimant hommes et troupeaux. Alors, de génération en génération, les fermiers de ce coin perdu du nord de l'Angleterre lui tendent tous les ans un piège, le jour de la transhumance, en l'attirant avec des vins et des chansons. Ce rituel est devenu une fête adorée des enfants, célébrée par superstition. Mais cette année, alors que le Jour du Diable approche, les incidents s'enchaînent et les vieilles rancoeurs et légendes du passé s'exacerbent. Et si le Diable était de retour dans la vallée ? Une atmosphère glaçante qui nous entraîne au coeur de la lande et de ses superstitions pour nous jeter entre les griffes du Diable en personne.
Résumé : On a sacrifié les femmes au nom d'à peu près tout : morale, religion, politique, amour, maternité... Aujourd'hui encore, malgré les discours d'émancipation, persistent viols, harcèlements, sévices conjugaux, interdits et humiliations. Le destin de la féminité en Occident serait-il sacrificiel ? En témoignent ces grandes héroïnes qui foisonnent dans nos mythes, nos légendes d'amour, nos religions, les textes fondateurs de notre culture, toutes plus fascinantes les unes que les autres. Elles ont pour nom Iphigénie, Hélène, Penthésilée, Médé, Iseut ou Jeanne d'Arc mais elles sont aussi des soeurs, des voisines, des exilées, des femmes croisées tous les jours dans la rue, prises à leur insu dans des vies manquées, blanches... De quel sacrifice ignoré la vie de ces femmes se soutient-elle ? De quelle façon ces figures mythiques circulent-elles dans notre inconscient ? Dans un essai de mythologie quotidienne, Anne Dufourmantelle interroge et retourne les destins spectaculaires de ces héroïnes en les confrontant à ceux, anonymes, parfois tragiques, de ces proches inconnues. D'une écriture subtile, elle approche la secrète texture de nos névroses et déploie la dramaturgie, aussi énigmatique que salvatrice, d'une véritable érotique du sacrifice au féminin.