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L'amant blessé
Deharme Lise
GRASSET
17,85 €
Épuisé
EAN :9782246850786
Lise Deharme est l'écrivain du Merveilleux. Son livre est une sorte de conte alchimique. Le Soleil, sous toutes ses formes l'illumine : il est Gaston Phoebus, Louis XIV, et cet astre qui bronze sur le sable chaud tant de beaux corps allongés. Il s'endort, et ses rayons dorent encore l'île de Cythère, qui se trouve non loin d'un palace, situé où il vous plaira. Mirage d'Antoine Watteau surgi dans le plus merveilleux des jardins modernes. Ce roman, conçu à Versailles, dans l'humide et le chaud, situé entre le rêve et la réalité magique, " conte de fée érotique " ? Au lecteur, au critique de juger. L'eau trouble et le végétal y prennent une importance encore plus grande que dans les autres romans de Lise Deharme. L'Amant blessé est le nom d'une rose blanche à peine tachée d'une goutte de sang. Sans doute - mais des hommes s'avancent vers nous, imaginaires ou vrais, fascinants, sous leurs multiples visages. Les femmes croient toujours n'avoir aimé qu'un seul homme. " Je n'ai jamais cessé de rêver ", dit Lise Deharme. Comme elle déteste les références, nous ne citerons que pour mémoire les écrivains les plus dignes de ce nom : Eluard, Aragon, Boris Vian, Jean Tardieu, Julien Gracq, Desnos, Antonin Artaud, Reverdy, André Pieyre de Mandiargues et André Breton, qui ont rendu hommage à cette curieuse personne. La rêveuse éveillée se prénomme Lulle. Le personnage principal est un Chat.
Qui se doutait que Lise Deharme était membre du M. L. F. depuis toujours ? Mais pour elle cela signifie Mouvement de Libération des Fées, et ses romans en sont pleins, sous les aspects les plus inattendus. Ainsi en va-t-il de cette Lise, ravissante enfant qui porte bien son prénom, sans savoir qui le lui a donné, car elle ne se connaît ni père ni mère. Et ce n'est pas Alouette, sa fidèle suivante-complice, qui pourrait le lui dire, ni le richissime Richard Coeurdelion, amant fougueux aux inépuisables cadeaux. Mais qui donc, au juste, est la belle Marie-Ange, marquise d'Enfer ? Dans un tourbillon de fêtes, d'amours, de soupers et d'extravagances, où valsent le valet charmant, M. de Rubempré, né Balzac, un archiviste et un jardinier sans âge, l'étrange marquise laissera deviner, bribe après bribe, les capricieuses fantaisies de la vérité. Dessinée avec une plume aussi légère, aussi inventive que celle de Léonor Fini, cette oeuvre de poète - qui s'amuse à parodier les situations classiques du mélodrame - est une farandole d'images et de songes, avec des arrêts soudains, des aveux, des angoisses ; aussitôt effacés par l'élégance d'une écriture au vif-argent.
Résumé : L'univers de Bastien Lecouffe Deharme dans un Artbook très attendu. Dans BL8D, la dark-fantasy côtoie la science-fiction tendance " Blade Runner ", nous offrant de somptueuses illustrations à la croisée de la peinture traditionnelle, de la photographie et des techniques numériques. Ce sont 20 ans de carrière qui sont pour la première fois réunis dans ce bel artbook, très attendu par les fans de l'artiste.
Lise Deharme, l'enchanteresse, prodigue avec bonheur des romans qui sont des contes de fées pour adultes, où l'érotisme, l'ésotérisme et la poésie forment un mélange capiteux. Adam - l'Enchanteur - est un personnage du Paradis Terrestre. Les choses n'ont de réalité pour lui qu'à travers ses rêves éveillés. " A la fois amoureux de nature et de merveilleux ", il oublie tout, se prend, se déprend, se perd, se retrouve. Des femmes passent... Pour lui, rien ne rend plus heureux que le libre exercice de la sexualité. Donner du plaisir à l'adversaire, en éprouver à se casser les dents : voilà l'homme fidèle. L'autre maugrée, hurle, insulte, fait des heures de travail en trop, souffre de jalousie, crie " c'est l'amour fou ! ", et trompe, et ment, et fait souffrir. Autour de lui : Aube, la multiforme, dont il croit connaître trois incarnations qui se confondent peut-être, à moins qu'il n'y ait pas d'Aube. Elle personnifie le soleil, le jour, la vie. Sa nièce est sur le même versant : " Je suis le jour qui naît, dit Aube, le soleil qui br-le. Biscotte est ma fille ". Sur le versant de la nuit, on trouvera Maria et sa petite fille Josepha, enfantine Orphée, qui vivent dans une forêt en la compagnie des b-cherons, des bêtes sauvages et des oiseaux nocturnes. Josepha a l'intuition illimitée du présent et voit l'avenir... D'autres personnages en toile de fond et la petite ville de Nemours. L'ouvrage est dédié A la solitude. C'est le mot-clé pour y entrer, ou plutôt pour le laisser entrer en nous. Et n'importe si la forêt de symboles, qui est au récit ce que les tracés régulateurs sont au peintre, ne nous apparaît pas toujours, puisque l'histoire non seulement nous retient - mais nous enchante.
Le talent de Clive Barker me laisse sans voix. Il donne l impression que le reste d entre nous n a fait que dormir ces dix dernières années. " Stephen King Bienvenue dans le mouroir oublié où finissent toutes les lettres qui n ont pas trouvé leur destinataire et il y en a des milliers. Jaffe est la personne chargée de les trier, de récupérer ce qu il en peut, et de mettre le reste au feu. Tout bascule le jour où il en lit vraiment une. Puis deux. Puis qu il commence à discerner certaines ressemblances troublantes. Lettres de fous, d illuminés, messages codés toutes parlent de la même chose. Et si elles faisaient office d avertissement, un sinistre avertissement que seul Jaffe serait capable d entendre ?
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.