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Journal (1822-1863). 2 volumes
Delacroix Eugène ; Hannoosh Michele
CORTI
81,15 €
Épuisé
EAN :9782714309990
L'un des textes les plus importants de l'histoire de l'art, le Journal de Delacroix n'a pas été réédité depuis 1932. Cette nouvelle édition, entièrement refaite sur les manuscrits originaux et sur plusieurs sources manuscrites nouvelles, servira désormais de référence. Les centaines d'erreurs contenues dans l'ancienne édition d'André Joubin y sont corrigées ; les notes précédemment omises y sont réintégrées et l'ordre original des notes, crucial pour le projet esthétique de Delacroix, restitué. Tout un réseau de relations est révélé par des annotations inédites sur les pages de garde - noms et adresses de marchands, clients, amis, critiques, fournisseurs, administrateurs, des références bibliographiques, comptes et recettes, notes pour ses fonctions de Conseiller municipal de Paris. L'édition est assortie d'un appareil critique important, dont un riche commentaire et un répertoire biographique de tous les contemporains nommés clans le journal. L'édition comprend en outre de nombreux inédits retrouvés au cours de son élaboration, entre autres ceux provenant du légataire du peintre, Achille Piron, et de l'ancienne collection Claude Roger-Marx. Carnets de voyage, cahiers de notes, feuilles volantes, notes de lecture, projets d'articles, ces textes sont parmi les écrits majeurs du peintre : des réflexions sur la peinture, la littérature, la sculpture, la musique, la philosophie, des pages sur le beau moderne, le réalisme, l'antique, le sublime, des extraits de lectures très variés, des jugements sur les artistes. Plusieurs carnets anciennement démantelés sont reconstitués et présentés pour la première fois clans leur intégralité. La section sur le voyage en Afrique du Nord est enrichie de nombreux textes nouveaux du peintre et de témoignages inédits de ses contemporains. Le corpus des écrits de Delacroix se trouve clone considérablement augmenté. A travers cette nouvelle édition, le lecteur découvrira non seulement l'oeuvre littéraire d'une des plus grandes figures de l'histoire de la peinture, mais encore une image exceptionnelle de la société française au seuil de la modernité.
Le 3 septembre 1822, jour anniversaire de la disparition de sa mère, Eugène Delacroix (1798-1863) commence à tenir un journal, qu'il nourrira presque quotidiennement jusqu'à sa mort. Il y reporte ses comptes, note ses rencontres, précise ses projets de tableaux... La rédaction de ces "brimborions écrits à la volée" s'interrompt entre 1824 et 1846. Delacroix ne destine pas ses notes à la publication; il rêve pourtant d'en extraire les meilleurs passages et de mettre en forme les réflexions qu'elles contiennent (sur l'art, sur la musique, sur l'écriture, sur la vie, sur la politique, sur la nature). Ces Pages choisies, à la manière d'un herbier, du "fagot de botaniste" (20 mai 1853), composent peut-être l'anthologie qu'il souhaitait donner.2,50 eiL Î, P L PeÊ"gE N 0 3 8 9"
Au lendemain de son élection à l'Académie des Beaux-Arts, le 10 janvier 1857, Eugène Delacroix entreprend un Dictionnaire des beaux-arts dont le brouillon s'incorpore à son journal. Jusqu'à sa mort, en 1863, il retouche ou précise certaines notions, ajoute de nouvelles rubriques, sans pour autant terminer son ouvrage. Son travail a été complété par des notes extraites de sa Correspondance.
J'ignore tout de Solange Brillat ou plus exactement, j'ignorais tout. La presse, ces derniers jours, évoque sa disparition et publie une photo noir et blanc. Solange sourit, et derrière son sourire il y a un lac. Où cela peut-il être ? Qui a pris cette photo, à quelle occasion ? Un journaliste qui avait frappé à ma porte la semaine dernière cite mon témoignage, quelques mots que je me souviens vaguement avoir prononcés : "Selon son voisin, c'était une jeune femme très discrète, banale." J'imagine Solange Brillat quelque part à une table de café, lisant les épithètes de sa gloire et tentant de se remémorer son voisin. Très discrète, banale. Ces mots aujourd'hui, je les regrette"
Rigal Gwenn ; Latil Magali ; Guitton Philippe ; Pi
Ce livre est une synthèse claire et accessible de l'ensemble des hypothèses formulées au fil du temps par la communauté scientifique pour tenter de répondre à la question de la signification de l'art des cavernes. Il vient combler un manque dans la littérature consacrée à ce sujet : d'ordinaire, le survol théorique se révèle trop rapide ; à moins que l'auteur, théoricien lui-même, ne privilégie ses propres hypothèses au détriment des autres. Rien de tel ici. Fruit de plusieurs années de travail, "Le Temps sacré des cavernes" accorde une attention égale à chaque théorie, exposant au besoin les points de friction entre spécialistes. La première partie présente l'artiste. En se basant sur les publications les plus récentes, l'auteur établit un portrait précis de Cro-Magnon, évoquant tour à tour ses ancêtres, ses contemporains, son apparence, son régime alimentaire, son équipement, ses structures sociales et son mode de relation à l'environnement (humains, animaux, éléments). Les traces qu'il a laissées en termes de pensée symbolique et de spiritualité introduisent la seconde partie. Exclusivement consacrée aux interprétations, cette dernière se fonde sur un travail d'analyse critique aussi exhaustif que possible : art pour l'art, zoocénose, rites d'initiation, culte de l'ours, magies d'envoûtement, de fertilité, de destruction et d'apaisement, code de chasse préhistorique, enseignement de la chasse par rabattage, chamanisme, totémisme, dualisme primordial, zodiaque préhistorique, enfin mythes liés à la Genèse et à la fertilité. Le lecteur, ainsi éclairé, pourra se forger son intime conviction.
