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Décors d'Islam
Degeorge Gérard ; Clévenot Dominique
CITADELLES
78,55 €
Épuisé
EAN :9782850881480
Monde morcelé de l'Atlantique à l'océan Indien, l'Islam étale ses chefs-d'oeuvre dans l'espace et dans le temps. Du Caire mamelouk à Bagdad, d'Alep à Damas, la gloire des puissants se juge à la magnificence de leurs réalisations. À la multiplicité des techniques architecturales mises en oeuvre, qui dépendent des ressources locales, répond l'hétérogénéité des procédés décoratifs. Mosquées et habitat urbain témoignent de cette extraordinaire variation décorative et il est possible, en dépit de la multiplicité des langages artistiques régionaux, de parler d'art islamique en tant que tel. Si l'architecture islamique a en effet suivi tout au long de son histoire des orientations stylistiques diverses, elle présente des caractères qui la distinguent des autres traditions architecturales. C'est à l'étude de ces différents caractères que se consacre cet ouvrage richement illustré. Arabesques végétales et entrelacs strictement géométriques, motifs floraux et épigraphiques, décors de stuc, de brique ou de bois : le patrimoine islamique ne cesse de surprendre. --Sandrine Fillipetti
Du village néolithique à la métropole contemporaine, l'histoire de Damas se déploie sans solution de continuité sur près de dix millénaires. Au faîte de sa gloire à l'époque umayyade, elle régnait alors sans partage de l'Atlantique à l'Indus et du Caucase à l'océan Indien. Intégrée en 1516 aux possessions ottomanes après la victoire que Sélim Ier remporta à Marj Dabiq sur les Mamluks, elle s'engagea dès lors sur la voie d'un irréversible déclin que l'ingérence européenne, par échelles, capitulations et missions interposées allait sensiblement aggraver. A l'issue de la première guerre mondiale, la Syrie, cette terre qui lui était consubstantielle - ne porte-t-elle pas en arabe le nom de Bilad al-Sham, "pays de Damas" ? - fut dépecée, le nord allant à la Turquie, l'est à l'Irak, l'ouest au lobby maronite, le sud-est aux Hashémites, le sud-ouest à la colonisation sioniste. Mal préparée à une vie politique autonome par vingt-cinq années d'un mandat français imposé et maintenu par la force en dépit des promesses antérieures d'indépendance, elle fut le théâtre, dès 1949, de pronunciamientos à répétition. Depuis 1948, elle vit sous menace israélienne, depuis 1963, sous état d'urgence, depuis 1970 sous la férule machiavélique d'Hafiz al-Asad. Aujourd'hui, celle qui était universellement célébrée comme la "perle de l'Orient", comme l'image même du paradis, qui avait ébloui sans mesure les voyageurs européens, court à la ruine, ses vergers, ses jardins et ses eaux courantes emportés chaque jour par une urbanisation anarchique, ses quartiers historiques abandonnés sans soin aux morsures du temps, son patrimoine monumental abâtardi par d'ineptes restaurations.
En dépit des fariboles nombreuses reliant son origine à des personnages aussi fumeux qu'Abraham, Gog ou Noé, il est aujourd'hui bien avéré que Damas bourgeonna autour d'un village néolithique. Mentionnée dans les archives d'Elba, sur les parois des temples de Karnak, elle fut au premier millénaire avant notre ère la capitale d'un puissant royaume araméen, avant d'être successivement occupée par les Perses, les Grecs et les Romains. Sous les Umayyades, elle régna de l'Atlantique à l'Indus sur un empire d'une vastitude sans précédent. Ce fut son âge d'or dont témoigne encore, malgré les atteintes du temps, la célèbre mosquée à laquelle est restée attaché le nom de la dynastie. A l'époque des croisades, après une brève période de compromission avec l'ennemi, au pouvoir de valeureux chefs de guerre, Nur al-din, Saladin et Baybars, elle devint le centre de la contre-offensive et la base de départ de multiples expéditions victorieuses. Unie à l'Egypte sous l'autorité des Mamluks, ces esclaves devenus sultans, elle repoussa à plusieurs reprises les offensives mongoles. En 1401, l'occupation de Tamerlan lui porta un coup décisif : celle que l'on avait qualifié de "grain de beauté sur la joue du monde" s'engagea dès lors dans un déclin irréversible aggravé dès la fin du XVe siècle par la découverte de la route des Indes par le Cap de Bonne Espérance. En 1516, elle tomba sans coup férir aux mains du conquérant ottoman Sélim Ier. Par son vieux tissu urbain et la richesse de son patrimoine historique, elle n'en reste pas moins l'égale de Fès, du Caire et d'Ispahan.
