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Depuis un crâne
De Mars l.l. ; Le Cuff gwladys
5EME COUCHE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782390080800
L. L. de Mars nous revient avec un récit d'espionnage épistémologique d'historien de l'art. Il tente d'aborder la question iconographique par le dessin lui-même, sans recourir à un autre registre de langage, si tant est que le dessin puisse être considéré comme un langage. Le langage étant cognitif avant d'être communicatif, il peut. Gwladys Le Cuff est historienne de l'art. Elle s'empare du travail épistémologique en dessins de L. L. de Mars et en fait son objet d'étude, faisant à son tour oeuvre d'oeuvre. Elle livre ainsi une lecture de cette pierre de Rosette. L. L. de Mars s'empare de ce décryptage et le corrige en rouge, rageusement. Un appareil critique de l'appareil critique de l'appareil critique égare le lecteur, le renvoyant du trait au texte puis du texte au trait, comme on ne peut penser simultanément le texte et l'image. C'est dans ce mouvement seulement que se livre l'oeuvre cryptique décryptée recryptée.
Miscellanées de récits courts de LL de Mars, Plusieurs lièvres à la fois dévoile les différentes facettes des travaux graphiques disséminés sur une dizaine d'années par un auteur qui se montre davantage dans des expositions, sur internet ou dans des auto-éditions que dans des livres. Une certaine fatigue à exister sereinement dans les contraintes des "professionnels" de l'édition on toujours entraîné l'auteur à vivre sa libre inconstance dans les riches marges que n'atteignent que les curieux. Mélangeant strips et récits courts, ou l'humour féroce (à la manière de son dernier ouvrage 15 jours avant la fin du monde) se dispute avec des métaphysiques absurdes et des climats oniriques et cruels, ce recueil prend le pouls d'un auteur au dilettantisme rigoureux et à la subversion naturelle. Une parole rare.
Hanté par l'absurdité de la finitude humaine, ce livre de L. L. de Mars consiste en un recueil de strips peints selon de délicats camaïeux ocre, orange et bruns. Le principe est des plus élémentaires : chacun d'entre eux met en scène un personnage incarnant la Mort qui médite et commente sa fonction et sa position, la manière dont elle est perçue et perçoit le monde en retour. Hanté par l'absurdité de la finitude humaine, ce livre de L. L. de Mars consiste en un recueil de strips peints selon de délicats camaïeux ocre, orange et bruns. Le principe est des plus élémentaires : chacun d'entre eux met en scène un personnage incarnant la Mort qui médite et commente sa fonction et sa position, la manière dont elle est perçue et perçoit le monde en retour.
On considère ce qu'on voit, dans une bande dessinée, dans une double évidence : l'image ne laisserait rien échapper à notre regard, elle serait toute entière affirmation d'elle-même ; et l'image serait rendue plus évidente encore par le récit, dont elle ne serait que le contexte. Mais si le fait même de regarder devenait l'objet d'un récit ? S'il n'y était question que des rapports entre différents moments du regards, différentes façons de regarder, différents angles de vues ? et si cette question prenait son sens dans des questions politiques, celles par lesquelles un monde, une nation, une cité, se construit précisément en donnant à voir uniquement certains points de vue et en les appelant "réalité" ? Dans le chaos apparent des images de ce livre se dessine une forme d'éducation au regard, au discernement, à la conscience rénovée de la puissance politique des images.
En 44 pages d'un noir et blanc implacable et saisissant, L.L. de Mars nous relate la plus terrible des Histoires, la plus juste aussi, celle qui vit l'émergence du pouvoir qui nous submerge aujourd'hui. Pour ce faire, Docilités entrecroise les récits en une exigeante et subtile conjonction : une histoire de la famille Waltz, dont les générations se succèdent aux fourneaux Mesilor en autant de rituels meurtriers ; une histoire des images, par lesquelles nous aurions pu nous croire payés de profondeur dans les fresques du Palazzo Pubblico de Sienne, mais dont le vrai sacre triomphe au XXIe siècle à Disneyland ; une histoire des consciences, qui s'ouvre sur un choix tutélaire désastreux dont nous ne finissons pas de subir les conséquences ; une histoire des corps enfin, représentés, analysés, dressés et saignés. Au c?ur d'un désarroi si profond que même nos morts en sont la proie, réside néanmoins une parcelle d'espoir : que chacun reprenne sur le champ possession de sa vie. Mais cela nous est-il, aujourd'hui, encore possible ?
