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Les fleurs d'acier du Mikado
Dedet Christian
FLAMMARION
22,90 €
Épuisé
EAN :9782080663863
Qui se souvient aujourd'hui de Louis Emile Bertin, ingénieur du Génie maritime ? C'est pourtant lui qui est à l'origine de la puissance moderne du Japon. En 1885, à l'âge de quarante-cinq ans, ce grand novateur des techniques et des conceptions du navire se voit chargé de créer de toutes pièces la marine du Mikado. En compagnie de sa femme et de ses trois enfants - Anna, Charles et Henri - il séjournera cinq années à Tokyo. Fabuleuse réussite que celle de cette famille française précipitée par toutes les affinités du c?ur et de l'esprit dans l'intimité de la famille impériale, des princes du sang et de l'empereur d'essence divine Mutsu Hito. La jeune Anna, dans son journal, se fera le chroniqueur de ce dépaysement total. Intrigues diplomatiques, frivolités des dames de la cour saisies par la folie de la mode, effort acharné de l'ingénieur Bertin pour faire triompher son ?uvre : rien ne manque au tableau d'un Japon saisi entre l'armure moyenâgeuse et le port du haut-de-forme. Emile Bertin quitte l'archipel avec sa famille en 1890. Cinq ans plus tard, ses croiseurs-cuirassés font merveille dans la guerre contre la Chine. En 1905, devant l'île de Tsushima, la flotte de l'amiral Togo remporte sur l'armada du Tsar la plus grande victoire navale de tous les temps.
Dès lors, son désir se joue des frontières. Cette histoire vécue nous emmène au Tchad, au Gabon, à Brazzaville, dans la toute nouvelle République de Centrafrique, en Côte-d'Ivoire, au Sénégal et en Haute-Volta. Le lecteur est entraîné dans d'incroyables remontées du Congo, sur les rives du Chari, de l'Oubangui, au rythme d'aventures prodigieuses mais authentiques, mêlant scènes cocasses, passions de rencontre, amour durable et nostalgies... Une épopée de la grande chasse ? Certes, mais plus encore, voici trente années décisives d'un continent que l'homme blanc, si volontiers marchand de canons et d'utopies, est en train de tuer. Une Afrique profonde que l'ancien guide, tout comme Christian Dedet, l'auteur de La Mémoire du Fleuve, se refuse à voir mourir peu à peu.
Ce troisième volume du Journal intime et littéraire de Christian Dedet fait suite à un premier tome, "Sacrée Jeunesse (1958-1962)", puis au tome 2, "L'Abondance et le rêve (1962-1966)". "Nous étions trop heureux (1967-1970)" commence par la recherche du grand amour avec Paule dans une sublime Sicile d'hiver. De mai 68 au départ du général De Gaulle, on suit les événements, les idées, les instantanés d'un jeune médecin et d'un auteur en devenir. Ce journal intime, tenu, au départ, selon les principes stendhaliens de sincérité et de naturel, de chasse au bonheur, s'est enrichi de la variété des strates sociales traversées par Christian Dedet, de sa vocation de médecin thermaliste (à Châtel-Guyon six mois de l'année), de ses amitiés littéraires (Delteil, Montherlant, Jouhandeau, Vialatte,...), de ses activités journalistiques (Combat, Arts, Le Figaro littéraire, Le Quotidien de Paris, Esprit,...), de ses passions littéraires marquées par divers ouvrages, mais aussi du spectacle du monde. En cela, ces pages montrent comment on se construit peu à peu. Comment, après des débuts prometteurs, un jeune écrivain doit mûrir en dominant ses doutes, tâtonnements, enthousiasmes ou accablements. La mémoire d'un voyageur du temps où peut-être des lecteurs futurs retrouveront leurs émerveillements et leurs doutes.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)