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Langue et droit. Approche sociolinguistique, historique et épistémologique
Debono Marc ; Chabrolle-Cerretini Anne-Marie
EME MODULAIRES
41,00 €
Épuisé
EAN :9782806607706
Cet ouvrage propose une mise en perspective sociolinguistique, historique et épistémologique visant à éclairer la manière dont s'articulent le "linguistique" et le "juridique". Une étude approfondie de la longue tradition de théorisation des rapports entre "langue" et "droit" met d'abord à jour le déterminisme linguistique qui l'imprègne: la pensée juridique serait inextricablement liée à la langue de son expression. Ce déterminisme servant le plus souvent des mouvements d'affirmation identitaire contre l'autre, les fonctions et les implications éthico-politiques d'un rapport d'exclusivité trop souvent posé entre langue et droit mérite d'être interrogé: des manifestations récentes d'hostilité vis - à - vis du plurilinguisme juridique européen invitent en effet à être vigilant. L'ouvrage éclaire ensuite les raisons profondes de la solidité des objets construits que sont la "langue" et le "droit", et ceci du triple point de vue des représentations linguistiques, de l'histoire linguistique et juridique française, et des épistémologies disciplinaires - en droit et en sciences du langage. Dans le domaine juridique, on remarquera que la stabilisation de la relation signe/sens constitue un idéal s'exprimant chez les juristes à travers diverses représentations linguistiques. La recherche de la sécurité juridique peut expliquer une conception - majoritaire dans le monde du droit - du fonctionnement de la langue comme un système de rapports prédictibles, stables et homogènes. Cette représentation sera utilement mise en perspective historique: l'histoire des unifications linguistique et juridique montre en effet une étonnante synergie, la langue et le droit français se construisant conjointement, se "solidifiant" dans la perspective de l'édification stato-nationale. Les épistémologies disciplinaires ont logiquement été marquées par cette histoire intriquée, et cet ouvrage se propose de mettre en évidence les "anciennes et profondes affinités" existant entre sciences linguistiques et juridiques (Besse, 2000: 737). Mots clés: langue du droit, représentations linguistiques, déterminisme linguistique, histoire des unifications linguistique et juridique, épistémologie.
Morillon Marc ; Falabrègues Jean-François ; Debonn
Ce livre, bien au-delà de l'histoire du Service de santé militaire, évoque toutes les professions de santé mobilisées au cours de la Grande Guerre. Avec plus de quatre cents images dont la plupart sont inédites, il illustre la guerre des médecins, pharmaciens, dentistes, officiers d'administration, brancardiers, infirmières et aumôniers tous dévoués au secours des blessés. Il permet de suivre et de comprendre le parcours des blessés depuis leur relèvement sur le champ de bataille et la boue des tranchées jusqu'aux hôpitaux de l'arrière. Il sera utile à tous ceux qui, amateurs d'histoire ou curieux de leur histoire familiale, voudront décoder les documents ou photographies d'un ancêtre, qu'il ait été soignant ou blessé. Les photographies d'époque, les objets et les uniformes ainsi que les peintures et dessins dus à des artistes combattants permettent d'appréhender ce qui fut le quotidien de ces hommes et de ces femmes pendant plus de quatre années. Cet ouvrage, publié sous l'égide du Service de santé des armées à l'occasion du centenaire du déclenchement de la guerre de 1914, rend hommage à tous ceux dont le dévouement a permis de sauver des vies, d'atténuer les souffrances et de rendre à tous les soldats meurtris une vie sociale.
