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De la séparation des églises et des écoles. Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie
Mély Benoît ; Duguet Robert
SYLLEPSE
24,99 €
Épuisé
EAN :9791039903158
Benoît Mély dresse une histoire de la séparation de l'institution scolaire des Eglises à l'échelle européenne de 1789 à la veille à 1914. Il montre comment, en près d'un siècle et demi, de la Révolution française à la Grande Guerre, la notion de "séparation scolaire" , ou laïcité, met fin au monopole scolaire des Eglises pour aboutir à la mise sur pied d'une instruction publique. En étudiant quatre pays aux histoires différentes, il met en cause les explications les plus courantes opposant la France au reste de l'Europe, ou les pays catholiques aux pays protestants. Cette étude comparative permet de relativiser - sans les nier - une "? spécificité nationale française ? " ou une "spécificité religieuse catholique" . Ce que fait surtout apparaître ce livre, c'est l'opposition entre deux logiques politiques en matière scolaire. La première distingue une "école pour le peuple" et une "école des notables" : c'est le point de vue de Jules Ferry, partisan d'une sorte d'idéologie d'Etat, ce qu'il appelle une "religion de la patrie" . La seconde école cherche à établir une école démocratique. Ses partisans se retrouvent en Grande-Bretagne parmi les mouvements favorables à une école "? purely secular ? " , en Allemagne "weltlich" ("? séculier") ou encore en Italie dans le mouvement "laica" . Ces histoires sont largement méconnues en France. En restituant cette histoire au plus près des controverses de l'époque traitée, Benoît Mély s'attache à ancrer la perspective d'émancipation scolaire dans le refus de toute forme d'incitation à une croyance. Ce faisant, il éclaire à la lumière de l'histoire les débats et les enjeux du temps présent.
Dans cet ouvrage riche en illustrations et en couleurs, l'artiste qui a déjà décoré nombre de magnifiques demeures en Europe et en Amérique, nous entraîne dans un périple à travers les pièces de la maison. Il nous dévoile toutes les merveilleuses ressources de la décoration murale. Graham Rust reprend ici plus d'une centaine de ses dessins originaux, susceptibles d'être réalisés sur une petite ou grande échelle, dans une maison ou dans un appartement. Du salon à la cuisine en passant par la chambre, la salle de bain ou le plus minuscule couloir, il nous initie aux effets enchanteurs que l'on peut produire en peignant directement sur les murs ou sur une toile. Tout y passe, de la cheminée en trompe l'oeil (livrée avec le chien!) à la fleur la plus simple. Cet ouvrage est conçu comme un guide pratique qui doit permettre aux lecteurs de copier les oeuvres de l'artiste et de les adapter à leur espace et à leur style de vie personnels. Le texte de Rust énumère aussi d'autres variantes et d'autres sujets possibles, qu'ils soient figuratifs ou abstraits. Il donne des conseils techniques, depuis les secrets de la technique du quadrillage jusqu'aux moyens les plus probants pour créer l'illusion parfaite. Ces belles illustrations en couleur nous montrent comment notre environnement quotidien peut se transformer d'un coup de baguette magique.
Résumé : " Soudain, trouant le silence, une voix me demanda : "Si vous ne souhaitez pas voir l'empereur, qui d'autre pourriez-vous avoir envie de rencontrer au Japon ? ' " A cette question, Werner Herzog répondit sans hésiter : " Onoda. " Le nom, à lui seul, a l'apparence d'une énigme. En 1945, lorsque le Japon capitule, Hiroo Onoda est un soldat de l'armée impériale à qui l'on a confié la défense d'une petite île des Philippines. Ignorant la défaite de son pays, retranché dans la jungle, il continuera pendant près de trente ans une guerre imaginaire où les véritables ennemis sont moins les troupes américaines qu'une nature hostile... et ses propres démons. Werner Herzog, qui a consacré ses plus grands films à la folie des hommes, imagine les scènes de ce combat épique et absurde, mené à la frontière indécise du rêve et de la réalité. Jusqu'à un face-à-face vertigineux avec Onoda, qu'il a personnellement connu. A la fois roman d'aventure, docufiction et poème halluciné, Le Crépuscule du monde est une méditation sur le sens que nous donnons à nos vies.
