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Nous étions trop heureux. Journal 1967-1970
Dedet Christian
PARIS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782846213172
Ce troisième volume du Journal intime et littéraire de Christian Dedet fait suite à un premier tome, "Sacrée Jeunesse (1958-1962)", puis au tome 2, "L'Abondance et le rêve (1962-1966)". "Nous étions trop heureux (1967-1970)" commence par la recherche du grand amour avec Paule dans une sublime Sicile d'hiver. De mai 68 au départ du général De Gaulle, on suit les événements, les idées, les instantanés d'un jeune médecin et d'un auteur en devenir. Ce journal intime, tenu, au départ, selon les principes stendhaliens de sincérité et de naturel, de chasse au bonheur, s'est enrichi de la variété des strates sociales traversées par Christian Dedet, de sa vocation de médecin thermaliste (à Châtel-Guyon six mois de l'année), de ses amitiés littéraires (Delteil, Montherlant, Jouhandeau, Vialatte,...), de ses activités journalistiques (Combat, Arts, Le Figaro littéraire, Le Quotidien de Paris, Esprit,...), de ses passions littéraires marquées par divers ouvrages, mais aussi du spectacle du monde. En cela, ces pages montrent comment on se construit peu à peu. Comment, après des débuts prometteurs, un jeune écrivain doit mûrir en dominant ses doutes, tâtonnements, enthousiasmes ou accablements. La mémoire d'un voyageur du temps où peut-être des lecteurs futurs retrouveront leurs émerveillements et leurs doutes.
Dans le sillage de La Mémoire du fleuve, l'autre grand roman vrai de Christian Dedet : l'aventure de Pierre Bougrat, condamné pour meurtre (sans preuves) en 1927, bagnard à Cayenne, évadé à l'issue d'une "cavale" qui fit grand bruit (il fut en la matière le seul rival que se reconnaissait le célèbre Papillon). Un classique de l'aventure vécue. "Le livre de Christian Dedet se lit la rage au coeur... Un roman vrai qui s'impose comme un modèle de plaidoyer, comme une oeuvre de justice là où la justice à failli." "Tout cela se lit au galop, comme une histoire d'un autre temps." "Un livre d'une rareté que nous n'hésitons pas à qualifier de fabuleuse... Dans un genre, qui n'a rien de mineur : un chef-d'oeuvre."
Présentation de l'éditeur Libéré du service militaire, jeune médecin, déjà fou de littérature, Christian Dedet nous plonge au tournant de ces "Trente glorieuses" qui allaient compenser la perte d'un Empire par le plein-emploi, de nouvelles espérances et beaucoup de folies. Déchiré entre deux vocations, le voici à ses premiers succès aux éditions du Seuil, collaborant à l'hebdomadaire Arts, reçu par de grands anciens : Louis Ferdinand Céline, Henry de Montherlant, Marcel Jouhandeau, en complicité avec plusieurs aînés "hussards" : Michel Déon, Antoine Blondin et, pour les amitiés de son âge : Jean-René Huguenin, Jean-Edern Hallier, Dominique de Roux. Quant à la médecine, qui ne tarde pas à lui apparaître comme la perche de l'équilibriste, ce sera l'exercice thermal, tous les étés, dans la station de Châtel-Guyon. Une plongée dans la France profonde. Une dramaturgie et des décors dignes de Fellini. A quoi vont s'ajouter, bien sûr, la recherche du grand amour - même si des plus vagabondes - et une extraordinaire galerie de jeunes femmes saisies entre érotisme et tendresses qui ne se découragent pas. Jusqu'à se découvrir enfin plus proie que chasseur ?
