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Je sais en qui j'ai mis ma foi
Debergé Pierre
ARTEGE
16,70 €
Épuisé
EAN :9782360402168
Extrait Préface Vous venez de me faire parvenir l'étude intitulée Je sais en qui j'ai mis ma foi, que vous avez consacrée à saint Paul en cette Année de la Foi voulue par le Saint-Père pour aider l'ensemble de l'Église à mieux saisir de l'intérieur le mystère de sa relation à la personne du Christ Jésus, Sauveur des hommes. Je vous remercie de m'avoir envoyé ces pages bien composées qui emmènent votre lecteur à la suite de l'Apôtre des nations et l'aident à comprendre que la foi ne repose pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu (cf. 1 Co 2, 5). C'est à juste titre que vous citez plusieurs fois les versets de la Lettre aux Galates qui sont au coeur de la vie et de l'action de saint Paul : «Avec le Christ, je suis un crucifié. Je vis, mais ce n'est plus moi, c'est Christ qui vit en moi. Car ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et s'est livré pour moi» (Ga 2, 19-20). Cette théologie de la croix, comme vous le soulignez, a «parlé» dans son existence, lorsque Dieu s'est révélé en lui sous la figure du Crucifié qu'il persécutait dans la personne des chrétiens. Vous avez noté que, dans la Lettre apostolique Porta fidei publiée pour promulguer l'Année de la foi, le Saint-Père citait précisément saint Paul afin d'inciter les chrétiens à ne jamais être «paresseux dans la foi» (cf. Porta fidei n. 15). Effectivement, la profondeur du texte paulinien invite à multiplier les lectures et les études, de fond et de détail, qui permettront d'en préciser le sens et d'en mieux voir la valeur permanente pour les chrétiens d'aujourd'hui et de demain. C'est à ce travail sérieux de lente imprégnation des intelligences et des coeurs que vous invitez, en réfléchissant notamment sur la force du baptême et sur la nécessité de laisser le Saint-Esprit de Dieu se déployer dans tous les aspects de l'existence humaine (p. 67). Formant donc le voeu que, grâce à vous, de nombreux lecteurs bénéficient de l'enseignement de celui qui a été chargé du service sacré de l'Évangile de Dieu (cf. Rm 15, 16) et grandissent dans la joie de croire, d'espérer et d'aimer Celui qui est au principe et au terme de notre foi, je vous prie d'agréer, Monseigneur, l'assurance de mes sentiments cordiaux et dévoués. Gerhard L. Mùller Archevêque-évêque émérite de Regensburg, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi.
La justice selon la Bible, c'est-à-dire la relation juste entre les humains et avec Dieu, est une réalité essentielle. Dans le Nouveau testament, elle est beaucoup plus qu'une institution (" palais de justice ") ou même qu'un idéal à atteindre (" justice pour tous "). C'est la relation personnelle que le Dieu de Jésus offre à chacun, quel qu'il soit, pour transformer sa vie et ses relations.
Extrait DE LA «LIBÉRATION SEXUELLE» À LA CONFUSION DES GENRES Voilà plus de vingt ans, M. Kundera écrivait à propos de l'héroïne d'un de ses romans : «Elle prend les choses trop au sérieux, elle tourne tout au tragique, elle ne parvient pas à comprendre la légèreté et la joyeuse futilité de l'amour physique. Elle voudrait apprendre la légèreté ! Elle voudrait qu'on lui apprenne à ne plus être anachronique» Anachronique, Tereza l'est en effet aux yeux de son ami Tomas qui essaie de la convaincre que «l'amour et l'acte d'amour sont deux mondes différents». A l'encontre d'une culture régnante qui entretient l'image d'une sexualité légère et libérée, Tereza sent bien pourtant que les relations sexuelles sont lourdes de sens et qu'elles engagent toutes les dimensions de la personne. La souffrance de Tereza pourrait paraître négligeable si elle n'était celle de quantité d'hommes et de femmes à qui l'on a fait miroiter l'avènement d'une sexualité sans tabous et sans interdits et qui se trouvent aujourd'hui confrontés à de terribles blessures ou au retour tragique de la répression. Alors qu'ils rêvaient d'un «sexe rigolo, un sexe qui soit un moyen de communication sympa, un peu comme la bouffe», la fin des années 1990 projeta en effet sur la scène publique des drames qui ébranlèrent l'opinion publique. «On s'avisa qu'un danger rôdait. Ni dans les familles, ni à l'école, ni ailleurs, l'enfant n'était plus à l'abri d'ignobles appétits qu'on réapprit aussitôt à stigmatiser.» Découvrant en son sein des violences inimaginables, la société entreprit donc, hâtivement et «policièrement», d'en éradiquer la menace. «Pères incestueux, instituteurs ou curés obsédés, assassins obéissant à leurs pulsions, épouses suspicieuses, patrons lubriques tyrannisant leurs salariés : la même angoisse dénonciatrice, la même exigence de répression envahissaient les médias. Pas un jour, bientôt, sans qu'une souffrance cachée, un drame trop longtemps enseveli dans le silence n'occupe la chronique du premier chef-lieu de canton venu. [...] Un nouveau regard inquisiteur fut jeté sur l'adulte, l'époux, le touriste ou le moniteur sportif. On trouva des accents inquisiteurs pour décrire les frôlements douteux, les caresses abusives et ces hideux commerces dont la chair enfantine était l'enjeu.» La «libération sexuelle» promise dans les années 1970 aboutissait ainsi trente ans plus tard à des déconvenues tragiques sur fond de répression judiciaire.
