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Pharo
Degueurce Valentin
UNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782877043007
Les univers de Valentin Degueurce naissent de détails, d'éléments simples qui sont autant de points d'ancrage de la réalité sur le rêve. Une chambre, un morceau de plexi, une flaque d'eau en bas de l'immeuble, qui à force de boucles, de reprises, deviennent des ouvertures, des points de passage entre la réalité et la fantasmagorie. 7 h du matin, 5 cm d'eau, 1 poème : talismans qui ouvrent "un trou vers la ville" , qui transforment quelques centimètres d'eau en un naufrage de ville, une atlantide peuplée de fantômes, de reflets, de vents tournoyants, d'animaux à demi immergés dans les faux reflets de l'eau chimérique. On ouvre des portes sur une nuit de tempête, on descend degré par degré dans une eau de plus en plus sale, commence une dérive hallucinée de pluie, une longue glissade éberluée dans une double ville qui serait Marseille et la Marseille submergée par le poème, inondée de répétitions, de cascades de mots, d'adjectifs accumulés pour colmater la stupéfaction de l'eau. Degueurce, au centre de mondes incertains, plante des mots dans l'eau comme des balises, il cherche un passage, un gué, dans une spirale, mais pour traverser quoi, pour franchir quelle limite ? Le poème suit la ligne des plages où la solitude multipliée des êtres disparaît dans la lumière, on passe par les tours d'habitation du Pharo et la plage des Catalans, dans une démultiplication des rêves et des métamorphoses qui s'étirent de la cage d'escalier à la mer. Avant le retour au refuge d'une bibliothèque hachée on l'on peut passer entre les mondes, toucher les périphéries, échapper à cette forme d'assignation qui nous cloue au réel, sortir de la cage de la pluie comme les oiseaux, transgresser seul la limite des grillages, suivre les traces d'une chimère évanescente et rentrer après les déluges rapporter "sa part réelle" . Avec le souvenir des villes perdues comme l'eau doucement vient battre au pied du lit, emportant dans son sommeil le mystère des frontières et des déluges. Les jours tournent dans le vent. A-t-on rêvé ? A-t-on fini par jeter un seau d'eau croupie dans la nuit ?
<!-- /* Font Definitions */ @font-face {font-family:Cambria; panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; mso-font-alt:"Calisto MT"; mso-font-charset:0; mso-generic-font-family:roman; mso-font-pitch:variable; mso-font-signature:-536870145 1073743103 0 0 415 0;} @font-face {font-family:Calibri; panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4; mso-font-alt:"Arial Rounded MT Bold"; mso-font-charset:0; mso-generic-font-family:swiss; mso-font-pitch:variable; mso-font-signature:-520092929 1073786111 9 0 415 0;} @font-face {font-family:ArialMT; panose-1:0 0 0 0 0 0 0 0 0 0; mso-font-alt:"Times New Roman"; mso-font-charset:0; mso-generic-font-family:roman; mso-font-format:other; mso-font-pitch:auto; mso-font-signature:0 0 0 0 0 0;} /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal {mso-style-unhide:no; mso-style-qformat:yes; mso-style-parent:""; margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family:"Times New Roman","serif"; mso-fareast-font-family:Calibri; mso-fareast-theme-font:minor-latin;}.MsoChpDefault {mso-style-type:export-only; mso-default-props:yes; font-size:10.0pt; mso-ansi-font-size:10.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;} @page WordSection1 {size:612.0pt 792.0pt; margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; mso-header-margin:36.0pt; mso-footer-margin:36.0pt; mso-paper-source:0;} div.WordSection1 {page:WordSection1;} --> Cavalier silencieux et tragique, Samson combattant, foetus danseurs…Depuis deux siècles et demi, ces figures se dressent dans l’ombre de la dernière salle du musée Fragonard, à l’École nationale vétérinaire d’Alfort: elles sont l’oeuvre d’Honoré Fragonard, professeur d’anatomie et directeur de l’école à sa création en 1766, par ailleurs cousin du célèbre peintre. C’est lui, qui, en vue de l’enseignement de sa discipline, a façonné à partir de cadavres, des modèles anatomiques naturels embaumés, hommes et animaux. Il les a fixés dans le mouvement et les passions de la vie: le galop du cheval, la rage et la haine de l’homme au combat, le suspens de l’animal inquiet, tels que nous pouvons les contempler encore de nos jours. L’émotion esthétique qu’ils suscitent maintenant a remplacé l’intérêt qu’ils présentaient jadis pour l’enseignement. Les leçons qu’ils nous prodiguent ne s’arrêtent pas avec le XVIIIe siècle: ce sont bien leurs rejetons, qui sous le nouveau nom de « plastinats », cadavres humains anatomisés, parcourent le monde dans les expositions du Dr Von Hagens et de ses émules. L’ouvrage est abondamment illustré de gravures d’anatomie, de peintures et de photographies qui font valoir tous les aspects, scientifiques, esthétiques et émotionnels de ces personnages complexes.