Résumé : Ce livre est né de dix années d'affût, et d'un si long regard que l'oeil qui observait s'est peu à peu identifié à l'oiseau qu'il pourchassait. Chasseur pacifique, chasseur d'images, qui a épié les faucons pèlerins dans une vallée débouchant sur les marécages de l'estuaire de la Tamise, entre octobre et avril, quand les étangs désertés se chargent des brumes et des silences de l'automne, des soleils pâlis et des drames de la nature, et qui, à son tour devenu proie, s'est fondu dans le paysage mouillé, s'est fait lui-même roman, journal, livre de nature, poème-jeté, comme l'oiseau, point dans le ciel, parole dans le silence. Ce livre, d'abord publié au Mercure de France, en 1968, était épuisé, nous le rééditons enrichi d'une postface de Francis Tabouret, dans la traduction d'Elisabeth Gaspar, revue.
Lors de son discours de Ouagadougou, le 28 novembre 2017, Emmanuel Macron a prôné une "restitution" des oeuvres d'art africaines conservées par les musées français. Le terme semble présupposer que les oeuvres sont détenues illégalement. Le rapport confié par la suite à Bénédicte Savoy et à Felwine Sarr (Restituer le patrimoine africain : Vers une nouvelle éthique relationnelle) va résolument dans ce sens : toutes les oeuvres doivent être "rendues" et il fixe pour cela un calendrier devant s'appliquer sans tarder. Si elles étaient suivies, les recommandations de ce rapport pourraient mettre la France, selon Emmanuel Pierrat, dans une situation intenable. Dans un texte documenté et combatif, ce grand connaisseur de l'art africain dresse un panorama complet de la question afin d'écarter les affirmations simplificatrices ou moralisatrices qui risquent d'entraver l'accès à la culture.
Résumé : De l'utilisation d'une grille au choix des polices, en passant par la gestion des couleurs ou l'emplacement des images, cet ouvrage présente les 100 principes fondamentaux et bonnes pratiques de la mise en page pour l'imprimé et le Web. Chaque principe est illustré par une étude de cas choisie et analysée avec soin. Livres, magazines, brochures, affiches ou pages web... tous ces exemples sont des modèles du genre, créés par de grands professionnels internationaux (France, Etats-Unis, Allemagne, Japon, etc.). Des représentations de grilles, que le lecteur pourra reproduire et adapter à ses propres besoins, accompagnent principes fondamentaux et études de cas. Destiné aux maquettistes et graphistes professionnels ou débutants, et plus largement à toute personne impliquée dans la conception d'un projet de communication visuelle, cette nouvelle édition actualisée est à la fois un outil de travail et une formidable source d'inspiration.
Le pluriel n'est pas ici une afféterie de style. Car Tristan Tzara, le fondateur de Dada à Zurich en 1916, n'est pas tout, n'est pas seul. La subversion poétique généralisée qu'il initie s'attaque résolument à toutes les disciplines de l'art institutionnalisé, refusant les compartimentages de l'ordre culturel établi. Les dadaïsmes, c'est l'offensive lancée en Suisse, en France, en Allemagne, dans les pays anglo-saxons et jusqu'au Japon même, sur tous les fronts pour repenser à neuf la poésie, le dessin, la peinture, la sculpture, l'architecture, la typographie, le collage, l'assemblage, la photographie, la cinématographie, le théâtre, la musique. Les dadaïsmes excèdent les années 1915-1923 auxquelles trop souvent on réduit Dada: du créationnisme à Fluxus en passant par le Nouveau Réalisme, la Beat Generation et les situationnistes, ils ont essaimé jusqu"à nos jours dans les revendications de certains des plus grands artistes contemporains, comme le montre cet ouvrage de référence à nouveau disponible en une édition revue et augmentée."
Masson Pierre ; Monoyez Olivier ; Masson Geneviève
Si l'intérêt de Gide pour les peintres se maintint tout au long de sa vie, il prit des formes variées dont le présent volume, dans le prolongement des publications documentant ses liens avec Maurice Denis, les Van Rysselberghe ou les Bussy, permet de saisir la diversité, à défaut d'en embrasser la totalité. Il permet surtout d'apprécier l'évolution du rapport de Gide avec les peintres, à mesure que son oeuvre se développait et que sa figure de "contemporain capital" s'affirmait. La valeur expressive de la peinture figurative n'a jamais cessé d'émouvoir et d'intéresser André Gide, qui y voyait l'une des voies privilégiées pour mettre au jour des vérités seulement pressenties par l'âme et les sens dans leur confrontation au réel. Ce corpus inédit, qui éclaire l'amitié qui liait André Gide à des artistes comme Odilon Redon ou le fresquiste René Piot, donne aussi l'occasion de mettre en lumière le soutien de l'écrivain, familier des galeries et des salons, à ses contemporains, notamment par l'achat de leurs oeuvres. Ce volume réunit des échanges épistolaires entre André Gide et Mariano Andreu, Eduard Bargheer, Jacques-Emile Blanche, André Bourdil, Albert Brabo, Maurice Brianchon, Raoul Dufy, André Dunoyer de Segonzac, René Iché, Louis Jou, Marie Laurencin, Imre Pérely, René Piot, Odilon Redon, William Rothenstein, Walter Sickert, Paul Signac, Emmanuel Viérin.