Résumé : La céramique du monde musulman compte parmi les réalisations les plus prestigieuses de l'art universel. Largement répandue bien au-delà de ses frontières grâce à la vaisselle, elle est particulièrement remarquable dans ses applications aux décors architecturaux, dont la technologie, elle aussi, dépassera les limites des pays islamisés. Dans ce domaine, les potiers et artistes musulmans ont fait preuve d'une ingéniosité et d'un savoir-faire étonnants : leurs créations, qui émaillent les monuments du Maroc jusqu'à l'Inde, mettent en ?uvre non seulement d'infinies variations de motifs décoratifs, mais aussi des techniques souvent très recherchées, qui étonnent encore de nos jours. Le support privilégié de ces revêtements de céramique est, à l'image de son décor, d'une variété de formes et de fonctions extraordinaire. On pense en premier lieu au décor des édifices musulmans les plus caractéristiques, comme la mosquée, le minaret et la madrasa, mais il faut aussi évoquer les demeures des princes, pavillons et châteaux, et les tombeaux des grands, qu'ils soient rois ou derviches. Cet ouvrage offre un large panorama des décors architecturaux dans toute la diversité de l'immense aire géographique musulmane (Orient, Espagne et Maghreb, Turquie et Iran, sous-continent indien...). De somptueuses illustrations, accompagnées d'un texte situant les monuments dans leur contexte historique, artistique et technologique, nous entraînent dans la magie de ces fabuleux décors et dans les arcanes de leur fabrication.
?Comment les peintres, dessinateurs et graveurs ont-ils représenté l'arbre, de la Renaissance au XXe siècle ? Cette histoire visuelle donne à percevoir la construction et le développement d'un motif qui s'érige en sujet à part entière de la peinture occidentale. Qu'il soit solitaire ou entouré de congénères, garni, à nu, bourgeonnant ou fleuri..., sa représentation rassemble nombre de difficultés techniques, un véritable défi formel pour l'artiste. Des sources variées permettent ici de retracer de manière vivante les différentes pratiques des créateurs : l'élaboration de recettes d'atelier, la diffusion de grands modèles, la pratique au coeur même de la nature ; autant d'attitudes et de chemins qui nous font entrer de plain-pied dans le grand atelier artistique de l'arbre et du paysage à l'époque moderne. Comment comprendre ces oeuvres picturales qui mettent en scène la figure centrale de l'arbre'? Depuis les représentations de forêts sauvages évoquant les déserts érémitiques au XIVe siècle jusqu'à la précoce prise de conscience écologique au XXe siècle, le spectre étendu des interprétations de la figure de l'arbre nous amène à nous interroger sur la construction et l'intensité de nos liens avec le paysage et la nature.
Historienne de l'art et conservateur général du Patrimoine, Geneviève Bresc-Bautier a été directrice du département des Sculptures du musée du Louvre. Initiatrice au musée de la section "Histoire du Louvre", elle a écrit plusieurs publications sur le sujet, dont Mémoires du Louvre (Gallimard,1989), Le Louvre, une histoire de palais (Musée du Louvre éditions/Somogy, 2008) et a contribué à L'Histoire du Louvre (Musée du Louvre éditions/Fayard, 2016).
Cet ouvrage est le premier à traiter de la peinture du rêve dans toute son extension historique. Riche d'un vaste corpus iconographique et organisé en périodes successives du Moyen Age nos jours, il montre le caractère polymorphe de la notion de rêve, associant le songe biblique, le rêve personnel, les recompositions oniriques, le fantastique enchanteur ou cauchemardesque... Au gré des époques et des mouvements esthétiques, le rêve suscite des allégories, nourrit des fantaisies légères ou nocturnes, ouvre un questionnement métaphysique ou se confond avec un chimérisme porteur d'illusion. Le symbolisme puis le surréalisme imposeront le rêve comme foyer d'inspiration, le confondant même avec le processus créateur. Les commentaires des tableaux croisent les techniques et esthétiques picturales avec l'histoire des idées et la notion freudienne de "travail du rêve". Grand pourvoyeur d'images, le rêve réactive la figure de Morphée, fils du sommeil et dieu des formes ; il propose aux peintres l'audacieux défi d'affronter le visible pictural à l'invisible du songe.