Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Ethnologie et littérature
Debaene Vincent ; Didier Hugues ; Braud Michel ; S
L'HARMATTAN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782747597746
L'ethnologie et la littérature diffèrent autant par leurs méthodes que par leurs visées. La première, par les moyens de l'enquête, tend à produire un savoir d'ordre scientifique. La seconde crée des textes autonomes qui n'obéissent pas à d'autre loi que celle de leur propre production. Pourtant l'une et l'autre, sans toujours l'avouer, ne manquent pas de s'observer, de s'emprunter des informations, d'échanger des procédures. Dans la culture actuelle, où les classiques de l'ethnologie rejoignent ceux de la littérature, chacune de ces disciplines est pour l'autre source d'information, et parfois modèle. Particulièrement dans le domaine euro-asiatique où règnent de très anciennes cultures lettrées, la littérature ne peut être exclue du champ de recherches de l'ethnologie ; inversement l'ethnologue découvre au littéraire un espace élargi, des œuvres nouvelles, et peut-être de nouvelles méthodes d'approche. Lui-même produit des textes, et l'on ne peut plus ignorer que derrière toute grande œuvre ethnologique se manifeste la présence d'un auteur. D'immenses domaines leur sont communs : mythes, contes, épopées, littératures orales... Sans chercher une impossible synthèse, ce volume multiplie les approches croisées : de l'ethnographie des Jésuites au Journal de Malinowski et à Tristes Tropiques, de l'Irlande de Giraud de Cambrie à la Chine de Georges Duthuit ou de Victor Segalen, des poètes populaires bretons au fantastique de Claude Seignolle, sans oublier les " ethnographies imaginaires " de Casanova, Swift ou Henri Michaux. On y trouvera enfin le récit détaillé de la transposition scénique par les soins de Bob Wilson d'une épopée des Bugis (île de Célèbes) - exemple privilégié d'une œuvre révélée par les ethnologues et entrée désormais dans le patrimoine littéraire mondial.
Roger Philippe ; Debaene Vincent ; Chevillard Eric
On a l?habitude de considérer qu?entre Histoire et Littérature, le divorce est prononcé depuis le XIXe siècle. C?est contre les Belles Lettres que l?Histoire s?est constituée en discipline. Quant à la littérature contemporaine, elle donne souvent l?impression de se détourner du monde et encore plus de l?Histoire. Et pourtant? Jamais peut-être le roman n?a autant louché vers l?Histoire: via l?inusable roman historique, mais aussi sous la forme plus originale des mises en fiction de vies réelles. Blanche Cerquiglini, à partir de Jean Echenoz et Mathias Enard, pose la question : pourquoi toutes ces « vies rêvées » ? Les historiens, de leur côté, sont nombreux à revenir vers la littérature. Vincent Debaene, jeune « littéraire » installé au carrefour de l?anthropologie (il a coordonné l?édition des Oeuvres de Claude Lévi-Strauss dans la « Bibliothèque de la Pléiade ») analyse un livre important de Dinah Ribard et Judith Lyon-Caen, ainsi qu?une livraison récente des Annales sur histoire et littérature. Ce chassé-croisé fait revenir des questions que ni la littérature ni l?histoire ne devraient évacuer : celle de la vérité, celle de la « valeur ». La vérité n?est pas seulement affaire d?historiens : c?est le souci central d?un romancier comme Stendhal. Si la littérature « en sait long sur l?homme », comme disait Barthes, ce n?est pas ce savoir qui la constitue : impossible pour elle d?éluder la question de la « valeur ». Le dernier texte de Barthes porte sur Stendhal et sur le rapport entre Roman et Histoire. La parution en poche du Journal de Stendhal permet à Philippe Roger, spécialiste de Barthes et épris de Stendhal, de revenir sur cette ultime confrontation.
Résumé : Comment entendre la parole de l'autre ? Comment la faire entendre ? L'anthropologie, en France, ne s'est pas construite dans un dialogue avec la parole "indigène" . Elle a réifié un discours, certes suscité et recueilli, mais réduit à la fonction de document à compléter (il est source) ou à interpréter (il est signe). Catégorie coloniale ou notion théorique, l' "indigène" est dans tous les cas objet de discours et non sujet d'énonciation. A travers une histoire de la discipline en France et au prisme d'une comparaison avec les Etats-Unis, Vincent Debaene se penche sur les ambivalences des discours qui prétendent accueillir ou étudier la parole de l'autre. Il scrute l'héritage colonial de l'anthropologie et les possibilités de s'en déprendre. Sur la base d'un corpus de textes africains et malgaches, jadis désigné comme "littérature indigène d'expression française" , il montre comment s'est instituée une hiérarchie entre écriture dominée et lecture dominante. Il montre surtout comment des auteurs ont, bien avant les indépendances, inventé des formes, littéraires et savantes, pour forcer la possibilité d'un dialogue et faire entendre leurs voix. Ce livre retrace l'histoire de ces tentatives. Mais il interroge également la position de l'historien, du sociologue ou du critique qui s'en emparent, car eux aussi, à leur façon, transforment les discours en sources et en signes. Comment s'assurer de ne pas reproduire la condescendance coloniale dans la ressaisie de ces écrits ? Peut-on les envisager non pas seulement comme des documents au service d'une histoire à écrire mais comme des adresses, qui déplacent le projet savant lui-même ?
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !