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L'Art de la céramique dans l'architecture musulmane
Degeorge Gérard ; Porter Yves
FLAMMARION
35,00 €
Épuisé
EAN :9782080105684
La céramique du monde musulman compte parmi les réalisations les plus prestigieuses de l'art universel. Largement répandue bien au-delà de ses frontières grâce à la vaisselle, elle est particulièrement remarquable dans ses applications aux décors architecturaux, dont la technologie, elle aussi, dépassera les limites des pays islamisés. Dans ce domaine, les potiers et artistes musulmans ont fait preuve d'une ingéniosité et d'un savoir-faire étonnants : leurs créations, qui émaillent les monuments du Maroc jusqu'à l'Inde, mettent en ?uvre non seulement d'infinies variations de motifs décoratifs, mais aussi des techniques souvent très recherchées, qui étonnent encore de nos jours. Le support privilégié de ces revêtements de céramique est, à l'image de son décor, d'une variété de formes et de fonctions extraordinaire. On pense en premier lieu au décor des édifices musulmans les plus caractéristiques, comme la mosquée, le minaret et la madrasa, mais il faut aussi évoquer les demeures des princes, pavillons et châteaux, et les tombeaux des grands, qu'ils soient rois ou derviches. Cet ouvrage offre un large panorama des décors architecturaux dans toute la diversité de l'immense aire géographique musulmane (Orient, Espagne et Maghreb, Turquie et Iran, sous-continent indien...). De somptueuses illustrations, accompagnées d'un texte situant les monuments dans leur contexte historique, artistique et technologique, nous entraînent dans la magie de ces fabuleux décors et dans les arcanes de leur fabrication.
Monde morcelé de l'Atlantique à l'océan Indien, l'Islam étale ses chefs-d'oeuvre dans l'espace et dans le temps. Du Caire mamelouk à Bagdad, d'Alep à Damas, la gloire des puissants se juge à la magnificence de leurs réalisations. À la multiplicité des techniques architecturales mises en oeuvre, qui dépendent des ressources locales, répond l'hétérogénéité des procédés décoratifs. Mosquées et habitat urbain témoignent de cette extraordinaire variation décorative et il est possible, en dépit de la multiplicité des langages artistiques régionaux, de parler d'art islamique en tant que tel. Si l'architecture islamique a en effet suivi tout au long de son histoire des orientations stylistiques diverses, elle présente des caractères qui la distinguent des autres traditions architecturales. C'est à l'étude de ces différents caractères que se consacre cet ouvrage richement illustré. Arabesques végétales et entrelacs strictement géométriques, motifs floraux et épigraphiques, décors de stuc, de brique ou de bois : le patrimoine islamique ne cesse de surprendre. --Sandrine Fillipetti
En dépit des fariboles nombreuses reliant son origine à des personnages aussi fumeux qu'Abraham, Gog ou Noé, il est aujourd'hui bien avéré que Damas bourgeonna autour d'un village néolithique. Mentionnée dans les archives d'Elba, sur les parois des temples de Karnak, elle fut au premier millénaire avant notre ère la capitale d'un puissant royaume araméen, avant d'être successivement occupée par les Perses, les Grecs et les Romains. Sous les Umayyades, elle régna de l'Atlantique à l'Indus sur un empire d'une vastitude sans précédent. Ce fut son âge d'or dont témoigne encore, malgré les atteintes du temps, la célèbre mosquée à laquelle est restée attaché le nom de la dynastie. A l'époque des croisades, après une brève période de compromission avec l'ennemi, au pouvoir de valeureux chefs de guerre, Nur al-din, Saladin et Baybars, elle devint le centre de la contre-offensive et la base de départ de multiples expéditions victorieuses. Unie à l'Egypte sous l'autorité des Mamluks, ces esclaves devenus sultans, elle repoussa à plusieurs reprises les offensives mongoles. En 1401, l'occupation de Tamerlan lui porta un coup décisif : celle que l'on avait qualifié de "grain de beauté sur la joue du monde" s'engagea dès lors dans un déclin irréversible aggravé dès la fin du XVe siècle par la découverte de la route des Indes par le Cap de Bonne Espérance. En 1516, elle tomba sans coup férir aux mains du conquérant ottoman Sélim Ier. Par son vieux tissu urbain et la richesse de son patrimoine historique, elle n'en reste pas moins l'égale de Fès, du Caire et d'Ispahan.
Ce répertoire iconographique est constitué de 253 illustrations de provenances diverses : 133 photographies originales prises par l'auteur entre 1978 et 1999, 28 reproductions de gravures anciennes, pour la plupart de la seconde moitié du XIXe siècle, 26 reproductions de cartes postales de la fin du XIXe et du début du XXIe siècle, 31 plans et coupes des principaux monuments, 14 cartes et plans, 20 reproductions de documents divers, une reproduction d'un tableau du Musée du Louvre. Avec les 64 illustrations réparties en deux cahiers dans chacun des volumes précédents : Damas des origines aux Mamluks, Paris. 1997 et Damas des Ottomans à nos jours, Paris, 1994, ces 317 images constituent le plus vaste ensemble iconographique relatif à la prestigieuse capitale des Umayyades publié à ce jour. Après 227 illustrations relatives aux monuments de toutes les époques, un dossier historico-politique est constitué de 26 documents parmi lesquels : une gravure aquarellée d'Ibrahim Pasha à la tête de ses troupes, issue d'un ouvrage de E Gouin publié à Paris en 1847, peu après les événements, une gravure tirée de l'Univers illustré, interprétant à sa manière " le massacre des chrétiens à Damas le 9 juillet 1860 " représenté d'ailleurs dans une rue du Caire et non pas de Damas, un portrait de l'émir algérien Abd al-Qadir dont la noble attitude durant ces événements est bien connue, deux photographies des stèles du nahr al-Kelb commémorant, l'une la prise de Damas en octobre 1918 par les troupes arabes, françaises et britanniques, l'autre la visite du général Weygand, Haut Commissaire de la République française à Becharré le 23 septembre 1923, un cortège à Alep, le jour de la proclamation de Faysal, roi de Syrie, le 8 mars 1919, une vue des ruines du Palais 'Azm après son incendie lors des événements d'octobre 1925, la pendaison, en 1926, en place Merjé de patriotes syriens coupables de s'être opposé à l'imposition par la force du mandat français sur la Syrie, la pendaison, toujours en place Merjé de l'espion sioniste Elie Cohn coupable d'intelligence avérée avec l'ennemi, de diverses manifestations (graffitis, peintures murales, affichages divers) de la répugnance profonde qu'inspire à tout l'Orient, du Yémen à Shiraz, de Jérusalem à Lahore et de Baalbek à Beyrouth, la politique ignominieuse de l'Etat sioniste et de ses complices américains, français et britanniques.
Le sous-continent indien a connu, entre le XIIe et le milieu du XIXe siècle, une domination musulmane sur la plus grande partie de son territoire. La fondation, à la fin du me siècle, du sultanat de Delhi, entraîne l'édification de nombreux monuments qui allient les fonctions inhérentes à l'architecture musulmane - mosquée, minaret, mausolée - à un vocabulaire du bâti où se mêlent apports turco-persans et autochtones. L'extraordinaire synthèse culturelle réalisée au fil de la présence musulmane n'a pu s'imposer que par la combinaison de la volonté des princes et de l'effort conjugué de tous les Indiens, dans une cohabitation technique et artistique riche d'échanges. À travers l'Inde, le Pakistan et le Bangladesh, elle nous donne aujourd'hui à contempler les joyaux d'une des plus remarquables civilisations de l'histoire universelle.