Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Paul-Louis Courier, vies...
Dejammet Alain
FAYARD
34,20 €
Épuisé
EAN :9782213643380
L'homme le plus intelligent de France " jugeait Stendhal. Et la révolution de Juillet en 1830, la chute de l'absolutisme se faisaient au mordant des pamphlétaires. Succès posthume pour l'ex-officier des armées de la Révolution et de l'Empire, l'helléniste reconnu, le vigneron si peu de la Chavonnière, qui se prolongea tout au cours des années d'affrontement entre tenants et adversaires de l'Ordre moral. Succès tel qu'à la longue, il lassa ceux qui avaient réussi, et la France, républicaine, laïque et propriétaire, s'éloigna de Courier qui avait contribué, sans tout à fait y croire lui-même, à la faire telle. Savants, les hellénistes gardaient pourtant la mémoire de ce qui fait Courier, l'un des meilleurs d'entre eux, l' "inventeur " d'un fragment disparu et recherché des " Pastorales, Daphnis et Chloé " de Longus, et le maculateur immédiat, par pâté d'encre étourdi dudit passage : d'où le charivari des érudits ! Et bien au-delà du cercle des lettrés, ou de celui, chaleureux, de la Société des amis de Paul-Louis Courier, rayonnant depuis Véretz, Touraine, des fidèles de tous horizons restent acquis à Courier : ceux qui aiment vagabonder en croupe du canonnier à cheval, chef d'escadron en Calabre, et qu'émeuvent son " nonchalant " courage, son respect de l'ennemi et son émerveillement des couleurs italiennes ; ceux aussi que trouble le désarroi de Paul-Louis, hobereau malgré lui, époux tardif devant Harminie, sa femme, si jeune, si belle, accablée de tâches et qui s'ennuie. Assassiné le 10 avril 1825, dans ses bois de Larçay, mort bête et paysanne sans doute là où certains voient encore du mystère, Courier a vécu plusieurs vies, militaire, helléniste, propriétaire, pamphlétaire, mais vies moins successives, qu'emmêlées tant Courier change de personnage par refus instinctif d'être classé, catalogué, emprisonné. Il mérite bien de rester tel quel, mobile et vivant parmi nous : par la jeunesse de son regard, la vélocité de sa plume, modèle de bien des écritures modernes, l'acharnement à faire tomber les masques, à être plutôt que paraître ; l'ironie qu'il oppose à la pesante autorité et courtisanesque société. A l'heure où un peu de recul sied face à ce qui nous entoure ou nous abasourdit, il est bon de reprendre Courier pour compagnon comme y invite cet ouvrage.
Que reste-t-il aujourd'hui de l'ONU ? Qui se préoccupe encore de son rôle dans les relations internationales ? A-t-elle jamais arrêté une guerre et déclenché une paix ? Déjà considérée par Charles de Gaulle comme "un grand machin que tout le monde tripote et qui n'arrête pas de gêner", l'Organisation semble désormais à l'agonie. L'heure du bilan a sonné. C'est celui que mène ici, d'une plume sans fard car informée de l'intérieur, l'ambassadeur Alain Dejammet. Ce libelle qui décrypte les petits et grands arrangements des votes et résolutions des dernières décennies compose aussi une peinture corrosive des tribus diplomatiques, étasuniennes, onusiennes, otaniennes, européennes enthousiastes ou déprimées qui participent au grand laboratoire du nouveau désordre planétaire. Une charge implacable, révélatrice, qui fait rire et pleurer.
Comme toute institution, l'Onusie s'est peu à peu détachée de ses créateurs, a acquis son territoire et sa vie propres, invitant à son tour le regard des curieux et l'examen de l'explorateur. Celle-ci, comme tout corps animé, a évolué. Les circonstances ont conduit beaucoup de commentateurs à écrire sur elle des choses souvent excellentes, parfois moins. Elles ont surtout amené plus récemment des peuples de l'Onusie à se comporter d'une manière bien peu conforme aux lois de celle-ci, et à faire douter de son existence même. Il a donc paru approprié de rédiger ce Supplément au Voyage en Onusie, d'abord en hommage à l'un de ses premiers découvreurs, ensuite pour revenir, à propos des Nations unies, à quelques idées simples."
Ce recueil contient l'ensemble des accords internationaux en vigueur liant la France et le Saint-Siège, les textes d'application et la jurisprudence les interprétants. La publication exhaustive de ces textes souvent inédits illustre l'importance de la voie conventionnelle pour la fixation du statut de l'Eglise catholique en France. La France a conclu bien plus d'accords internationaux avec le Saint-Siège que la plupart des autres Etats concordataires. Ils portent sur de nombreux domaines (associations diocésaines, droit fiscal, nomination des évêques, enseignement supérieur, etc.), et concernent l'ensemble du territoire français. Un livre qui intéressera les juristes, les canonistes, les historiens et tous ceux qui s'interrogent sur la signification réelle du principe de laïcité.
