Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LEGS
La Genardière Philippe de
ACTES SUD
7,10 €
Épuisé
EAN :9782742709007
J'habite une maison froide, elle est en pierre, vieille, elle sent la terre, elle a de l'âge. Souvent j'entends la voix des ancêtres derrière les murs. Un jour, je toucherai le pourquoi de mon malheur. Chaque matin je coupe du bois à la hache. A la veille de l'an 2000 j'en suis là, je me chauffe au bois, son odeur me monte à la tête. Je lève mon bras, avec l'épaule, avec la nuque. Une fois en haut, je jette toutes mes forces dans la hache, cogne ma bûche. J'en suis là, revenu à la préhistoire : le manche et l'outil. Je refais les gestes du commencement, je frappe, je coupe, j'abats. C'est que les temps modernes m'ont fait perdre la tête. Depuis ce jour, je ne sais plus quand, je cherche à remettre la main sur mon corps. La tête sur mon épaule. J'ai les mains rugueuses, je les tiens de mes ancêtres culs-terreux. Je saurai trancher la tête du coq. Celle de la dinde, je saurai regarder son sang gicler sans fermer les yeux. Etre cruel. Je saurai faire cela. Je saurai serrer aussi mes doigts. Lever le manche. Je saurai frapper, il faudra bien que j'assassine à mon tour. La haine est entrée chez moi.
A l'orée du troisième millénaire, un homme marche dans les nuits de Paris. Il s'appelle Ignace Capel, il est seul, il délire : la mort de Dieu a rendu fou ce professeur de philosophie qu'un ultime éclat a exclu de l'institution scolaire et condamné à vivre sous surveillance psychiatrique. En proie à ses chimères, la tête résonnant des madrigaux de Gesualdo dont le destin le hante, ce somnambule du passé s'abandonne, nuit après nuit, sur les quais de la Seine, dans les églises ou dans les bars, à ses rêves d'extase. Interné à Sainte-Anne, il s'en évade pour mettre le feu à Beaubourg, allumant ainsi "le grand incendie de 1994", sa dernière adresse à l'humanité. Crépusculaire, apocalyptique, Morbidezza convoque une langue violente et impudique où le blasphème le dispute à la transe.
Résumé : Dans une forêt de légende, parmi les oiseaux fous et les chênes verts, des hommes et des femmes se sont rassemblés pour donner corps à leur désir de pure fraternité. Au fil de quatre saisons, employées à ériger une tour, leur enivrante aventure verra le rêve fondateur se métamorphoser en apocalypse : certains voudront s'approprier la communauté, d'autres tenteront de s'en échapper par la mer, d'autres encore de la détourner à leur seul profit amoureux. Entre allégorie et épopée, une réflexion inspirée sur l'idéal communautaire et la bouleversante incertitude de son accomplissement.
Il s'appelle Athanase mais tout le monde l'appelle Naze-Broc. Il est vrai pompiste et poète raté à la station Gazo, sur l'échangeur de Massy. Des vapeurs d'essence plein la tête, il se croit né dans le pétrole et rêve du grand Sud, au bout de l'autoroute. Toutes les nuits, ivre de Bach et d'alcool, soûlé d'images télévisées muettes, il délire en compagnie de ses héros - artistes, philosophes, fous et saints disparus. Sur son écran mental, il leur dédie des meurtres exemplaires, de sublimes rédemptions... Pour gagner le Sud, il faudra aller au bout de l'égarement, se dédoubler ; celui qui reste à Massy, celui qui file "rollers" aux pieds, patineur fou sur la voie de détresse de l'autoroute, vers l'action d'éclat qui doit les sauver "tous deux" - sans compter ce troisième au nom célèbre, qui les attend depuis longtemps déjà, assassiné sur une plage à Ostie... Détraqué, aliéné, toxico, et solitaire comme personne, le pompiste s'arrache à un monde saturé d'images, coupe le son, change le scénario, subvertit les circuits et, entre espaces réel et virtuel, trouve le lieu où s'accomplir en toute fiction. Cette quête de l'impossible extase, le roman de Philippe de la Genardière la monte au ciel comme une transe, dans une langue de voleur de feu.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".