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Histoire de la philosophie au XXe siècle
Delacampagne Christian
SEUIL
22,60 €
Épuisé
EAN :9782020211130
Peut-on écrire une histoire de la philosophie au XXe siècle ? N'est-ce pas trop tôt pour le faire ? Les raisons ne manquent pas de reculer devant un tel projet. La philosophie du XXe siècle est si riche qu'il est difficile de l'embrasser dans sa dimension internationale. Et ce siècle est lui-même difficile à isoler de ceux qui le précèdent. Il valait pourtant la peine de relever le défi, et de tenter cette expérience inédite, tout au moins sous une forme aussi ambitieuse. En regard de la confusion régnante, il devient d'autant plus urgent de mettre en perspective les débats contemporains. Les philosophes eux-mêmes en ont besoin, le grand public aussi, ainsi que les étudiants. Ce livre n'a pas d'autre ambition que de les y aider, en leur fournissant sous une forme accessible un maximum d'informations. Bien entendu, il ne s'agit pas d'un simple répertoire, d'une collection de dates, d'auteurs et de doctrines (même si, en fait, on y trouve toutes celles qui ont compté). Quelques grands débats ont dominé le siècle : il importe à la fois d'en préciser les thèmes et d'en ressaisir les enjeux. L'auteur a donc pris ses responsabilités. Il a fait des choix. Il les soumet à la discussion, tout en s'efforçant de les justifier par les arguments les plus objectifs possibles.
Résumé : Les philosophes, disait Robert Musil, sont des êtres violents qui, faute d'avoir une armée à leur disposition, se soumettent le monde en l'enfermant dans un système. Il peut aussi leur arriver de vouloir atteindre leurs objectifs en devenant les conseillers d'un prince. Ils s'exposent, en ce cas, à de pénibles frustrations, car le prince (" bon " roi ou " méchant " tyran) n'a que faire des conseils d'un naïf philosophe. Si je reviens ici sur les temps forts de cette histoire (Platon et Denys, Descartes et Christine, Voltaire et Frédéric, Heidegger et Hitler, etc.), ce n'est pas pour inviter les philosophes à s'éloigner de la politique. C'est, au contraire, pour tenter d'instituer, entre le pouvoir et la pensée, un véritable dialogue. Encore faut-il, pour que celui-ci soit possible, que soit reconnue la nature paranoïaque de la démarche philosophique. C. D.
L'indifférence serait-elle la chose du monde la mieux partagée ? Le XXe siècle a introduit ce mal absolu qu'est le génocide. Il a aussi inventé une pratique, plus insidieuse, destinée à nous permettre de nous en accommoder : elle consiste à banaliser le mal, en le relativisant ou en galvaudant les mots qui servent à le désigner. Si l'on veut que cesse ce type de massacre, il faut commencer par regarder l'histoire en face. Non, la pratique du génocide n'est pas aussi vieille que le monde. Non, les crimes du communisme ne sont pas équivalents à ceux du nazisme. Non, la démocratie n'est pas une simple variante du totalitarisme. Oui, la vérité est difficile à affronter. Mais il faut essayer.
Pourquoi ce titre ? Parce que, au centre du livre, se trouve une réflexion sur les rapports de la puissance romaine - que symbolise la Louve - et de l'art baroque dont la floraison, aux alentours de 1630, a si profondément marqué jusqu'au visage actuel de Rome. Rome n'est pas une ville comme les autres, mais sans doute {la} ville par excellence. Elle est bien, en effet, le berceau d'une civilisation - la nôtre. En portant témoignage non seulement le réseau mystique de ses fontaines, de ses églises et de ses obélisques, mais aussi la culture des Romains, toujours vivante, le savoir-faire de ses artisans, la richesse de son cinéma et tant d'autres visages présentés de façon exclusivement concrète : anecdotes, rencontres, promenades ou faits divers... Pourtant, cette civilisation que Rome a modelée pendant plus de deux millénaires s'est aujourd'hui emballée comme un cheval fou : c'est en plein centre de la ville que les "autonomes" défilent, que la police tire, que les terroristes opèrent et que l'on retrouve le corps d'Aldo Moro. Symptômes d'une mutation dans les formes de pouvoir inventées, précisément, à Rome ? Peut-être, mais d'une mutation dans laquelle Rome, aussi, risque de s'engloutir : la vérité de Rome, ne serait-ce pas les ruines ?
Si le combat pour les lumières est toujours à reprendre, c'est que les ténèbres, elles aussi, se déplacent. L'obscurantisme, aujourd'hui, n'est plus du côté de la folie, mais de la raison. Ou de ce qu'on prend faussement pour " la " raison : simplement l'une de ses figures historiques, d'autant plus redoutable qu'elle demeure méconnue. Contre ce dogmatisme, on ne peut refuser à l'antipsychiatrie le privilège d'avoir été la première réaction de libération. D'avoir, dans l'insensé, reconnu le travail d'un sens, le cheminement d'une vérité. Travail obscur, cheminement souterrain qu'un philosophe poursuit ici.
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs