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L'arc d'Alfred Hitchcock, un jeu de cordes. Poétique de l'objet
Decobert Lydie
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782336290713
Les flèches décochées par Alfred Hitchcock suivent une trajectoire continue et viennent toucher en plein coeur les proies désignées à l'écran et dans la salle de cinéma. Le Maître dispose pour son Arc de tout un jeu de cordes ! La "corde poétique" s'exprime à travers les usages inédits d'objets on ne peut plus ordinaires. Multifonctions, en dysfonctionnement, utilisés à contre-emploi, démarqués ou détournés, pervertis, les objets du quotidien se voient investis d'un pouvoir terrifiant : leur mise en scène vise à assujettir et desservir les personnages dont ils déjouent les plans, annexant toute possibilité de repérage rationnel. Comment Hitchcock procède-t-il pour charger de sens et investir d'une puissante subjectivité des objets neutres tels un briquet, une clé, un couteau ou un sac ? Comment parvient-il à travers eux et avec eux, l'expression est de Jean-Luc Godard, à "prendre le contrôle de l'univers" ?
Opaque ou translucide, de voile ou de fer, de pluie ou de feu, polyvalent, métaphorique, le rideau participe à la mise en scène et au cadrage dans le cinéma d'Alfred Hitchcock. Il sert l'intrigue et exalte le double jeu des personnages de Downhill (1926) à Family Plot (1976). Le rideau se ferme, se lève et tombe sur la représentation de l'amour et du crime : Eros et la destruction, pour reprendre les mots d'André Téchiné, ne sont-ils pas "les seuls moteurs du cinéma hitchcockien"? Un espace théâtralisé par le cinéaste, domestique ou public, est sans issue : impuissante à quitter la scène de son théâtre fantasmé, une femme passionnée s'immole par le feu (Rebecca). Les cyniques comédies jouées en huis clos par un couple d'assassins (Rope) ou par un perfide époux (Dial M for Murder) sont déjouées in extremis... De quelles façons les jeux de rideau imaginés par Alfred Hitchcock régissent-ils les images ? Et comment rejoignent-ils le rituel théâtral en une dynamique créative ?
Les ressorts de la peur déclinés par Alfred Hitchcock, la maison isolée (The Birds), la pièce interdite (Notorious), la clef enchantée (Dial M for Murder), le miroir omniscient (Vertigo) ou le portrait maléfique (Rebecca), ravivent nos terreurs enfantines. Doubles et troubles, les tueurs charment leurs victimes. Selon Hitchcock, "les contes pour enfants nous mettent en garde contre les fausses apparences" : l'avenante belle-mère qui empoisonne sa bru (Notorious) n'est-elle pas une sorcière comme la charmante petite vieille aux pommes dans Blanche-Neige et les Sept Nains ? Défunts et malins hantent leur entourage, ourdissant des plans démoniques dans un contexte où horreur et merveilleux sont appariés. Par quels prodiges le quotidien bascule-t-il dans la féérie ? Comment le cinéaste confère-t-il aux images un pouvoir d'envoûtement comparable à celui des mots ?
Comment pourrait-on considérer comme simple moyen d'accès et d'articulation un élément architectural aussi paradoxal et fascinant que l'escalier ? Il s'élance à perte de vue dans un espace cependant circonscrit, où "échappée" et "repos" coexistent, où "montée" et "descente" coïncident... Incontournable dans nos lieux d'existence comme dans les espaces plastiques, cinématographiques ou littéraires, l'escalier cristallise à lui seul toutes les directions imaginables ! Mais ce "conduit" par lequel s'écoulent le flux et le reflux humain, symboliquement assimilé à un processus d'ascension vers la perfection ou de descente vers la décrépitude, n'est-il pas susceptible de fuir ? La moindre brèche ne favorise-t-elle pas l'expansion des forces qu'il contient, faisant de lui le lieu privilégié du "passage", de la transformation ? Au final, l'escalier nous a transportés vers d'insoupçonnées destinations, vers des sens inverses mais pas nécessairement contraires, parfois inversés, où le contresens s'est avéré porteur de renouvellement. L'apparente monotonie de l'escalier se double d'une scansion rythmique (parfois même mélodique) qui en fait une structure élastique comme le temps, aux aspects changeants et musicaux, les fuites de l'espace.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.