Jeune dessinateur flamand de la vague " graphic punk " qui déferle actuellement dans le paysage éditorial mondial, Lukas Verstraete est aussi un héritier et un ambassadeur de l'école flamande. Combinant une bonne dose d'humour et une dimension métaphysique omniprésente, il nous livre ici avec Ramone une oeuvre à l'esthétique spontanée mais néanmoins audacieuse. Narration hybride faite de questionnements et de doutes sur notre nature humaine, Ramone, sous ses dehors naïfs, révèle de façon souvent métaphorique un discours sous-jacent sur le but de notre existence, le chemin parcouru pour en arriver là, l'homme en quête de son évolution et d'une place dans la société, le personnage ne faisant que courir vers la fin de l'histoire, poursuivis que nous sommes par le regard des autres. Autant de questions symboliques au travers des yeux de ce personnage arborant ce montéra de toreador, pris dans une quête initiatique, pleine de rebondissements et d'aventures.
L'univers de François Burland est à l'image d'un grand bazar. On y trouve toutes sortes d'oeuvres : papiers recyclés, collés, peints ou gravés, broderies qui s'affichent comme des dessins colorés, sculptures ou jouets bricolés aux échelles brouillées. Le tout s'affranchissant des contraintes esthétiques pour permettre le jeu libre des formes et la magie du désordre. Ces authentiques créations ont de quoi surprendre. Elles mêlent des représentations vernaculaires à des images plus universelles qui s'associent au verbe, selon une propre logique. Ces oeuvres possèdent donc un mot d'ordre : le slogan ou mieux une parole qui attrape. A l'origine, dans l'ancienne Ecosse, le slogan signifiait le cri de guerre d'un clan. Aujourd'hui il est devenu une forme privilégiée de la communication de masse tant publicitaire que politique ou culturelle et fait partie intégrante de notre environnement. Chez François Burland, le slogan est tout cela à la fois, un alliage qui réunit le proverbe, la devise, la sentence et le cri de la foule. Il accroche, il rallie, il dicte. Il est certes un acte verbal mais sa lecture reste inséparable de sa forme plastique. Aussi pour comprendre l'esprit libertaire de cet artiste et sa capacité à être dans une attitude active et non soumise, il faut envisager la lecture de son oeuvre sous le signe de la résistance. "Créer c'est résister" pense Gilles Deleuze, qui établit "une affinité fondamentale entre l'oeuvre d'art et l'acte de résistance" . Il précise : "résiste à la mort soit sous la forme d'une oeuvre d'art, soit sous la forme d'une lutte des hommes". François Burland l'artiste est-il un rescapé ? Son histoire, ses années en marge de la société, sa rencontre avec le Sahara et son itinéraire artistique le font tout simplement naître. "J'ai commencé à faire de la peinture pour échapper à la vie. Au bout du compte c'est elle qui m'a ramené à la vie... " Il peut prétendre à l'art.
Ce livre rassemble 130 dessins choisis et sous-titrés par l'auteur, répartis en six chapitres à la longueur exponentielle. Chaque chapitre crée une cohérence thématique, voire narrative, entre les images. Ce livre est dans la continuité des livres de Frédéric Poincelet publiés aux éditions Ego Comme X. Les amateurs retrouveront son amour du dessin et son univers intimiste. Paru en 2008, il reparaît 7 ans plus tard avec une nouvelle jaquette conçue et dessinée par l'auteur.
Dans le jargon de l'édition, 48CC désigne une bande dessinée de tradition franco-belge, de 48 pages, en format A4, cartonnée et en couleur. Le 48CC est la pagination la plus économique, devenue la norme parce qu'elle est réputée plaire aux enfants. Ilan Manouach achète, dans le marché de seconde main, quarante-huit albums 48CC appartenant aux séries les plus populaires de la bande dessinée franco-belge, suivant le guide Moliterni. Les albums sont soigneusement scannés et chacune de leurs 2.034 pages au total est numérisée et nommée selon une classification simple où le numéro de page est suivi du titre de l'album. Par exemple?: 34_La Horde du Corbeau. Toutes les pages de tous les albums portant le même numéro sont transférées dans un dossier spécifique. Ainsi, dans le dossier 34, on trouvera rassemblées toutes les trente-quatrièmes pages des quarante-huit albums scannés. Un total de quarante-huit nouveaux dossiers représenteront les quarante-huit pages de notre livre final. Le contenu de chacune des pages du livre final sera le produit de manipulations entamées sur les quarante-huit pages des albums scannées portant le même numéro. Les livres sont lus attentivement.