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L'incendie planétaire. Que fait l'ONU ?
Dejammet Alain
CERF
4,40 €
Épuisé
EAN :9782204103602
Que reste-t-il aujourd'hui de l'ONU ? Qui se préoccupe encore de son rôle dans les relations internationales ? A-t-elle jamais arrêté une guerre et déclenché une paix ? Déjà considérée par Charles de Gaulle comme "un grand machin que tout le monde tripote et qui n'arrête pas de gêner", l'Organisation semble désormais à l'agonie. L'heure du bilan a sonné. C'est celui que mène ici, d'une plume sans fard car informée de l'intérieur, l'ambassadeur Alain Dejammet. Ce libelle qui décrypte les petits et grands arrangements des votes et résolutions des dernières décennies compose aussi une peinture corrosive des tribus diplomatiques, étasuniennes, onusiennes, otaniennes, européennes enthousiastes ou déprimées qui participent au grand laboratoire du nouveau désordre planétaire. Une charge implacable, révélatrice, qui fait rire et pleurer.
De l'ONU au G20, quelle gouvernance à l'heure de la mondialisation ? L'expression est si répandue que l'on ne s'étonne plus de l'usage d'un mot, "gouvernance", ignoré de notre vocabulaire il y a un demi-siècle. Mais à peine s'est-on habitué à voir les dirigeants de 7 à 8 grands pays industrialisés (G7 puis G8) se réunir pour décider de la "gouvernance" des affaires économiques du monde, que surviennent d'autres Sommets rassemblant, cette fois, 20 États du Nord comme du Sud, vieilles puissances comme jeunes émergents. Ces aréopages restreints et donc réputés sérieux ne peuvent-ils être tentés, au-delà de leurs réfl exions sur les fi nances, la monnaie, le développement, de prendre en main la conduite de notre globe ? Est-il possible d'imaginer l'édifi cation d'une nouvelle structure internationale couronnée par cet étroit groupe de 20 chefs d'État, épaulés par les directeurs des grandes organisations internationales et fl anqués, pour la bonne règle, du Secrétaire général de l'ONU ? Celui-ci n'est pas dupe. Il a vu sans plaisir le G20 se proclamer "principale instance pour la coopération économique internationale" et il s'épuise à proposer des réformes qui ne mobilisent pas l'attention des grands de ce monde. L'ONU rendra-t-elle armes et rameau d'olivier au G8 et au G20 ? Ce serait méconnaître qu'elle seule dispose, par Traité, du pouvoir de contrainte. Ce serait ignorer la résistance de 173 pays à toute nouvelle super structure. Le thème de la gouvernance mondiale n'implique donc pas nécessairement la montée en puissance d'un groupe restreint de décideurs. Au contraire d'une architecture hiérarchisée, l'image du monde contemporain est plutôt celle d'un archipel d'institutions, groupes restreints et ONU, réglant les affaires selon leurs moyens propres. Ce modèle peut fonctionner si à l'expression de "gouvernement" hiérarchique on préfère la pratique très simple du multilatéralisme fondé sur des principes de liberté et d'égalité. Telle est la thèse défendue par l'auteur, fi n connaisseur de l'ONU et observateur attentif de la société internationale.
Ce recueil contient l'ensemble des accords internationaux en vigueur liant la France et le Saint-Siège, les textes d'application et la jurisprudence les interprétants. La publication exhaustive de ces textes souvent inédits illustre l'importance de la voie conventionnelle pour la fixation du statut de l'Eglise catholique en France. La France a conclu bien plus d'accords internationaux avec le Saint-Siège que la plupart des autres Etats concordataires. Ils portent sur de nombreux domaines (associations diocésaines, droit fiscal, nomination des évêques, enseignement supérieur, etc.), et concernent l'ensemble du territoire français. Un livre qui intéressera les juristes, les canonistes, les historiens et tous ceux qui s'interrogent sur la signification réelle du principe de laïcité.
Comme toute institution, l'Onusie s'est peu à peu détachée de ses créateurs, a acquis son territoire et sa vie propres, invitant à son tour le regard des curieux et l'examen de l'explorateur. Celle-ci, comme tout corps animé, a évolué. Les circonstances ont conduit beaucoup de commentateurs à écrire sur elle des choses souvent excellentes, parfois moins. Elles ont surtout amené plus récemment des peuples de l'Onusie à se comporter d'une manière bien peu conforme aux lois de celle-ci, et à faire douter de son existence même. Il a donc paru approprié de rédiger ce Supplément au Voyage en Onusie, d'abord en hommage à l'un de ses premiers découvreurs, ensuite pour revenir, à propos des Nations unies, à quelques idées simples."
Récit d'un homme qui a vécu une large partie de sa vie hors de son pays. Europe, Amérique ou tout simplement courant le monde comme professeur, diplomate, secrétaire général de l'ONU, avide de rencontres et de débats, témoin et acteur des bouleversements qui secouent l'humanité depuis près d'un siècle. Cet homme vient d'une terre très ancienne, une terre qui a créé des dieux, bâti une civilisation, accueilli et absorbé d'autres cultures et d'autres religions, porté un peuple fier, sûr de son passé et de ses traditions au point que l'orgueil, au fil des âges, a tendu à l'assoupir et à lui masquer l'irrésistible effet des temps qui passent. " Tout changer pour ne rien changer " ou bien au contraire, se glisser dans le système en cours, se fondre dans le paysage, être tour à tour nationaliste, socialiste, libéral, démocrate, pour patiemment faire bouger les choses en étant aux commandes d'institutions politiques mondiales et préserver la diversité des cultures, des langues, des opinions et des croyances, en profitant d'ouvrir son pays sur l'Afrique. Mais qui l'emportera ? Un régime pesant et placide qui se perpétue ou bien celui qui tente d'évoluer ? Se rappellera-t-on qu'un copte courtois et déférent sut faire preuve à de singuliers moments d'une exigeante indépendance en Afrique, au Proche-Orient et aux Nations Unies. Tel est le portrait de cet homme qui a gravé son nom dans le marbre de notre histoire contemporaine.