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Les Alliés occidentaux et les universités allemandes 1945-1949
Defrance Corine
CNRS EDITIONS
27,50 €
Épuisé
EAN :9782271057686
Alors que la question du difficile renouvellement des élites allemandes après 1945 et du conservatisme persistant comme frein à la démocratisation sont au c?ur des débats historiques actuels Outre-Rhin, Corine Defrance présente ici la première étude comparative des politiques universitaires des occupants occidentaux et de leur réception par les Allemands, responsables des Länder comme enseignants du Supérieur (Jaspers, Rothacker, Heidegger pour n?en citer que quelques uns). Cet ouvrage est le fruit d?un très important travail d?archives, de collecte de témoignages écrits et oraux et d?une analyse approfondie des universités de Heidelberg, Bonn et Fribourg, situées respectivement dans les zones d?occupation américaine, britannique et française. L?auteur met en lumière les insuffisances de la dénazification, l?impossibilité de mener à bien une réforme profonde de l?Université allemande ? qui allait devoir attendre la fin des années soixante ? et la cassure du système universitaire dans l?immédiat après-guerre. En effet, au début de la guerre froide, l?Université devint un enjeu majeur entre les « blocs » en formation: on assista à la « soviétisation » des établissements à l?Est de l?Allemagne et à l?« occidentalisation » des universités à l?Ouest, déchirant ainsi toujours davantage l?identité allemande. Corine Defrance, historienne et chercheur au CNRS, est spécialiste de l?Allemagne. Elle est l?auteur de La Politique culturelle de la France sur la rive gauche du Rhin, 1945-1955 (Presses universitaires de Strasbourg, 1994).
Résumé : En France comme en Allemagne, le traité de l'Elysée est désormais un lieu de mémoire central de la réconciliation franco-allemande. Pourtant, sa signature le 22 janvier 1963 fut suivie par une décennie de relations tendues entre les deux pays. Alors, quelles raisons ont justifié la forme et la signature tardive du traité? Pourquoi les domaines de la culture et de l'économie n'y figurent-ils pas? Cet ouvrage collectif se propose d'évaluer le sens du traité dans la plus longue durée (1945-2003) pour mettre en lumière les continuités discontinuités dans tous les secteurs de la relation bilatérale. L'année 1963 comme pivot de la relation franco-allemande entre réconciliation et coopération, entre aboutissement et point de départ, entre césure et inflexion indique le triple questionnement de l'ouvrage. Après avoir analysé le cheminement des acteurs français et allemands vers le traité, montrant comment s'est instaurée l'idée d'une coopération bilatérale privilégiée, il examine tant les secteurs de coopération inscrits dans le traité que ceux qui n'y figurent pas, afin d'évaluer son impact sur le cours des relations politiques et sociétales franco-allemandes depuis 1945. Enfin, il offre une réflexion sur la signification actuelle du traité et de la relation allemande dans l'ordre politique et symbolique, à l'heure de l'Europe des 25. Les auteurs, français et allemands, chercheurs et hommes politiques majeurs, mettent en évidence la pluralité des acteurs, étatiques et non gouvernementaux, et leurs interactions. Si les continuités autour de l'année 1963 l'emportent encore sur les ruptures, c'est bien dans l'ordre du symbolique que le traité marque incontestablement une césure majeure.
De 1945 à 1963, les relations franco-allemandes vivent une mutation fondamentale. En 1945, l'Allemagne, vaincue, occupée, bientôt divisée, doit regagner la confiance internationale ; le 22 janvier 1963, de Gaulle et Adenauer signent le traité de l'Élysée. Ce traité d'amitié et de coopération rapproche deux pays voisins, longtemps désunis en raison des guerres et de la construction concomitante de l'autre comme "ennemi héréditaire". Comment le rapprochement et la "réconciliation" ont-ils été possibles en un laps de temps si bref ? Les auteurs analysent les interactions entre la guerre froide naissante, le processus de construction européenne et les relations bilatérales. Dans l'optique d'une histoire franco-allemande intégrée, l'étude prend en compte les relations de la France avec la RFA et la RDA, bien que celles-ci aient alors été profondément asymétriques. Par-delà l'histoire "relationnelle", dans ses aspects diplomatiques et militaires, économiques et socioculturels, l'ouvrage propose une lecture comparée des évolutions des sociétés. Car le rapprochement des cultures politiques, des économies et des modes de vie de ces deux voisins dans l'Europe de l'après-guerre a été aussi un puissant facteur de "réconciliation" bilatérale et d'intégration européenne.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.