Pourquoi Louis s'endort-il aux moments les plus inattendus ? Emporté par les rêves, il se retrouve alors dans un monde magique où il devient... un Dragon ! Là, il apprend qu'il est victime de la malédiction du Sable de Nuit. Heureusement, il n'est pas seul. Un Phénix et un Chat vont l'aider dans sa recherche du mystérieux Sableur. Naviguant entre le monde réel où sa mère a disparu et le monde des rêves, peuplé de créatures magiques, licornes, ours et fées, les trois amis vivront de nombreuses aventures. Mais ces deux mondes seraient-ils mystérieusement liés ?
Depuis les temps immémoriaux des dissections sacrées, savants et artistes se sont penchés sur le corps ouvert de l'animal pour comprendre les ressorts cachés de la nature. De l'Antiquité, avec Galien, jusqu'à Buffon au XVIIIe siècle, l'anatomie a fait la conquête du corps animal, ouvrant la voie à la science moderne. Des artistes tels que Titien ou Léonard de Vinci ont illustré ces découvertes par des gravures et des dessins. Les enjeux propres à l'art se sont épanouis dans l'observation fascinante des Beautés intérieures : la justesse de la représentation animale a fait l'objet, jusqu'au XIXe siècle, d'admirables études anatomiques, comme celles de Delacroix ou de Géricault. Et l'essor des arts appliqués a fourni à l'anatomie des moyens ingénieux de reproduction en trois dimensions. Bien loin des défis de la science, les artistes de notre époque entendent encore la leçon magistrale de Rembrandt dans son célèbre Boeuf écorché, et participent à sa profonde compassion pour la condition mortelle que partagent l'homme et la bête. Une longue lignée d'artistes ont choisi cette oeuvre comme emblème des souffrances de notre temps et ce livre nous invite à partager leur méditation : Chaïm Soutine, Jean Fautrier, Marc Chagall, Francis Bacon, Lovis Corinth, Philippe Cognée, Anne Ferrer, Mona Hatoum et Damien Hirst.
Au hasard d'une lecture, Claude Milhaud est surpris par les pertes impressionnantes en chevaux et mulets de l'armée française pendant la Grande Guerre. Sa curiosité professionnelle aiguisée, il constate que la question des effectifs équins et de leur "conservation" est totalement ignorée des ouvrages historiques généraux. Or, malgré le développement spectaculaire de la motorisation, l'insuffisance de ces effectifs a constitué une menace permanente sur la capacité opérationnelle des armées, en particulier durant le dernier trimestre de la guerre. Les textes réglementaires et les échanges de correspondances entre les armées et les organes ministériels, puisés dans les archives du Service historique de la Défense, constituent l'essentiel de sa documentation. Cette base factuelle, étudiée à travers le double prisme de l'hippotechnie et de la médecine vétérinaire, lui permet d'identifier, puis d'expliquer les causes immédiates des pertes en chevaux et mulets enregistrées au cours des cinquante-deux mois du conflit : l'imprégnation de l'organisation des armées par le concept de guerre courte, l'illusion induite par la compensation des pertes par des achats à l'étranger, les négligences et abus constatés tout au long de la guerre dans l'utilisation et l'entretien des équidés.
Dans l'ouvert, il n'est pas de maintenant auquel attribuer un fait : mais une intuition du temps, lui le Passager, exclusif franchissant le seuil. Lui-même, non plus ancré dans la main creuse mais passant en elle, la Dévouée.
Pessoa Fernando ; Chandeigne Michel ; Viegas Jean-
Hommes, nations, desseins, tout est nul ! Faillite de tout à cause de tous ! Faillite de tous à cause de tout ! D'une manière complète, totale, intégrale : Merde !
Bataille de fourmis - pur exercice du plaisir de regarder la face vivante de la terre où chaque grain de terre est une raison de vivre. Il y a un incendie dans l'eau, il y a un regard qui illumine la pierre suspendue et les noces inachevées, et l'arbre de la nuit couvre l'arbre du jour. Qui verra d'autres yeux, qui entendra la nuit ? La solitude mortelle du même et non identique. Parce qu'un seul meurt en chacun de nous.
Ecoute, mère, me revoici. Je suis dans le narthex où ce jour-là on avait déposé le grand corps de mon aïeul. Les pleurs je les entends encore. Me revoici. Jamais je n'étais parti. M'éloigner ne fut qu'une manière de rester pour toujours.