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Vie de la mort
Mars L-L de
HOOCHIE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782916049595
Hanté par l'absurdité de la finitude humaine, ce livre de L. L. de Mars consiste en un recueil de strips peints selon de délicats camaïeux ocre, orange et bruns. Le principe est des plus élémentaires : chacun d'entre eux met en scène un personnage incarnant la Mort qui médite et commente sa fonction et sa position, la manière dont elle est perçue et perçoit le monde en retour. Hanté par l'absurdité de la finitude humaine, ce livre de L. L. de Mars consiste en un recueil de strips peints selon de délicats camaïeux ocre, orange et bruns. Le principe est des plus élémentaires : chacun d'entre eux met en scène un personnage incarnant la Mort qui médite et commente sa fonction et sa position, la manière dont elle est perçue et perçoit le monde en retour.
Résumé : Les chants de Maldoror d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, fait partie des grandes oeuvres de la littérature française. LL de Mars en propose une "traversée graphique" qui a l'immense délicatesse de ne pas sombrer dans "l'illustration romantique", à l'opposée de ce texte venimeux, mais bien de parcourir de façon insidieuse et moderne la passion dévastatrice du texte. L'occasion aussi de (re)lire la version intégrale des Chants publié en 1890 par Léon Genonceaux.
Sacro Monte, pour un lecteur distrait, est une ode au mauvais goût. C'est Stendhal en Italie, saisi de vertiges et d'hallucinations par l'excès des visions fantasmagoriques de décors de fêtes foraines et de processions chamarrées. Le Sacro Monte de Varallo, dans le Piémont, devait plonger le bon chrétien dans les extases du pèlerin au Golgotha, voyage en Orient rendu trop périlleux par l'Empire Ottoman qui régnait alors en terre sainte : on reconstitua le mont en des lieux moins hostiles, comme on bâtit encore partout des grottes de Lourdes, pour les jambes fatiguées des fidèles trop âgés. Les 800 statues de bois et terre cuite polychromes, grandeur nature, retracent le drame de la vie, la passion, la mort et la résurrection du Christ, dans un milieu recouvert de fresques et envahi de rondes-bosses. Le choc esthétique n'est pas toujours un coup de foudre. C'est un événement qui peut surgir sans fracas, d'un détail qu'on n'avait jamais vu, qu'on n'aurait même jamais songé à regarder. Les cloisons du bon goût nous en détournent. On sait d'avance ce qui est beau, qu'on oppose au vulgaire. Un goût bien formé se méfie des éclats, du brillant, des dorures, des puérilités de l'imitation, de tout ce fatras diapré qui plaît à la canaille. Heureusement, celui qu'un détail saisit, d'une faïence ou d'une volute, est pris dans une errance esthétique qui n'a plus de limite, il voit à nouveau tout ce que soustrayait le bon goût, et le vertige est partout.
En 44 pages d'un noir et blanc implacable et saisissant, L.L. de Mars nous relate la plus terrible des Histoires, la plus juste aussi, celle qui vit l'émergence du pouvoir qui nous submerge aujourd'hui. Pour ce faire, Docilités entrecroise les récits en une exigeante et subtile conjonction : une histoire de la famille Waltz, dont les générations se succèdent aux fourneaux Mesilor en autant de rituels meurtriers ; une histoire des images, par lesquelles nous aurions pu nous croire payés de profondeur dans les fresques du Palazzo Pubblico de Sienne, mais dont le vrai sacre triomphe au XXIe siècle à Disneyland ; une histoire des consciences, qui s'ouvre sur un choix tutélaire désastreux dont nous ne finissons pas de subir les conséquences ; une histoire des corps enfin, représentés, analysés, dressés et saignés. Au c?ur d'un désarroi si profond que même nos morts en sont la proie, réside néanmoins une parcelle d'espoir : que chacun reprenne sur le champ possession de sa vie. Mais cela nous est-il, aujourd'hui, encore possible ?
Mackay Gregory ; Constantin Yoann ; Ducatez Gautie
C'est à nouveau les vacances pour Anders et ses amis. Cette fois-ci, direction le Mont Tremblant où les enfants vont faire de nouvelles rencontres, de formidables découvertes et vivre de trépidantes aventures.
Une poignée d'aventuriers s'installent en Virginie et fondent Jamestown, la première colonie anglaise en Amérique. Les premières lignes de l'histoire des Etats-Unis s'écrivent.
Deuxième ouvrage d'une trilogie sur l'enfermement, Revanche est une suite indirecte de Renégat paru en 2012 chez The Hoochie Coochie. Il ne s'agit néanmoins pas d'une série dans son acception classique et les personnages autant que l'époque n'ont rien de commun. Demeure le style - le récit de genre - qui permettait à l'auteur de revisiter les aventures de pirates dans le premier ouvrage, le western dans le livre présent. Un homme emprisonné dans des circonstances peu claires, va faire le récit de sa vie à son geôlier, amenant un éclairage personnel sur les zones d'ombre de la loi où réside malgré tout la justice réelle. Pendant ce temps, une enquête autour du meurtre présumé commis par notre héros et un braquage inopiné vont secouer la vie de cette bourgade du far-west américain. Contrairementà Renégat, récit exclusivement écrit au masculin, Revanche réintroduit des figures féminines propres à l'univers de Baladi : non conventionnelles, fortes, puissantes et actives au coeur du récit.
Pré-publié dans l'inénarrable Dame Pipi Comix l'édition définitive de Victor Anthracite a tout du récit classique : une narration sans faille, un découpage rigoureux et des dialogues ciselés. Pourtant, les aspérités sont bien là et on commence déjà à parler d'un travail "anti-Hergéen" à propos de la série de Gérald Auclin. Car si le découpage et la narration empruntent beaucoup au Maître, les renversements sont quasi-constants : la ligne claire est brisée au lieu d'être lisse, le personnage est bien plus victime que héros, et le noir et blanc tranché des aplats ne laisse décidément pas de place à la couleur. Mais le coeur du sujet n'est pas là. Victor Anthracite parviendra-t-il à enrayer l'imminente pullulation de cafards orchestrée par un oligarque misanthrope ? Seule la lecture vous le dira...