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Les plus belles pages d'Elisabeth de la Trinité. Précédé d'un Prélude sur La beauté spirituelle
De Meester Conrad
CERF
16,00 €
Épuisé
EAN :9782204082556
Entre la grande édition de ses ?uvres complètes et les petits recueils de Pensées, voici un ouvrage intermédiaire, accessible, contenant "Les Plus Belles Pages d'Élisabeth de la Trinité" (1880-1906), présentées avec art et intelligence. Artiste, musicienne, saisie par la beauté absolue de Dieu et son désir magnanime de nous sauver, la bienheureuse Élisabeth Catez, jeune laïque dijonnaise, puis carmélite, aimait exprimer son enthousiasme et faire rayonner cette Présence de l'au-delà en nous. Ces "plus belles pages" sont nées de longs silences en Dieu, cherché avec un amour des plus ardus et rencontré dans "le Ciel de notre âme". Élisabeth scrutait les profondeurs de Dieu qui, si elles ne livrent pas leur Mystère, du moins rayonnent de leur Ardeur. On sent dans ces pages le souffle prophétique d'un être de ferveur, de force et de joie, généreux jusqu'au bout, qui ne peut plus se taire face à ceux qu'elle aime en Eglise. Dieu, invisible, serait-il "beau"? Innombrables sont les priants qui l'affirment. S'approcher de Dieu, serait-ce mieux découvrir cette Beauté, voire en être silencieusement revêtu? Le père Conrad De Meester, fidèle exégète de la pensée d'Élisabeth, y répond dans un essai introductif, riche et bien articulé, prélude à cette symphonie de beauté spirituelle d'une heureuse contagion régénératrice.
A l'homme d'aujourd'hui, souvent déprimé par l'angoisse et le découragement, Thérèse de Lisieux rappelle que le quotidien peut devenir merveilleux. Et sa " voie d'enfance spirituelle " apparaît bien comme " la traduction de l'idéal évangélique providentiellement offerte au monde moderne " (Yves Congar). Ce livre reprend l'itinéraire qui a conduit Thérèse jusqu'à sa grande découverte et au-delà ; il entre dans sa psychologie simple et surprenante, et revit avec elle la lente éclosion de sa conviction. Entre Dieu et Thérèse, consciente de son inachèvement, c'est la confiance qui, finalement, jette le pont. Confiance et amour.
Résumé : "Bonjour, ami ! J'ai remarqué que tout homme est un chasseur. Il est à l'affût du bonheur". Ainsi commence ce livre qui nous invite, nous les affairés, à reconnaître et à accueillir comme des enfants les merveilles qui sont prodiguées chaque jour : la vie, le monde, nos frères. Surtout, il s'agit d'être attentif à la personne du Christ, seul espoir de bonheur. Mais que faire pour le rencontrer ? Eclairant sans cesse l'abîme intérieur par des anecdotes qui nous ramènent à la vie concrète, l'auteur sait faire le lien entre engagement et abandon, effort humain et prière grande ouverte sur le Dieu vivant. Ces pages forment un authentique traité de la réceptivité chrétienne sous de multiples aspects. Ecrites avec chaleur et couleur, elles peuvent aider tout un chacun à découvrir un sens et un Visage, pour son bonheur.
Juive allemande, Edith Stein naît à Breslau le 12 octobre 1891. Philosophe éminente, convertie au christianisme et devenue carmélite sous le nom de soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix, elle meurt à Auschwitz-Birkenau pendant la Seconde Guerre mondiale. Canonisée en 1998, elle est déclarée, l'année suivante, patronne de l'Europe par Jean-Paul II. Son nom allemand Stein veut dire "pierre". Edith est un diamant aux multiples facettes, solide, pure, lumineuse. Tout au long de sa vie Edith ne cessera d'affiner sa recherche: quel est le sens de l'existence? quelle en est la destinée ultime? En 1921, après avoir parcouru beaucoup de chemins de réflexion, elle est touchée par la parole d'un frère juif, Jésus: "Je suis la vérité", qui la convainc. Désormais, le diamant, sans la moindre hésitation, s'expose à la splendeur lumineuse de ce Jésus. De maître qu'elle était, Edith devient disciple; d'inquiète chercheuse, elle se fait témoin serein et intrépide. La philosophe s'élance dans une phase finale, inconditionnelle: celle de l'Amour le plus haut. Elle devient épouse de la Vérité, l'embrasse, l'adore, au sens plénier. Plus tard, en 1938, en pleine montée du nazisme et de la haine des Juifs, elle s'ouvre à une amie, en se référant à son nom religieux: "Aujourd'hui je saisis certainement encore mieux ce que signifie d'avoir épousé le Seigneur sous le signe de la Croix. Mais vraiment comprendre, on ne le fera jamais, car c'est un Mystère". C'est cette extraordinaire destinée, cette si belle sainteté, que raconte Conrad De Meester dans ce récit concis, lumineux et très documenté.
Je vais à la Lumière, à l'Amour, à la Vie" sont les ultimes paroles prononcées par Elisabeth de la Trinité sur son lit de mort, le 9 novembre 1906. au carmel de Dijon. Elle a vingt-six ans. Elle meurt véritablement consumée d'amour pour le Christ, après des mois de souffrances physiques et morales. Née à Bourges en 1880, Premier Prix de piano à treize ans, cette jeune artiste est aussi une amie incomparable pour ses proches. Elle entre au carmel de Dijon le 2 août 1901 et s'y épanouit dans le silence de la contemplation, rayonnant du bonheur d'un total oubli de soi. Après la traversée d'une nuit spirituelle, elle fait sa profession religieuse en 1903, puis rédige le 21 novembre 1904 sa prière "() mon Dieu, Trinité que j'adore", célèbre depuis dans tout le monde chrétien. Jean-Paul II la béatifie le 25 novembre 1984. "La structure de son univers spirituel, le contenu et le style de sa pensée théologique sont d'une densité et d'une consistance sans faille" (Mans Urs von Balthasar). La palette (le sa doctrine spirituelle est large, d'une rare richesse et d'une grande actualité. Elle est "un guide sûr" (Jean-Paul II) pour apprendre à vivre en intime communion avec Dieu au c?ur de la vie quotidienne moderne. Elle est l'exemple d'un amour qui apporte un bonheur profond et durable. Dans le dialogue interreligieux contemporain, elle est un témoin extraordinaire de la Trinité.Cette grande biographie permettra au lecteur de découvrir le c?ur même de cette personnalité attachante, sensible et si proche de nous. Puissant prophète de la Présence de Dieu en tout être humain, Elisabeth invite les pèlerins de l'Absolu à s'ouvrir éperdument "à la Lumière, à l'Amour, à la Vie".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.