Une démarche qui répond au besoin d'"Evaluer l'Europe" : En savoir plus et mieux sur l'Europe, pouvoir évaluer ses acteurs, telle est la raison d'être de l'Observatoire des institutions européennes (OIE) créé par le Centre d'études européennes de Sciences Po autour d'une équipe internationale de spécialistes des questions institutionnelles. Partir de données chiffrées Inédites : Sans équivalent dans les milieux français ou internationaux de la science politique, cette nouvelle série "Evaluer l'Europe" s'appuie sur des données quantitatives concrètes pour comprendre et dévoiler le fonctionnement réel de la "machine" européenne. Des conclusions à l'encontre des Idées reçues : Elargie à dix nouveaux Etats membres depuis mai 2004, privée des réformes institutionnelles prévues par le traité constitutionnel après les "non" français et néerlandais, l'Union européenne paraissait condamnée au blocage. Les données rassemblées révèlent au contraire une étonnante capacité d'adaptation. L'Europe continue à décider et même plus rapidement ! Comment l'expliquer ? Elle produit moins de décisions communes. Faut-il s'en inquiéter ? L'ambition de cet ouvrage est de permettre à chacun de participer au débat sur l'Europe en connaissance de cause.
Depuis quelque temps, l'Europe semble en proie à une véritable " fièvre constitutionnelle ". Le phénomène a connu une accélération inattendue à la suite du demi-échec de Nice : l'encre du traité n'était pas encore sèche que l'on annonçait l'ouverture d'un " grand débat ", qui devrait s'achever en 2004 avec une nouvelle réforme institutionnelle : la cinquième en moins de vingt ans. Le moment est-il venu pour l'Union européenne de se doter d'une Constitution ? Si oui, quelle doit en être le contenu ? Et quelles en seront les implications pour la souveraineté des Etats membres ? Pourra-t-elle répondre aux attentes de citoyens désorientés par la complexité de la mécanique institutionnelle européenne ? En mettant en lumière les multiples facettes de ce débat, cet ouvrage permettra au lecteur de mieux appréhender les enjeux à venir et de se forger une opinion.
Résumé : L'ouvrage intègre les derniers développements institutionnels et politiques (Traité (le Lisbonne, réponses européennes à la crise de l'euro, mécanismes démocratiques, relations avec le voisinage oriental...). Il répond de façon efficace aux attentes des étudiants (notamment en droit, économie ou sciences politiques) et des candidats aux concours des fonctions publiques nationales et européenne. Doté de nombreux graphiques et cartes, cet ouvrage collectif fait appel aux meilleurs spécialistes de divers pays, universitaires pour la plupart ainsi qu'à plusieurs experts placés auprès d'institutions européennes.
Résumé : L'intérêt de la réflexion offerte par Rosa Sanchez-Salgado est de changer radicalement d'angle d'analyse. Elle renverse la perspective la plus courante, en s'intéressant à ce que l'on pourrait appeler la face cachée du problème, à savoir l'impact des politiques européennes sur les organisations de la société civile. Ce ne sont pas seulement les activités, mais aussi les pratiques, voire même les structures de ces organismes qui ont évolué en réaction aux orientations de la politique européenne. Cette évolution n'a rien d'accidentel, puisqu'elle correspond souvent à une volonté délibérée des responsables communautaires, qui incitent à la mise en place de réseaux européens ou réclament de leurs interlocuteurs des pratiques de gestion professionnelles. L'éclairage nouveau apporté par cette recherche n'a pas pour seul mérite de sortir des discours un peu angéliques qui dominent dans la littérature sur la société civile européenne. Il est aussi porteur d'interrogations nouvelles : peut-on créer " d'en haut " une société, voire un peuple européens ? Sur tous ces thèmes, Rosa Sanchez-Salgado porte un regard à la fois ouvert et critique. Son étude illustre la nécessité de recherches empiriques approfondies, avec une dimension comparative importante, pour mieux comprendre la réalité européenne contemporaine. Après l'avoir lue, on ne voit plus la problématique de la société civile européenne de la même façon. C'est dire son utilité.
Coma explore la trajectoire intérieure d'un jeune homme ayant tenté de mettre fin à ses jours et se retrouvant hospitalisé, entre rêve et réalité. A son réveil d'un coma, il se remémore un songe intensément réaliste dans lequel il mène une vie idéale : une carrière accomplie, une épouse aimante, un manoir, un enfant à venir. Cette vie onirique devient pour lui un repère, une forme d'espoir auquel se rattacher. Il la décrit avec précision, y trouvant des scènes marquantes comme celle de l'accouchement au bord d'un lac ou encore les repas familiaux empreints de sérénité. Au fil du récit, il découvre que son existence passée marquée par les échecs professionnels et amoureux l'avait poussé au désespoir. Mais ce rêve agit comme un révélateur : "Pourquoi partir au ciel alors qu'on ignore les merveilleuses surprises qui pourraient nous surprendre à l'avenir ? " se demande-t-il. Une lente reconstruction s'opère, aidée par les retrouvailles avec une ancienne relation, la mort brutale de sa mère, et la perspective d'un avenir qui ressemble étrangement à son rêve.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
Deux degrés, cela semble peu, mais c'est énorme. La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les émissions de carbone liées aux activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en cours et leurs impacts ne vont que s'aggraver. Il est presque sûr que nous ne tiendrons pas l'objectif, solennellement acté par les gouvernements du monde, de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C. La raison de cette incapacité tient à la triple dépendance de nos sociétés (technique, économique, culturelle) aux énergies fossiles, qui en constituent un soubassement aussi diffus que puissant. La science nous annonce qu'à ce rythme le pire est à craindre. Mais cela n'induit pas une fuite individuelle. Nous devons, au contraire, faire face collectivement. Constatant l'impossibilité actuelle de changer radicalement nos modes de vie et d'organisation, ce livre nous engage néanmoins à suivre plusieurs voies réalistes d'adaptation et de réforme pour préparer un futur moins sombre.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.