Pour lire l'Evangile selon saint Luc. Et s'il suffisait de lire lentement ? Le troisième évangile est un récit superbement mené. Le projet théologique de Luc, appuyé par ses qualités historiennes, est de montrer comment Dieu place Jésus au centre de l'histoire du salut. La lecture cursive ici proposée fait émerger le mystère de celui qui est présenté d'emblée comme " Fils du Très-Haut " puis " Sauveur " et " Christ Seigneur " . Simple - on suit le fil narratif -, la démarche invite à aller vers l'amont (les promesses à Israël) et vers l'aval (la vie de l'Eglise dont les Actes des Apôtres sont le début). L'appareillage critique est volontairement réduit au minimum. Place est laissée au plaisir du texte.
Saint Paul demeure un personnage fascinant. Ses lettres abordent de multiples sujets où le lecteur d'aujourd'hui peut renouveler ses propres convictions. Car la théologie de Paul s'est construite dans un mouvement incessant de réponses à des questions pratiques. Questions posées par des hommes et des femmes qui éprouvaient l'Évangile et qui étaient éprouvés par lui. Réponses d'un homme mû par une profonde " charité pastorale ". Voilà, brossé par Pierre Debergé, un beau portrait de Paul en pasteur itinérant, lié par la foi et le cœur à des communautés turbulentes. Après ce dossier et avant les recensions d'ouvrages, un article de Jean-Claude Giroud nous introduit dans un étonnant échange entre Philippe et l'eunuque sur la route de Gaza (Actes 8).
Agnès de La Barre de Nanteuil est la seule femme à avoir donné son nom à une promotion d'élèves officiers. Née dans une famille de vieille noblesse normande et parisienne, Agnès de Nanteuil connaît une enfance heureuse à Paris et en Bretagne et une jeunesse investie dans les mouvements de jeunes et l'Action catholique. Pendant la guerre, elle s'engage dans la résistance et devient agent de liaison. Dénoncée, arrêtée, torturée, Agnès est déportée par le dernier convoi de Rennes et meurt à Paray- le-Monial des suites d'une blessure reçue pendant le trajet. L'auteur prend soin de traduire le climat et les valeurs de cette époque à partir du témoignage direct de ceux qui l'ont vécue. Le récit poignant de sa vie, à partir de larges extraits d'écrits inédits, donne à cet ouvrage sa force et son authenticité. Préface de Gérard Cholvy, Professeur émérite des Universités ( Montpellier III ).
Première lectureIsaïe 2, 1-51 Le prophète Isaïe a reçu cette révélation au sujet de Juda et de Jérusalem:2 II arrivera dans l'avenir que la montagne du temple du SEIGNEURsera placée à la tête des montagneset dominera les collines.Toutes les nations afflueront vers elle,3 des peuples nombreux se mettront en marche, et ils diront:«Venez, montons à la montagne du SEIGNEUR,au temple du Dieu de Jacob.Il nous enseignera ses cheminset nous suivrons ses sentiers.Car c'est de Sion que vient la Loi,de Jérusalem la parole du Seigneur.»4 II sera le juge des nations,l'arbitre de la multitude des peuples.De leurs épées ils forgeront des socs de charrue,et de leurs lances, des faucilles.On ne lèvera plus l'épée nation contre nation,on ne s'entraînera plus pour la guerre.5 Venez, famille de Jacob, marchons à la lumière du SEIGNEUROn sait que les auteurs bibliques aiment les images! En voici deux, superbes, dans cette prédication d'Isaïe: d'abord celle d'une foule immense en marche; ensuite celle de toutes les armées du monde qui décident de transformer tous leurs engins de mort en outils agricoles. Je reprends ces deux images l'une après l'autre.La foule en marche gravit une montagne: au bout du chemin, il y a Jérusalem et le Temple. Le prophète Isaïe, lui, est déjà dans Jérusalem et il voit cette foule, cette véritable marée humaine arriver. C'est une image, bien sûr, une anticipation. On peut penser qu'elle lui a été suggérée par l'affluence des grands jours de pèlerinage des Israélites à Jérusalem.Car, chaque année, il était témoin de cette extraordinaire semaine d'automne, qu'on appelle la fête des Tentes. On vit sous des cabanes, même en ville, pendant huit jours, en souvenir des cabanes du séjour dans le désert du Sinaï pendant l'Exode; à cette occasion, Jérusalem grouille de monde, on vient de partout, il y a même des étrangers; le livre du Deutéronome, parlant de cette fête, disait «Tu seras dans la joie de ta fête avec ton fils, ta fille, ton serviteur, ta servante, le lévite, l'émigré, l'orphelin et la veuve qui sont dans tes villes. Sept jours durant, tu feras un pèlerinage pour le Seigneur ton Dieu... et tu ne seras que joie» (Dt 16, 14-15).
Quarante ans après, cette étude sur les diaconesses reste une référence. Par la notoriété de son auteur, mais surtout par la qualité inégalée du dossier ici réuni dont l'influence s'étendra jusqu'au document de la Commission théologique internationale de 2003 sur le diaconat. La question de l'ordination des femmes au diaconat fait débat depuis longtemps. Depuis l'ouvrage de Martimort, les travaux sur le sujet n'ont pas manqué, sans faire avancer pour autant le dossier. On peut craindre que dans ce domaine, l'idéologie ne l'emporte ici sur la prudence scientifique, comme en avertit Martimort dans le dernier paragraphe de cet ouvrage. Or les femmes méritent mieux qu'une hypothèse de théologiens fondée sur des ambiguïtés de l'histoire. Qu'on en suive ou non ses conclusions, la contribution d'Aimé-Georges Martimort reste irremplaçable pour déterminer avec quelque précision la place qu'occupaient les diaconesses dans la Tradition. Cette enquête historique est l'occasion d'un passionnant voyage au coeur de l'Eglise des premiers siècles.