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Graines du monde. L'Institut Vavilov, 2e édition
Del Curto Mario
ACTES SUD
45,00 €
Épuisé
EAN :9782330126940
Son savoir résonne dans les couloirs de l'Institut de Saint-Pétersbourg et son esprit anime encore les centaines de chercheurs qui poursuivent son oeuvre. Il avait anticipé la disparition de la biodiversité végétale et, en quelques dizaines d'années d'étude et de voyages à travers le monde, avait trouvé les moyens de la sauvegarder. Pour des raisons politiques et idéologiques, Nikolaï Vavilov fut condamné à mourir de faim dans les sous-sols d'une prison d'URSS. De part et d'autre du rideau de fer, sa mémoire progressivement s'estompa. Cent ans après sa première expédition, le photographe Mario Del Curto retourne sur ses traces. Il rencontre ceux qui, envers et contre tout, perpétuent son travail de prospection, de sélection et de préservation des semences vivrières de la planète. Des scientifiques de renommée internationale mettent en lumière l'immense portée de ces recherches. Ce livre est le récit inédit d'un voyage de quatre ans au coeur de l'Institut Vavilov et de ses douze stations d'expérimentation.
Résumé : Il avait anticipé la disparition de la biodiversité végétale et, en quelques dizaines d'années d'étude et de voyages à travers le monde, avait trouvé les moyens de la sauvegarder. Pour des raisons politiques et idéologiques, Nikolaï Vavilov fut condamné à mourir de faim dans les sous-sols d'une prison d'URSS. De part et d'autre du rideau de fer, sa mémoire progressivement s'estompa. Cent ans après sa première expédition, le photographe Mario Del Curto retourne sur ses traces. Il rencontre ceux qui, envers et contre tout, perpétuent son travail de prospection, de sélection et de préservation des semences vivrières de la planète.
Avec René Moreu, on marche dans le ciel et on découvre l'infini dans un jardin. La peinture est pour lui la vie magnifiée, la vie végétale surtout, la moins humaine, avec laquelle il entre en osmose, lui laissant la place : "Je me suis enfoui dans le profond d'un jardin jonché de réminiscences." La nature d'abord fut pour lui salvatrice, après qu'à vingt-trois ans la survenue d'une demi-cécité fut venue brutalement bouleverser son travail et sa vie : "Les miroirs se sont brisés." Cela le conduisit à s'abandonner à la singulière alchimie qui lui fait toucher les choses comme de l'intérieur de l'oeil. Il en naît un "approfondissement étrange", une vision seconde, chamanique, aimantée à la lumière comme les racines se guident à la présence de l'eau. René Moreu entre alors dans une nuit transfigurante, au bord d'un précipice qui est autant celui des ténèbres où naît un art de source profonde que la nuit des humiliés où il rejoint et salue Séraphine de Senlis. Son oeil nu ignore la perspective comme les conventions des esthétiques. Il pénètre dans la solitude des choses, leur lumière : " Les végétaux me révèlent des formes inconnues et mystérieuses, des écritures magiques, d'étranges floraisons. Je regarde les plantes comme le musicien écoute les oiseaux. Je tente de suivre les méandres, les chemins embrouillés des croissances végétales, d'incroyables dentelles." "Je ne sais plus où donner de la vie", disait encore il y a peu ce grand peintre disparu le 16 mai dernier, en cette année qui aurait marqué son centenaire. Son oeuvre pourtant est encore en devenir. Ce livre s'appuie sur la longue chaîne de ceux qui furent éblouis par la rencontre avec Moreu. Il ouvre grand les portes d'un univers de sensations et de libertés inconnues.
His knowledge, tenacity and eloquence still resound in the corridors of the Institute which bears his name in Saint Petersburg and his spirit continues to inspire the hundreds of researchers pursuing his work. He had anticipated the disappearance of plant diversity, and, within the space of a few decades, he studied and travelled throughout the world and found the means of saving it. For political and idealogical reasons, Nikolai Vavilov was condemned to death and left to starve in the dungeon of a Soviet prison. Gradually, on both sides of the iron curtain, his memory began to fade. One hundred years after Vavilov's first expedition, the photographer Mario Del Curto retraced his footsteps. For four years he has been meeting those who, despite overwhelming obstacles, perpetuate Vavilov's seed prospec- tion, selection, and conservation work in order to save the planet's staple food crops. This book is the unprecedented story of his journey to the heart of the Vavilov Institute and its twelve research stations. International special- ists bring light to the huge scope of the work undertaken by Vavilov and his successors.
Résumé : "Cet essai photographique de Mario Del Curto est peut-être la première grande enquête visuelle sur les raisons profondes de cette omniprésence du jardin, sur la cause de son universalité inattendue. Si son geste est important, c'est aussi parce qu'il nous oblige à ne plus opposer l'espace humain et l'espace non humain. Si toute ville est un jardin, il n'y a plus une culture qui s'oppose à une nature préalable. Si toute ville naît du jardin, le soin de la communauté humaine coïncide avec le soin de la communauté non humaine, et la politique n'est qu'une des formes de l'écologie. Cette évidence est surtout visuelle : il suffit d'ouvrir les yeux et de suivre les hommes et les femmes dans le monde pour s'en apercevoir. Et si c'est essentiellement la photographie qui a le pouvoir de saisir cette nature paradigmatique du jardin, c'est à cause de ses conséquences cosmiques. Notre monde - c'est ce que tout lecteur pourra tirer de l'ouvrage de Mario Del Curto - est, littéralement, un jardin, une immense composition de jardins. Et il n'y a que la photographie - l'héritière des moyens d'exploration des XVIe et XVIIe siècles - qui peut affirmer une vérité si générale sur la nature de notre monde." Emanuele Coccia.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.