'Nary, rescapée du génocide cambodgien' est le bouleversant témoignage d'une jeune femme de la haute bourgeoisie khmère qui survécut à la révolution communiste et au génocide qui, en trois ans, causa la mort de près de deux millions de Cambodgiens, soit le quart de la population ! Nous sommes en 1975, " l'année zéro " qui, selon Pol Pot, marquait le début d'une ère nouvelle, mais, en fait, entérinait la mainmise sur le pays par un régime despotique et sanguinaire. Sitôt Phnom Penh prise par les khmers rouges, jeunes soldats incultes et fanatisés, les habitants de la capitale, comme toutes les populations citadines, sont déportés vers les campagnes pour y être rééduqués. Tous les cadres de la nation, les élites qui parlent français, les fonctionnaires, les diplômés et les intellectuels, mais aussi les minorités chinoises et musulmanes, sont déportés, affamés, torturés, éliminés. Durant cette période tragique qui ne le cède en rien aux massacres nazis et staliniens, Nary a pris des notes qu'elle a pu dissimuler tout au long de sa captivité dans les camps de travaux forcés et conserver lors de son évasion jusqu'à son asile en France. Nary, rescapée du génocide cambodgien est une minutieuse reconstitution effectuée par Sophana, la fille de Nary, à partir du journal et des souvenirs de sa mère, correspondances, croquis et photos d'époque ainsi que de témoignages oraux de personnes qui l'ont croisée sur les chemins de la déportation et de l'horreur. Trois générations de femmes rescapées apparaissent dans cette longue marche vers la mort où l'espoir, néanmoins, ne sombre jamais tout à fait : la grand-mère, la mère et sa fille qui, jour après jour, résistent. Ce livre vaut pour l'éclairage qu'il apporte sur un moment de l'histoire longtemps occulté et qui, aujourd'hui où le procès des bourreaux est en marche, refait surface. En décrivant la chute du royaume khmer, berceau d'une vieille civilisation religieuse qui semblait à l'abri des idéologies dévastatrices du XXe siècle, il s'interroge enfin sur le combat pour la défense des libertés et des valeurs spirituelles face aux forces du mal. Une vision sans complaisance sur un des drames les plus sanglants de notre histoire immédiate. Près de 150 photos, dont de nombreuses inédites, accompagnent ce témoignage dans trois cahiers hors texte.
Savoir flâner à Paris est un art de vivre. Et plus encore quand on est parisien. Car alors, plus on va vers sa ville et plus elle vient vers vous, et plus elle vous donne. A vous Paris qui bouge, qui vibre, qui chante et enchante, qui élucubre, qui inquiète, intrigue ou surprend ! C'est Paris souvenir, Paris l'anecdote ou Paris l'épate qui vous guette au coin de la rue. C'est ce Paris-là que Pierre Merle, en toute subjectivité, évoque dans ce livre.
Biographie de l'auteur Professeur à l'université de Versailles-Saint-Quentin, BERNARD COTTRET occupe la chaire d'histoire des îles Britanniques et de l'Amérique coloniale à l'Institut universitaire de France. Il est, entre autres, l'auteur de La2000), d'un Calvin, biographie (Payot) traduit en cinq langues et d'une toute récente Histoire de la révolution américaine (Perrin, 2003).
Si Chantal connut une enfance heureuse, notamment auprès de sa grand-mère maternelle, sa jeunesse va très vite s'avérer difficile. Dévoré par la passion du jeu, son père engloutira la dot maternelle, ce qui entraînera la séparation des parents. Ballottées, Chantal et sa s?ur Mathilde grandissent sans véritable vie familiale, leur mère se consacrant à son école d'équitation et la compagne de leur père ne les appréciant guère. Leur tante les recommande à une assistante sociale qui les place dans une institution religieuse, en réalité une maison de correction. Quand leur mère les en arrache, c'est pour les entraîner en Allemagne où elle s'est portée travailleuse volontaire. Fin 1942, elles se retrouvent à Bad Cannstatt, dans la banlieue de Stuttgart, et sont embauchées à l'usine Rossler. Chantal y découvre les baraquements des prisonniers russes, polonais, ukrainiens, français, la promiscuité, la quête de nourriture, les jalousies, l'amitié, les premiers flirts. Mais bientôt les bombes s'abattent sur l'Allemagne. C'est le moment que choisit leur fantasque de mère pour regagner la France, en laissant ses filles en otages. Dortmund, Cologne, Düsseldorf, Hambourg, Hanovre, Francfort, Berlin... les unes après les autres, les villes s'embrasent, et quand Stuttgart est frappée encore une fois, Chantal doit apprendre à survivre au milieu des ruines et des morts. En 1944, leur mère revient, abandonnant la France qui se libère, car elle craint des représailles. Elle gagne l'Autriche, tandis que Chantal, fuyant les combats, décide de rentrer en France avec Marc, son compagnon de travail. Empruntant des trains de marchandises, ils arrivent à Paris au printemps 1945. Chantal, malade, désespère, mais miraculeusement elle croise Yvonne, une compagne de baraquement, qui l'amène dans sa famille et la remet sur pied. Elle retrouvera sa s?ur, sa mère, son père même, mais désormais elle a rompu les ponts et veut être libre. Un récit prenant où l'humour vient sans cesse corriger le drame.