De l'ONU au G20, quelle gouvernance à l'heure de la mondialisation ? L'expression est si répandue que l'on ne s'étonne plus de l'usage d'un mot, "gouvernance", ignoré de notre vocabulaire il y a un demi-siècle. Mais à peine s'est-on habitué à voir les dirigeants de 7 à 8 grands pays industrialisés (G7 puis G8) se réunir pour décider de la "gouvernance" des affaires économiques du monde, que surviennent d'autres Sommets rassemblant, cette fois, 20 États du Nord comme du Sud, vieilles puissances comme jeunes émergents. Ces aréopages restreints et donc réputés sérieux ne peuvent-ils être tentés, au-delà de leurs réfl exions sur les fi nances, la monnaie, le développement, de prendre en main la conduite de notre globe ? Est-il possible d'imaginer l'édifi cation d'une nouvelle structure internationale couronnée par cet étroit groupe de 20 chefs d'État, épaulés par les directeurs des grandes organisations internationales et fl anqués, pour la bonne règle, du Secrétaire général de l'ONU ? Celui-ci n'est pas dupe. Il a vu sans plaisir le G20 se proclamer "principale instance pour la coopération économique internationale" et il s'épuise à proposer des réformes qui ne mobilisent pas l'attention des grands de ce monde. L'ONU rendra-t-elle armes et rameau d'olivier au G8 et au G20 ? Ce serait méconnaître qu'elle seule dispose, par Traité, du pouvoir de contrainte. Ce serait ignorer la résistance de 173 pays à toute nouvelle super structure. Le thème de la gouvernance mondiale n'implique donc pas nécessairement la montée en puissance d'un groupe restreint de décideurs. Au contraire d'une architecture hiérarchisée, l'image du monde contemporain est plutôt celle d'un archipel d'institutions, groupes restreints et ONU, réglant les affaires selon leurs moyens propres. Ce modèle peut fonctionner si à l'expression de "gouvernement" hiérarchique on préfère la pratique très simple du multilatéralisme fondé sur des principes de liberté et d'égalité. Telle est la thèse défendue par l'auteur, fi n connaisseur de l'ONU et observateur attentif de la société internationale.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Résumé : "La vie ne nous connaît pas et nous ne connaissons pas la vie - nous ne connaissons même pas nos propres pensées". Né à Berditchev, ville de l'Empire russe, Josef Teodor Konrad Korzeniowski, dit Joseph Conrad (1857-1924), eut deux vies. La première, vouée à la carrière maritime. Vingt ans durant il sillonne les mers du globe. Brevet de capitaine au long cours en poche, on le retrouve à Marseille, Singapour, Bornéo, Berau, au Congo, en Australie, au Canada. Parlant couramment le polonais, l'allemand, l'anglais, le français (avec un accent marseillais), il décide, en janvier 1894, de se consacrer entièrement à son oeuvre littéraire qu'il rédige en anglais - sa deuxième vie commence. Du Nègre du "Narcisse" à Amy Foster, en passant par Lord Jim ou Au coeur des ténèbres, ses romans et nouvelles font de celui qui affirmait vouloir écrire pour le plus grand nombre l'un des plus grands romanciers de langue anglaise du XXe siècle.
Résumé : "Emplissons jusqu'au bord la coupe des plaisirs : enivrons-nous de sa liqueur, notre nectar." George Gordon Byron, sixième baron Byron, plus connu sous le nom de "Lord Byron" (1788-1824), reste pour beaucoup celui que non seulement son pays, l'Angleterre, mais l'Europe entière considérèrent, de son vivant et dans les années qui suivirent sa mort, comme l'incarnation même du génie poétique romantique. Révolté contre la politique et la société de son temps, épris de liberté, le "ténébreux égoïste" fut plus que cela : un homme de conviction, indépendant, sulfureux, facétieux, aimant les femmes et les hommes, adorateur de la Grèce et de l'Italie, sportif, cinglant, exubérant, toujours moderne, comme en témoignent des ouvres telles que Childe Harold ou Don Juan. Engagé dans la lutte pour l'indépendance de la Grèce, il mourut à Missolonghi à l'âge de trente-six ans.
Résumé : Parti à l'aventure en Asie à vingt-deux ans, prix Goncourt avec La Condition humaine à trente-deux, héros de la lutte antifasciste dans l'entre-deux-guerres, chef d'une escadrille d'aviateurs pendant la guerre civile espagnole, ministre des Affaires culturelles du général de Gaulle, romancier, essayiste, orateur de génie... André Malraux (1901-1976) eut plusieurs vies, comme les chats qu'il aimait tant. Flamboyant, révolté mais hanté par la mort, il a traversé son siècle et sillonné le monde, avide de grandeur et de beauté. Fascinant et agaçant, pudique et ambitieux, fraternel et secret, Malraux fut l'artisan de sa propre légende et s'inventa un destin. On a souvent dit que sa vie était sa plus belle oeuvre. Et si ses livres étaient plus grands encore ?
Dire que la popularité de Charles Dickens (1812-1870) fut immense est un euphémisme. Tout le monde le lisait: la Reine et ses ministres, le petit peuple et la gentry, toute l?Angleterre en somme, mais aussi les Français, les Américains, les Allemands, les Russes. Pour trouver un équivalent français à sa gloire, il faudrait additionner celle de Balzac et de Hugo, de Zola et de Dumas. Etencore échouerait-on à saisir le tacite plébiscite en vertu duquel il devint, malgré les critiques féroces que lui inspiraient bien des coutumes et des institutions de son pays, le chantre de tout unpeuple. Raconter sa vie, c?est à la fois pénétrer les arcanes d?un créateur incomparable et tenter de comprendre comment les fantasmagories d?un fils de modeste fonctionnaire de province ont pu trouver pareil écho. C?est aussi aller à la rencontre d?une personnalité complexe, protéiforme, pétrie de contradictions encombrantes, mais toujours animée d?une infatigable énergie.