Il était une fois, au pays des Mille et Une Nuits, un potier qui possédait un savoir-faire merveilleux, peut-être appris d'un Egyptien de passage dans sa ville: sa production se distinguait par les chatoyants reflets d'or des céramiques sortant de son four. Etait-ce à Samarra, à Bagdad ou encore à Suse? Bientôt, d'autres potiers recueillirent la précieuse recette et les murs des palais se couvrirent de carreaux parés de ces mystérieux reflets. Des plats, des coupes, des vases au somptueux décor végétal brillant des mêmes feux furent fabriqués pour les princes et devinrent célèbres à l'étranger. Car cette histoire est aussi celle d'un voyage pacifique d'Orient en Occident. Celle du cheminement d'une technique née dans les pays de l'Orient islamique vers les territoires occidentaux du monde médiéval, le royaume musulman de Grenade et le Levant espagnol alors chrétien, où les potiers de Valence passèrent maîtres dans l'emploi de la recette venue d'Orient, rapidement appréciée aussi par les princes d'Occident.
La collection de sculptures des XIe et XIIe siècles du Musée national du Moyen Age est l'une des plus riches au monde, tant par son nombre que par la qualité et la diversité des ?uvres qui la composent. Chefs-d'?uvre de la sculpture médiévale, tels les chapiteaux de Saint-Germain-des-Prés, la Sainte Femme du val de Boi ou les têtes des statues-colonnes de Saint-Denis, côtoient des pièces plus humbles, bases, modillons et autres éléments d'architecture provenant de modestes églises. Connu des spécialistes comme des amateurs, cet ensemble n'avait plus fait l'objet d'une étude globale depuis 1922. La collection s'est enrichie, au fil du temps, d'éléments essentiels - les fragments du portail Sainte-Anne de Notre-Dame de Paris, notamment -, et nos connaissances sur les sculptures et les monuments dont elles proviennent ont été largement bouleversées. Premier d'une série de trois catalogues consacrés aux collections de sculptures du Musée national du Moyen Age, le présent ouvrage apporte un éclairage renouvelé sur une période de foisonnement et de transformation de l'art de la sculpture.
Résumé : Alors que la christianisation de l'Empire romain avait pratiquement banni les pierres tombales, leur réapparition au Moyen Age donne l'occasion aux artistes et aux commanditaires de s'exprimer. C'est à partir de la fin du Xe siècle que la plate-tombe et le gisant s'imposent. Ainsi, le monument funéraire va faire l'objet de recherches artistiques parfois déroutantes destinées d'une part à témoigner du rang social du défunt et d'autre part, à véhiculer son ultime message. En analysant la forme et la fonction des monuments funéraires, l'auteur aborde les particularités des mentalités médiévales, la relation à la mort et, par-delà, la conception de la vie.
La seconde moitié du XIIIe siècle et le début du XIVe siècle sont marqués par des évolutions décisives en Europe, tant sur le plan politique, économique et social qu'intellectuel et artistique. Le renouveau de la pensée modifie la compréhension du monde, et donc les manières de le représenter. Parallèlement, les arts connaissent d'importantes innovations technologiques et l'émergence de très grandes personnalités : Nicola et Giovanni Pisano, Tino di Camaino ou encore l'orfèvre Guccio di Mannaia pour la Toscane ; Jean de Chelles, Pierre de Montreuil ou Maître Honoré en France. Progressivement, tous ces créateurs ne sont plus simplement considérés comme des artisans au service de l'Eglise mais comme des artistes oeuvrant pour la société. Cette période occupe une place à part dans l'histoire de l'art : celle d'un complexe apogée, très différent selon les perspectives où l'on se place. D'un côté, Paris, coeur de ce que l'on appelle aujourd'hui le gothique rayonnant, avec ses grands chantiers monumentaux et son abondante production d'objets précieux (manuscrits enluminés, ivoires, orfèvrerie) ; de l'autre, la Toscane avec Florence, Pise et Sienne, dont les peintres et sculpteurs s'écartent des traditions byzantinisantes au profit d'un nouveau langage, caractérisé par un nouveau regard sur l'Antiquité et une prise en considération de la Nature, annonçant le style de la Première Renaissance. Or, si ces évolutions se développent d'abord en Toscane, elles puisent probablement leurs racines dans les nouvelles références philosophiques, théologiques, mathématiques ou littéraires diffusées au sein de l'Université de Paris. On constate alors tout un jeu d'influences réciproques que cette exposition et ce catalogue entendent étudier.
Revivez avec gourmandise les grands événements historiques en dégustant les beignets au miel de Shéhérazade, la poule au pot de Henri IV, les escalopes de foie gras de Napoléon, le homard braisé de Kennedy ou encore le sorbet au champagne des Clinton. Ces recettes de l'époque, servies à l'occasion, ont été revisitées par deux historiens, épicuriens et gastronomes, qui nous relatent parle menu et avec talent l'histoire et l'évolution de la gastronomie.
Résumé : L'aube du XVIIIe siècle, Venise brille de tous ses feux. La singularité de la cité des doges, son faste, son carnaval, ses réceptions grandioses, ses coutumes inédites ainsi que le renom de ses artistes attirent de nombreux visiteurs. On vient de toute l'Europe y écouter les opéras de Vivaldi ou de Hasse, interprétés par le castrat Farinelli ou Faustina Bordoni, assister aux spectacles qui se donnent dans la rue comme au théâtre, s'adonner au jeu, admirer les palais décorés par les plus grands peintres et sculpteurs... Forts de leur notoriété, les artistes vénitiens exportent leurs talents dans les cours d'Europe où ils reçoivent de prestigieuses commandes : Canaletto diffuse en Angleterre le goût des vedute ; les Tiepolo peignent d'immenses fresques qui décorent demeures et églises dans les Etats germaniques et à Madrid ; Pellegrini et Rosalba Carriera sont accueillis dans le Paris de la Régence. Mais peu à peu, la santé économique de celle qui fut la Dominante s'essouffle, et la Sérénissime, tout en continuant à séduire, décline lentement. En 1797, Napoléon Bonaparte met fin à la République. C'est alors que naît le mythe de Venise, une Venise éblouissante jusqu'à son dernier souffle.
Some of the most iconic and influential images of nineteenth-century French painting, including Gustave Courbet's famous The Meeting ("Bonjour, Monsieur Courbet!"), highlight the celebrated Bruyas Collection from the Musée Fabre in Montpellier. With tastes ranging from romanticism to realism, Alfred Bruyas (1821-1877) collected both traditional and what was then avant-garde art. Featuring nine masterpieces by Courbet, as well as important painting, drawings, and sculptures by such leading artists of the period as Delacroix, Ingres, Géricault, Millet, Corot, Rousseau, and Barye, this book examines Bruyas's role as one of the foremost collectors of contemporary art in France, and the significance of his patronage of living artists.