900 kilomètres séparent deux coeurs. Ce roman, inspiré d'une histoire vraie, raconte une histoire à distance marquée par la passion, la trahison, la douleur... et l'espoir. Au fil des 386 pages, je vous ouvre les portes d'une relation intense, parfois toxique, où l'amour se mêle à la confusion, où les blessures viennent autant des autres que de soi. Entre trahison amoureuse, amitié brisée et lutte intérieure, ce récit vous emmène dans un tourbillon d'émotions vraies. C'est plus qu'un roman : c'est un témoignage. Mon histoire. Peut-être la vôtre.
11 novembre 1918. L'Allemagne conclut un armistice sans que son armée ait perdu une bataille clairement décisive. Qui, se demanda-t-on alors, était responsable de la défaite ? Le traité de Versailles fut une source de "honte" nationale, contraignant les Allemands à endosser toute la responsabilité de la guerre et à en payer les lourdes pertes. La République de Weimar (1919-1933) ne sut au fond jamais s'affranchir du traumatisme de la défaite. L'issue de la Grande Guerre fut à l'origine de clivages politiques majeurs et d'une profonde amertume qui s'exprima dès la fin des années 1920. Le désir de surmonter le traumatisme se frayait peu à peu un chemin parmi les populations : Hitler était là pour répondre au souhait des Allemands d'"en finir avec Versailles". Dans cet ouvrage magistral, Gerd Krumeich analyse avec une acuité inédite l'impact de l'expérience de guerre et du traité de Versailles en Allemagne. Nourri d'années de recherches, il entend répondre à cette question cruciale : la défaite de 1918 est-elle à l'origine de l'histoire chaotique de l'Allemagne et du funeste destin de la République de Weimar ?
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Le capitalisme triomphant des années 1990 a perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s'est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l'autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise. Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu'il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l'intérêt général. Si les profits des entreprises n'ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d'écologie, se demandent-ils ?? Mais ce n'est guère possible car la valeur de l'entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d'investir même si l'entreprise gagne de l'argent. Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens. Une nouvelle définition de la démocratie se dessine : une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble. Le livre se conclut sur l'amorce d'un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d'éviction des actionnaires. Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des "tutoriels" en ligne (economie.org) où l'auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l'argent ou encore de la macro-économie. Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd'hui indispensables de l'apprentissage et de l'acquisition des connaissances en ligne. L'ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
Si bell hooks est connue pour son engagement féministe, l'articulation de cet engagement avec les pratiques dans le domaine de l'éducation et de la pédagogie a été peu débattue en Europe. Ce livre est un recueil d'essais sur la pédagogie de l'émancipation qui aborde non seulement l'importance du féminisme dans les salles de classe mais aussi l'articulation de la théorie et de la pratique dans la lutte féministe afro-américaine. hooks y parle de solidarité et d'économie politique, et de la façon dont la pédagogie des opprimés à laquelle elle a été formée par Paulo Freire peut s'appliquer à l'émancipation des Afro-américaines. Des cas particuliers y sont décrits pour souligner l'importance de l'enseignant·e dans la pratique de la liberté. La traduction de cet ouvrage présente un intérêt bien au-delà du monde universitaire francophone. bell hooks est une enseignante-chercheuse mais son travail trouve une résonance tant dans la théorie que dans les pratiques politiques. Ainsi, Apprendre à transgresser parlera aux lecteurs·rices intéressées par le féminisme, par les pratiques éducatives et par les stratégies antiracistes. C'est d'ailleurs ce qui la distingue de beaucoup d'ouvrages féministes publiés en français : le déploiement de la théorie en pratique de l'enseignement et la transformation de la salle de classe en lieu d'émancipation Les pratiques éducatives françaises et la singularité des élèves dans le contexte scolaire ont été débattues en France ces deux dernières années, et ce livre apporte un regard différent en décrivant des stratégies d'enseignement dans un monde multiculturel. Par ailleurs, l'intérêt du public pour l'intersectionnalité et le féminisme antiraciste s'est développé en France. Le modèle universaliste français étant réinterrogé et la question de l'identité plus que jamais d'actualité, l'ouvrage constitue une contribution importante au débat, que ce soit dans le champ disciplinaire des sciences humaines et politiques et dans le milieu associatif féministe, LGBT et antiraciste.