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La chute de la Sarkozye. Chronique de la fin d'un quinquennat
Debbasch Charles
L'HARMATTAN
35,50 €
Épuisé
EAN :9782296997431
Avec ce livre, Charles Debbasch achève l'analyse de la société française et internationale durant le mandat de Nicolas Sarkozy. Tout au long de ces années 2011-2012, le monde développé est secoué par la crise économique. Les peuples se vengent de leurs malheurs en refusant de reconduire les sortants. Nicolas Sarkozy va tout faire pour tenter d'échapper à cette malédiction : présence accentuée sur la scène internationale, adoption d'un style plus sobre, réformes pour moderniser la France. Mais le pays progressivement lui échappe : échec aux élections locales et européennes, virage du Sénat à gauche. La campagne s'avère rude face à la gauche pourtant touchée par le vaudeville Strauss-Kahn, François Hollande, la tortue, va s'avérer plus rapide que le lièvre Sarkozy. La France n'adhère pas pour autant au socialisme mais elle souhaite une relève des élites politiques que la droite n'a pas su apporter. L'auteur, riche d'une longue expérience éditoriale - qui l'a conduit du journal Le Monde au Figaro en passant par Jeune Afrique et le groupe de presse Rhône-Alpes - livre ses réflexions sur les mutations de la France dans cette période charnière marquée par la campagne présidentielle et l'échec de Nicolas Sarkozy ; cette chronique aidera à mieux comprendre les lignes de force de la France contemporaine.
2008 avait été l'année de l'apprentissage. En 2009, se fixent les grands équilibres du nouveau pouvoir. Le style de l'action présidentielle a été remis au diapason des souhaits des électeurs : moins impulsif et plus rigoureux. L'équipe de l'Élysée maîtrise à présent parfaitement la conduite de l'appareil de l'État. La révision constitutionnelle accroît considérablement les pouvoirs du parlement et contrebalance heureusement la tentation présidentialiste. Le pouvoir exécutif n'est plus le maître absolu du jeu. Il doit désormais composer avec les parlementaires, y compris ceux appartenant à sa propre majorité. Miné par une guerre de succession, le PS est affaibli et peine à retrouver les lignes d'un nouveau programme. La décrépitude du PC ajoute à la confusion à gauche. Ce champ de ruines laisse une large place à l'extrême gauche. La crise économique et financière peut cependant, à terme, permettre à l'opposition de retrouver quelque vigueur unitaire. Nicolas Sarkoyy avait souhaité être le président du pouvoir d'achat. Il doit à présent chercher à redonner à l'État un rôle moteur dans l'économie pour surmonter la crise. C'est cette lente émergence d'une nouvelle société que révèle cet essai La Sarkozye gouvernante. Cette chronique écrite d'une plume alerte et sans complaisance aidera à mieux comprendre les lignes de force de la France en mutation.
Résumé : Cet ouvrage synthétise les mutations de la société française sous l'ère Sarkozy : de la conquête triomphante du pouvoir à l'échec électoral de 2012. Il comporte quatre parties. La première, "L'entrée en Sarkozye" (2006-2007), retrace les constructions de la prise du pouvoir par l'ancien maire de Neuilly et les changements sociaux qu'elle entraîne. La seconde, "La Sarkozye gouvernante", qui couvre l'année 2008 décrit les rouages du nouveau pouvoir et les mutations qu'il inaugure. La troisième "Les orages de la Sarkozye" (2009-2010), montre un pouvoir troublé par la crise économique. C'est la fin de la Présidence impériale et la tentative d'édifier des institutions tempérées pour refroidir les contestations qui commencent à naître. Enfin la quatrième, "La chute de la Sarkozye" (2011-2012), décrit les péripéties du pouvoir sarkozyen qui cherche le soutien de l'opinion à sa politique de réforme sans réussir à convaincre les victimes de la crise économique. A travers cette chronique alerte de la société française, on découvre une France en profonde mutation qui aspire à la réforme mais qui n'accepte pas toujours les contraintes qu'elle exige.
Rien ne prédisposait Charles Debbasch à devenir le conseiller puis l'ami de Gnassingbé Eyadema. Brillant constitutionnaliste, médecin du droit, il est appelé par les plus célèbres Chefs d'Etat africains au chevet de leurs fièvres politiques. Tour à tour, Bourguiba ou Senghor, Houphouët ou Bédié, Sassou Nguesso ou Bongo, ont fait appel à ses compétences. Nombre de dirigeants africains ont suivi ses enseignements universitaires : Hassan II lui confiera par exemple la formation juridique du futur Mohammed VI. C'est le hasard d'une consultation juridique qui lui fait rencontrer Eyadema lors de la crise togolaise des années 90. Le succès d'une mission d'arbitrage qu'il effectue entre le leader togolais et son Premier ministre d'opposition enracine Charles Debbasch au Togo. Il devient alors le conseil juridique de l'Etat togolais et le proche collaborateur d'Eyadema tout en gardant des relations privilégiées avec l'opposition togolaise. A la mort d'Eyadema, l'auteur rejoint le Togo et devient l'observateur éclairé de la difficile période de succession. C'est cet épisode de l'histoire togolaise que l'auteur - homme de tolérance et de compromis - nous retrace dans ce livre avec sagesse et mesure. Mais cet ouvrage va bien au-delà de cet évènement. A travers le récit de la crise togolaise après la mort d'Eyadema, Charles Debbasch trace un brillant panorama de la situation de l'Afrique francophone et de ses dirigeants en ce début du troisième millénaire. Une Afrique négligée par la France, convoitée par les Etats-Unis ou la Chine. Une Afrique qui souffre de la dégradation des termes de l'échange. Une Afrique qui cherche sa voie vers la démocratie et l'Etat de droit.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.