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La violence à l'école. Edition revue et augmentée
Defrance Bernard ; Tomkiewicz Stanislaw
LA DECOUVERTE
13,20 €
Épuisé
EAN :9782707158505
Toujours d'actualité, cet ouvrage offre mieux que des statistiques, des témoignages. Prenant appui sur la réalité des établissements scolaires, Bernard Defrance donne la parole à des élèves et à des enseignants qui subissent, au quotidien, la "loi du plus fort". L'ouvrage, cependant, ne se contente pas de dénoncer, il propose aussi des pistes d'action possibles en relation avec les différentes formes de violence : violence visible, invisible, violence des élèves, des enseignants, de l'institution. Tous ses aspects sont analysés en cinq chapitres clairs et concis. Mieux on en connaîtra les causes, plus on sera efficace pour restaurer à l'école un climat propice aux apprentissages et à la citoyenneté. À l'écart de la naïveté comme des discours stériles, Bernard Defrance aborde une question grave avec lucidité et invite l'ensemble de la communauté éducative à réfléchir et à agir. La violence n'est pas une fatalité. --Laurence Mazé
Résumé : Bernard Defrance nous a déjà dit ailleurs le plaisir qu'il prenait à enseigner, voilà qu'il nous dévoile aujourd'hui encore un peu plus de l'intimité de ses classes, nous donnant à entendre ce que disent, pensent, redoutent, espèrent les lycées qu'il rencontre chaque année en cours de philosophie de terminale. Aucune intention sociologique ou psychologique ne sous-tend ce travail ; ces lycéens sont-ils représentatifs de leur génération (les textes regroupés s'étalent sur un peu moins d'une décennie, du milieu des années 80 à nos jours) ? Peut-être, mais ce n'est pas certain, tant ces paroles libérées du carcan scolaire (ce ne sont pas des dissertations, ce n'est pas " noté ") sont d'une certaine manière intemporelles et renvoient l'adulte à sa propre adolescence, aux doutes et aux espoirs qui l'ont traversé lui-même. Bien sûr, les temps ont changé, bien sûr, tout cela s'écrit sur fond de crise et de chômage. Ils " osent " parler de leur sexualité, de leurs problèmes relationnels et familiaux. Chemin faisant, ils nous deviennent plus familiers ; on finit par les comprendre, faire preuve d'indulgence... Face à l'authenticité de ces récits, les défenses de l'adulte tombent, ses fausses assurances s'évanouissent. Ces jeunes gens et ces jeunes filles lui ressemblent : ils sont révoltés contre l'injustice, aspirent à un monde meilleur, veulent aimer et être aimés, ont peur de s'engager, de procréer, se cherchent indéfiniment... Un florilège de textes commentés par Bernard Defrance pour répondre à la question de tous les parents concernés et de leurs enseignants : Comment est-on lycéen aujourd'hui ?
Entre ceux qui pensent que l'école est devenue incapable d'inculquer aux élèves les règles élémentaires de la vie en collectivité, ceux qui considèrent que les enseignants sont trop souvent dépassés par les déchaînements de jeunes sans repères, ceux qui réclament plus de discipline, ceux qui dénoncent l'incohérence de l'application de la règle ou les sanctions trop systématiques... la polémique fait rage et s'enlise. Selon Bernard Defrance, on ne peut sortir de débat sans issue, entre répression et démission, qu'en articulant construction des savoirs et institution de la loi. L'enjeu est à la fois disciplinaire et pédagogique. S'appuyant sur de nombreux témoignages d'élèves, l'auteur montre pourquoi des situations de blocage ou des conflits violents peuvent survenir et comment il est possible d'en sortir, en permettant aux jeunes de trouver des repères et d'accepter règles, valables pour tous. Cet ouvrage, publié pour la première fois en 1993 et qui a vu depuis la plupart de ses propositions reprises dans les textes officiels, fournit aux parents et aux éducateurs des clefs de compréhension de l'institution scolaire, et en particulier des repères juridiques clairs. Cette nouvelle édition, entièrement mise à jour, tient compte des réformes et des débats les plus récents concernant l'école: elle était d'autant plus nécessaire que les évolutions actuelles, côté des instances officielles, menacent gravement les acquis pédagogiques et les quelques progrès de la période antérieure.
Résumé : Quand on évoque la violence à l'école, on a tendance aujourd'hui à stigmatiser les jeunes eux-mêmes : trublions, incivils, vandales, agressant leurs profs... Cette réalité existe, mais elle en cache une autre, bien plus pernicieuse : la violence - psychologique, physique ou sexuelle - subie par les enfants et les adolescents dans le cadre d'une institution censée les protéger. A partir de récits recueillis à un poste d'observation privilégié - un comité de prévention des mauvais traitements à l'égard des mineurs -, les auteurs analysent des cas de violence en milieu scolaire, sélectionnés pour leur caractère ordinaire : des histoires vécues par des enfants et des adolescents, qui permettent de lever le voile sur une réalité encore trop souvent dissimulée et de questionner la défaillance des adultes dans ces situations. Ils interrogent, de leur place respective (celle de l'enseignant ; celle du chargé de mission censé faire le lien entre l'institution scolaire, la collectivité locale et, le cas échéant, la justice), les difficultés des institutions à répondre efficacement à ces dérapages quotidiens. De la maternelle au lycée, cet ouvrage est un outil de prévention précieux pour les enseignants et les parents.
L'histoire de Maserati est certainement celle qui fut la plus rocambolesque du XXe siècle. Depuis la création de l'Officine Alfieri Maserati en 1914, la route de la firme au Trident fut souvent sinueuse et jonchée d'embûches. Mais elle a toujours gardé le cap pour donner les voitures de Grand Tourisme de renom que l'on connaît aujourd'hui. Treize de ces plus beaux modèles sont ici mis en valeur : la mythique A6, première Maserati de route ; la fabuleuse 3500 GT, pionnière de la fabrication en grande série ; l'innovante Quattroporte, précurseur de la berline sportive ; la célèbre Ghibli et son design futuriste ; l'originale Merak et son moteur central ; l'impressionnante Biturbo survitaminée ; la bellissima 3200 GT et ses fores envoûtantes ; la sportive MC12 directement issue de la piste ; la spacieuse Levante, premier crossover Maserati et le GranCabrio, la GT à ciel ouvert.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.