La tension entre objectivation et ce qui permet/dépasse/entoure/précède cette objectivation, semble aujourd'hui réapparaître, de manière accentuée, par la prégnance grandissante de l'informatique en sciences du langage (SDL), désormais au coeur des traitements des corpus linguistiques numériques ou numérisés. L'effort objectiviste apparaît en effet relancé par un renforcement technique du paradigme empirico-inductif et l'amplification de tendances épistémologiques déjà bien présentes dans le domaine. Les interrogations qu'apporte l'" ère numérique ", particulièrement en SDL, sont donc pour les auteurs l'occasion de développer ce qui constitue certainement une thématique transversale de l'ouvrage : l'évidence apparente que le traitement technologisé des corpus numériques fiabilise " le " sens, devenu plus aisément " traitable ", " traçable ". Les contributions ici rassemblées exemplifient et interrogent cette tendance, en s'appuyant sur une perspective épistémologique et des références théoriques principalement empruntées aux philosophies phénoménologiques et/ou herméneutiques, lesquelles permettent de critiquer les formes de naturalisation du sens, qui tendent à évacuer le " préréflexif ", l'" antéprédicatif ". Cette réflexion prolonge et amplifie la problématique de la prise en compte des représentations du chercheur, en SDL, et plus largement en SHS.
Cet ouvrage interroge la nature transversale du lien entre écriture et plasticité de pensée, entre flux de conscience ascendant et objet-livre, à l'heure du numérique et des transtextualités. Tour à tour, l'auteur s'y demande " jusqu'à quel point sommes nous dépendants de la plasticité du cerveau ? Jusqu'à quel point est-elle inductrice dans l'acte créatif, en particulier lorsqu'il s'inscrit dans le cyberespace ? Où le jeu du déterminisme cognitif s'arrête-t-il et où commence le libre arbitre de la pensée ? Où la spontanéité, les niveaux sub-perceptifs puisent-ils leur substantifique moelle ? En quoi cela préfigure-t-il le lien intime entre plastir et plasmir, entre plastir et écrire, entre le déroulement de la pensée et la genèse du sujet écrivant ? ". Plusieurs réponses seront apportées, touchant autant à l'hémisphère du langage de l'écrivant, qu'aux systèmes d'écritures qui l'ont porté d'Orient en Occident et le projettent aujourd'hui dans une sémantique nouvelle - celle des méta-objets textués - où la plasticité scripturale se mue en plasticité mentale.
La Franc-maçonnerie, société initiatique, rituelle et philosophique, procède, dit-on, de la méthode symbolique. Cette affirmation correspond-elle réellement à ce que nous observons dans nos loges ou, au contraire, n'est-elle qu'un leurre destiné à cacher notre propre incompétence, notre propre inaptitude à utiliser aujourd'hui cet outil essentiel à la démarche maçonnique ? Cette question, Pierre Desseyre la posait déjà en 1996, lors de la première édition - aujourd'hui épuisée - de cette brochure...
Le Temps n'existe pas. Le paradoxe est de le relever. Troisième degré. Membre de la Grande Loge de Belgique après avoir été initié au Grand Orient, ayant parcouru l'entièreté des degrés maçonniques jusqu'au 33e, l'auteur nous incite à réfléchir sur la valeur et la qualité de ce qu'il est convenu de nommer... "le Temps" !
La philosophie et la religion entretiennent des relations souvent ambiguës, parfois conflictuelles, de temps à autre incestueuses. Cette équivocité remonte aux origines même de la philosophie. La différence entre ces deux disciplines réside toutefois en ce que la philosophie peut déployer un discours raisonné sur la religion, ce que la religion ne saurait faire. L'une englobe en se racontant ; l'autre se dit en englobant. L'une tend vers la vérité ; l'autre soutient sa vérité. Cet ouvrage étudie comment la philosophie s'efforça d'appréhender la religion, s'appuyant sur la raison et de la science et redressant les pensées mythiques archaïques. S'appliquant à clarifier les relations unissant le visible et l'invisible, la philosophie telle que la pratiquait les Anciens, apparaît ainsi comme un mode de pensée alternatif par rapport aux discours religieux. Ce livre contient trois fiches historiques permettant d'aborder les principaux penseurs étudiés en tenant compte du contexte politique, culturel et social, au sein duquel leurs idées se déployèrent.