Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'ASCESE PHILOSOPHIQUE PHENOMENOLOGIE ET PLATONISME
DE MONTICELLI
VRIN
36,00 €
Épuisé
EAN :9782711612864
Selon une de ses nombreuses acceptions, " philosophie " signifie traduction d'une expérience de réalité en une expérience de sens. C'est là la démarche distinctive de la phénoménologie. Les dix chapitres qui composent ce livre la précisent d'abord à l'aide d'une mise en question de la philosophie contemporaine de l'esprit et de ses tentations naturalistes, pour ensuite l'appliquer aux domaines de l'éthique, de l'esthétique, des fondements de la psychologie et de la psychopathologie. Elles développent une phénoménologie de la perception affective et de son ouverture au monde des valeurs. " L'ascèse "de la pensée qui remonte aux idées et aux valeurs constitutives de chaque domaine d'expérience diffère de la tendance à s'interroger sur les causes des faits, tout comme l'esprit platonicien de la philosophie diffère de son esprit aristotélicien. Ces études proposent autant d'exercices de philosophie dans cet esprit " platonicien ", tout aussi étranger à l'autre tentation de la pensée contemporaine, celle du relativisme historiciste caractéristique de certains courants de la philosophie herméneutique.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.